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[Napoléon III. Rosalie Berruyer. Manuscrit]. Les Mémoires d'une Bonapartiste, ou le Souvenir de mes voyages en Angleterre. Fait à mon domicile rue de la Reine n°10 Lyon le 25 août 1875. Rosalie Berruyer.

[Napoléon III. Rosalie Berruyer. Manuscrit]. Les Mémoires d'une Bonapartiste, ou le Souvenir de mes voyages en Angleterre. Fait à mon domicile rue de ...[Napoléon III. Rosalie Berruyer. Manuscrit]. Les Mémoires d'une Bonapartiste, ou le Souvenir de mes voyages en Angleterre. Fait à mon domicile rue de ...
Reference : 41561Language : French
Lyon, , 1875. Manuscrit in-folio (36,5 x 23 cm) de (31) ff. à 29 lignes par page, 2 portraits photographiques contrecollés (7,3 x 11 cm), texte encadré d'un filet rouge, demi-chagrin vert Empire à coins, dos à nerfs orné d'abeilles, double filet doré d'encadrement sur les plats, dédicace en lettres dorées sur le plat supérieur "Au Prince Napoléon", tranches dorées (reliure de l'époque, étiquette "F. Perrin 1 rue Bourbon Lyon").

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Précieux mémoires autographes d'une bonapartiste lyonnaise, cusininière grenobloise d'origine, offerts en 1875 au Prince Impérial Napoléon (1856-1879), fils de Napoléon III, exilé à Camden Place, Chislehurst, avec l'impératrice Eugénie depuis la chute du Second Empire.Le manuscrit, rédigé deux ans après la mort de Napoléon III (9 janvier 1873), constitue à la fois un témoignage personnel et un acte de foi bonapartiste. Rosalie Berruyer y relate ses multiples voyages en Angleterre pour rendre visite à la famille impériale en exil à Chislehurst, dépensant ses économies de cuisinière pour traverser la Manche : « Que notre génération à venir sache bien que j'ai fait plus de deux cents lieues pour aller voir nos chers souverains en Angleterre, que j'y suis allée plusieurs fois, je ne leur dis pas le nombre sans compter ceux dont je garde le secret. J'ai assisté à la fête de l'Impératrice Eugénie le quinze novembre 1872. Sa Majesté et son Altesse m'ont fait l'honneur de venir à moi et m'ont reconnue avant que je les reconnaisse moi-même. J'ai assisté aux deux dernières messes auxquelles notre cher Empereur est allé, que je l'ai vu pour la dernière fois le dix huit novembre cinquante trois jours avant sa mort. » Ce calcul est exact : du 18 novembre 1872 au 9 janvier 1873 — date de la mort de Napoléon III à Camden Place, des suites d'une opération chirurgicale pour des calculs vésicaux — s'écoulent bien cinquante-deux ou cinquante-trois jours selon le mode de décompte.L'intention de l'autrice va au-delà du simple témoignage : elle entend ériger un « culte bonapartiste » à l'usage des générations futures, comme elle l'explique dans une page d'une humilité touchante : « Je désire profondément que les enfants de Napoléon IV sachent qu'une femme de la classe pauvre a aimé leur père et leurs aïeuls de tout son cœur et de toute son âme et que c'est par la route du travail et des préventions qu'elle est allée les voir dans leurs jours de malheur (...) je me recommande bien aussi à l'indulgence de mes lecteurs et à leur bonne volonté pour suppléer à tout ce qui manque à mon instruction car je n'ai point reçu d'autres enseignements que ceux que ma mère m'a donnés, elle ne savait que prier Dieu et travailler. »L'exemplaire de présent — orné de deux autoportraits photographiques en pied de l'auteur, contrecollés dans le volume, rarissime dispositif pour un manuscrit de ce type — est accompagné d'une lettre autographe de Rosalie Berruyer jouant le rôle de clé : elle y révèle l'identité du « homme si fidèle à l'Empereur » qu'elle n'avait pas osé nommer dans le manuscrit — le colonel Faussemagne, dont elle certifie qu'il est « bien plus attaché à votre personne qu'à votre titre », et rapporte les sentiments des douze sapeurs de son régiment pour le Prince. Cette lettre transforme le témoignage d'admiration en pièce politique concrète sur le bonapartisme militant sous la IIIe République naissante — un réseau de fidélités militaires soigneusement entretenu deux ans après la mort de l'Empereur.Deux cachets humides couronnés de l'Empereur en regard sur la première garde et le premier feuillet (OHR 2659, fer n° 15). Le manuscrit fut publié en 1894 à Grenoble, tiré à seulement dix exemplaires sur papier de Hollande, comme l'atteste une note manuscrite de l'éditeur sur un exemplaire passé en vente en 2015 (Osenat, L'Empire à Fontainebleau, 15 novembre 2015, n° 56).

€3,500.00

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Bonnefoi Livres Anciens
Bonnefoi Livres Anciens

Henri Bonnefoi

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