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Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier
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René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.
Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier150,00 €
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Vichy, 7 juillet 1941, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, Me voici de nouveau en zone libre. Je n'aurai pas la joie, cette fois, d'aller jusqu'à vous. Mon temps est terriblement compté. J'ai à faire des voyages difficiles pour gagner des camps de jeunesse, et aussi pour atteindre la Suisse, où je crois que je vais faire deux ou trois conférences sur le maréchal. Mais j'ai promis au père Rosny de vous écrire. Je ne me suis pas beaucoup forcé : c'est une joie pour moi. Le père Rosny, qui va bien - (sa femme vient d'être assez malade et est rétablie) - m'envoie des messages fréquents et confus. Il veut que je vous en fasse part. Ce n'est pas commode. Il faudrait d'abord que je saisisse sa pensée. À moins que je ne vous copie textuellement un passage de sa dernière lettre. Je crois que c'est mieux. Vous interpréterez. "Voici. (lettre du 26 juin). Voici, écrit-il, la situation exacte (!), nous ne pouvons pas faire un acte public comme celui de distribuer le ou les prix Goncourt sans avoir obtenu des autorités occupantes ce qu'ils appellent l'exemption (???). la première chose c'est d'avoir votre approbation, puisque vous êtes dans la zone occupée avec moi. Vous rendriez service à notre pauvre académie en sommeil en écrivant de là-bas à Larguier, et à Dorgelès et en obtenant leur approbation. Léo Larguier nous rendrait grand service en venant habiter Paris. Nous aurions une majorité." Le cher homme est terriblement l'esclave de la lettre et de la loi. En avril, il a passé des journées entières à la Préfecture de Police pour donner des signatures, faire des demandes et des visites, parce qu'il prétendait que notre compagnie devait être déclarée aux allemands, etc. etc.. Sinon, ses bien pouvaient être saisis, etc. etc.. Ne comprenant rien à rien en ces affaires, je l'ai laissé agir, en me demandant s'il n'agissait pas. pour rien. Quand vous aurez interprété son texte, envoyez-moi un mot à l'adresse qui est en haut de cette lettre. J'y serai de nouveau vers le 20. Dites-moi aussi vos projets et votre état d'âme. Je vais bien et travaille beaucoup, et j'ose dire dans l'espoir. Pourtant, l'opinion publique est bien puérile et bien mauvais en zone occupée. Je viens de la parcourir tout en faisant quinze conférences dans les villes, grandes et petites, sur le maréchal. Mais. on peut avoir - et si facilement - tant d'influence sur elle. Mon cher Larguier, je souhaite que vous nous écriviez de beaux vers, et je vous donne les deux mains bien affectueusement. René Benjamin ». [443]

René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.
Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier150,00 €
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + Enveloppe, Paris, 30 mai 1939, 2p in-8 A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher ami, Voulez-vous être assez bon, avant que nous déjeunions demain ensemble, pour prendre connaissance du document ci-joint. C'est une lettre que Sacha Guitry a reçue du sieur Ajalbert. Elle lui a semblé d'une grande bassesse (vous savez qu'il n'a pas vu Ajalbert depuis vingt ans). Il m'a téléphoné tout de suite son dégoût, me disant qu'il ne répondrait pas, mais qu'il m'enverrait une copie, afin que je la montre à mes collègues. Je l'ai montrée hier à Daudet, après être passé rue St Benoit, où vous n'étiez pas. Daudet m'a dit : « il faut rire ! » mais il était attristé. J'ai téléphoné ce matin la lettre à Dorgelès, en supprimant bien entendu l'horrible allusion à sa femme et à Jean G. - mais il pouvait entendre tout le reste. Et la voici pour vous. Vous, mon cher ami, qui aimez la grandeur et avec des instincts princiers, je crois que souffrirez. A demain. Vous serez gentil de me rendre le document après le déjeuner : nous partirons ensemble. A vous de tout coeur. René Benjamin ». On joint la copie de la lettre d'Ajalbert, de la main de Léo Larguier (2p in-8). Jean G est Jean Guitry (1884-1920), acteur, frère ainé de Sacha. [443]

Roland Dorgelès (1885-1973), écrivain, membre de l'Académie Goncourt.
Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier80,00 €
Roland Dorgelès (1885-1973), écrivain, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. en pied d'une autre lettre, Paris, 9 février 1950, 1p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Cher Larguier, Alité depuis 15 jours, je ne puis, hélas, aller vous embrasser. Roland Dorgelès ». Sous la lettre d'Yvon Delbos, ministre de l'éducation nationale annonçant la nomination de Larguier comme commandeur de la Légion d'Honneur. C'est Dorgelès qui la remettra à Larguier le 22 mars 1950. On joint un ensemble de documents autour de cette nomination. [444]

René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.
Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier150,00 €
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + enveloppe, 5 mai 1939, 1p 1/2 in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Cher ami, J'ai vu Daudet hier soir. Il a bien ri, de bien bon coeur. Il m'a dit : -ne vous occupez pas de cela ! Laissez-le faire. S'il veut donner sa démission, qu'il la donne ! C'est un enfant. Il faut le remettre en nourrice. Ce qui est drôle, c'est qu'il croit que cela nous ferait quelque chose et que cela aurait de l'importance ! Tou le monde s'en fouterait, nous autres, le public, et le quartier de la Santé ! C'est idiot de dire que Sacha n'a pas de talent : il en a trop. Et au lieu de nous soucier de Descaves, de sa bile et de sa rogne, - à votre place, je ne retournerais même pas le voir, - il faut s'occuper d'élire Sacha le plus vite possible ! Est-ce l'avis de Larguier ? Un temps. Il se remet à lire, et il ajoute : -sa démission ! Mais il n'y a qu'à lui dire qu'il ne peut pas la donner ! Que les statuts le lui défendent ! Quel raseur ! Voilà. Je vous ai rapporté fidèlement l'entrevue. Il me reste à vous serrer les deux mains. René Benjamin ». [suit une note autographe de Léo Larguier] « René Benjamin était venu me dire qu'il avait vu L. Descaves, qu'à l'idée de l'élection de Sacha Guitry, il était devenu fou, affirmant qu'il démissionnerait le lendemain de l'élection. J'avais conseillé à Benjamin de voir Daudet ; il m'écrit ceci après l'avoir vu ». [443]

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