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Lettre autographe signée au moment du retour des cendres de Napoléon
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Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène.
Lettre autographe signée au moment du retour des cendres de Napoléon1 200,00 €
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. L.A.S. « B », Paris, 17 décembre 1840, 2p in-8. A son neveu Jules Duris-Dufresne (1798-1888) au moment du retour des cendres de Napoléon le 15 décembre (et la dépose de l'épée dans le cercueil, épée donnée par Bertrand le 4 juin 1840). : « Ta lettre, mon cher Jules, m'a confirmé la bonne nouvelle de la grossesse de Madame Jules. J'en avais le pressentiment et l'ai écrit, ce me semble, à Bl. Je serai donc parrain, et ce sera de grand coeur, tu n'en doutes pas, mon cher ami. Probablement je passerai ici les fêtes du jour de l'an, puis j'irai vous embrasser, et reviendrai passer quelques temps près de ma fille, ce que je désire beaucoup. Mais j'eusse mieux aimé que ce fût ailleurs qu'à Paris, dont le séjour convient peu à mon âge, à mes goûts, à ma position. Les trois [nom illisible] ayant mis pied à terre à la cérémonie du 15, j'en ai fait autant, de sorte que je n'ai point eu froid. Le Roi m'a accueilli dans l'église avec les expressions les plus gracieuses. Jamais l'Empereur n'a assisté à une réception qui approchât de celle du 15. C'était une apothéose véritable. Ma fille qui ne s'était pas levé depuis son accident, a craint hier une fluxion de poitrine, elle a été soignée. Le soir elle était mieux. Je vous embrasse tous. Vingt [mot illisible] depuis le commencement de ma lettre me laissent à peine l'espoir de la finir. Mille amitiés à tous, je vous embrasse, mes souvenirs et respects à M. Mde Joseph, de S. [..] tous enfin et je termine. B ». Belle lettre, beau témoignage de premier ordre. [491]

Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène.
Lettre autographe signée au moment du retour des cendres de Napoléon900,00 €
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. L.A.S. « B », près du Pont-de-l'Arche, 10 décembre 1840, 1p in-8. A sa fille Hortense (1810-1889), épouse de l'homme politique Amédée Thayer (1799-1868), quelques jours avant la cérémonie pour le retour des cendres de Napoléon, alors qu'il est sur le bateau qui remonte la Seine vers Paris. « A Rouen, cher Hortense, j'ai reçu ta bonne lettre du 7. Je te vois bien souffrante et ton cher petit beaucoup plus malade que je ne pensais. Le [mot illisible] te conservera, j'espère, ce cher enfant, et si je le lui demande, ma bonne Hortense, Arthur te fait mille et mille amitiés. Nous verrons le cher Henri. Mes souvenirs affectueux à madame Thayer, madame Marie et tout ce qui t'entoure. J'ai fait mettre à la porte de Rouen m'a lettre d'hier 9. À toi du fond du coeur. B. Le général Gourgaud me charge de le rappeler à ton souvenir. M. Hernon(?) qui est revenu hier de Paris nous dit qu'il a cent mille demandes pour l'église des Invalides, qu'on en avait demandé pour le Prince, mais qu'aucune n'était encore parvenue. Auras-tu la tienne ? Le prince a écrit au Roi ». La seconde page porte une lettre du fils, Arthur Bertrand (1817-1871). Le fils d'Hortense, Napoléon (1832-1842), était très malade et mourra donc le 21 février 1842. Belle lettre [491]

Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène.
Lettre autographe signée au moment du retour des cendres de Napoléon900,00 €
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. L.A.S. « B », à bord du bateau La Normandie, près Rouen, 9 décembre 1840, 1p in-8. A sa fille Hortense (1810-1889), épouse de l'homme politique Amédée Thayer (1799-1868), quelques jours avant la cérémonie pour le retour des cendres de Napoléon, alors qu'il est sur le bateau qui remonte la Seine vers Paris. « Chère Hortense, je reçois une lettre du Président du Conseil [Adolphe Thiers] qui m'annonce que le Roi m'a choisi pour porter un des coins du poêle, avec le duc de Reggio, le comte Molitor et l'amiral Roussin. Il m'engage à faire des dispositions pour qu'un cheval [soit] à Neuilly à mon arrivée. Je te prie donc de m'en envoyer un. Il serait bon qu'il n'y en eut un pour Arthur, quoique j'ignore encore les autres dispositions du cortège, dont je suppose qu'il fera partie. Le 15 je serai heureux de t'embrasser. B ». Belle lettre d'un témoin direct. [491]

Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène.
Lettre autographe signée au moment du retour des cendres de Napoléon1 200,00 €
Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), général, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. L.A.S. « B », « En route sur la rivière de Seine, près Marly, 14 décembre 1840, 3p in-8. A son frère Louis Bertrand de Boilarge (1774-1861), la veille de l'arrivée des cendres de Napoléon à Paris par bateau, sur lequel était donc Bertrand. « Cher frère, j'ai vu hier soir Henri, Alphonse et Amédée qui sont venu à bord, le Prince l'ayant permis et j'ai appris que le froid te retenait à Chateauroux. Je regrette donc beaucoup de ne t'avoir pas écrit à Chateauroux mais Hortense t'aura probablement envoyé mes lettres. Arthur a été la voir avant hier, l'a trouvée belle, fraiche et engraissée. Amédée me l'a confirmé hier. Elle viendra à la cérémonie, mais elle y aura bien froid. Nous avons passé rapidement des chaleurs des tropiques au froid de décembre. Il gèle, et nous nous en apercevons quand nous paraissons immobiles sur le pont, aux coins du cercueil, un vent glacial dans la figure. Demain à cheval, nous n'aurons pas chaud. C'est de beaux coups d'oeil que ceux que nous ont offerts les populations réunies sur les bords de la Seine, malgré la rigueur de la saison. Au printemps, le voyage de la Seine est fort agréable. Avant hier, le duc d'Aumale et hier le duc d'Orléans sont venus. Le duc d'Elchingen m'a donné de bonnes nouvelles de Nap que m'a confimées le prince royal. Le cher Nap regrettera bien de n'être pas là. Il parait qu'Alphonse travaille bien. Le petit Nap est un peu mieux m'a dit Amédée. J'ai vu [Armand de] Bricqueville à Cherbourg. Le capitaine de la Dorade sur laquelle est le cercueil est un ancien officier de marine, qui connait le capitaine [nom illisible]. Nous continuons à bien nous porter. Le Roi a montré une grande bienveillance pour Arthur et pour moi. La Reine a envoyé deux billet à Hortense. Je ne sais s'il y aura une occasion [mot illisible] à temps pour que cette lettre parte aujourd'hui. Je vous embrasse tous [liste de personnes] toi en tête cher frère. B. Sur un bateau qui marche avec des mains froides [fin illisible] ». Nap est Napoléon Bertrand, un des fils du général. Belle lettre, beau témoignage de premier ordre. [491]


