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Recherches géologiques et géographiques sur le haut-pays de l'Oranie et sur le Sahara (Algérie et territoires du sud)
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Introduction
Chargé tout d'abord par A. Pomel et J. Pouyanne, alors Directeurs du Service géologique de l'Algérie, de missions pour l'établissement de la carte géologique au 1/200.000° du Sud-Oranais, d'après la carte par renseignements dressée par M. de Castries, j'entrepris mes premiers voyages d'exploration dès le printemps de 1889 et les poursuivis, avec bien des interruptions, jusqu'en l'automne dernier.
Je tiens à dire combien ma reconnaissance est grande à la mémoire de ces deux Maîtres vénérés, aujourd'hui disparus, et combien restera toujours profonde ma gratitude envers eux, et pour l'intérêt flatteur avec lequel ils accueillirent mes premières recherches, et pour les encouragements qu'ils n'ont cessé de me donner par la suite. C'est à eux que je dois d'avoir pu pour- suivre pendant un long temps, ces travaux. Je dus alors, à leur appui, d'avoir trouvé auprès des autorités, un accueil des plus favorables, grâce auquel j'ai pu voyager librement dans des pays de difficile accès, et étendre considérablement l'aire de mes recherches, bien au delà des limites que l'on m'avait primitivement tracées.
Tout particulièrement encouragé dans cette voie par J. Pouyanne dont on connaît les savants travaux géographiques sur le Sahara et l'Extrême-Sud-Oranais, je tentai de pénétrer dans les régions sahariennes; c'est alors que je fus successive- ment chargé par le Ministère de l'Instruction publique et le Gouvernement général de l'Algérie, de missions d'exploration scientifique: 1º de nos zones frontières avec le Maroc et de nos territoires de l'Extrême-Sud algérien (1893-1895); puis 2º en 1896, de l'étude spéciale des routes du grand Erg occidental menant de nos derniers postes, El Abiodh-Sidi-Cheikh et Moghar-Tahtani, au Gourara (Tin-Erkouk ech-Chergui); plus tard, en 1899-1900 les Ministères de l'Instruction publique et des Colonies et le Gouvernement Général de l'Algérie me chargeaient d'une nouvelle mission, à l'effet de compléter mes recherches antérieures et de les étendre dans le sud jusqu'au Tidikelt.
De 1900 à 1904, tenu éloigné du Sahara, je dus abandonner l'étude de ces régions, je m'appliquai alors pendant cette période à relier avec le nord, les zones du Haut-Pays occidental que j'avais précédemment étudiées (Daya, Saïda, Tagremaret et les plateaux au nord vers Mascara). Depuis 1905, chargé plus spécialement, comme directeur-adjoint du Service géologique pour les Territoires du Sud, des recherches à entreprendre dans ces vastes régions, j'eus l'occasion de porter mon attention, d'une part, sur les problèmes de l'hydrologie générale et appliquée dans le Sahara algérien et constantinois (Laghouat-Djelfa, le Souf, les Ziban) et d'autre part, de poursuivre des recherches géologiques et géohydrologiques dans nos marches frontières occidentales du Chott-Tigri et du bassin du Haut-Guir (1906-1908).
C'est un devoir pour moi que d'adresser ici mes respectueux remerciements aux Gouverneurs Généraux de l'Algérie qui ont bien voulu encourager de toutes manières, puis donner leur haut appui à mes missions; je tiens à exprimer toute ma profonde gratitude à M. Jules Cambon aujourd'hui ambassadeur de la République française, et j'évoque ici la mémoire d'Ed. Laferrière,...
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