Livres
Traviès de Villers,Charles Joseph
Le Renard et les Corbeaux - Lithographie originale en noir sur Velin blanc.
Référence : 25217Langue : français
Planche HT parue dans La Caricature politique, morale, littéraire et scénique, volume 8, 17 juillet 1834 (Planche n°405)- Hauteur: 27cmx Largeur: 35.5cm - Image :Hauteur: 22.5cmx Largeur: 28cm - Titre en bas au centre : « Le Renard et les Corbeaux. » ; indications : en ht à gche : « La Caricature (Journal) N°193. », en ht à dte : « Pl. 405. », en bas au centre : « Imprimé sur pierre française. »Inscription - Dans la lettre : « Au bureau, chez Aubert, pass. Véro-Dodat. » [éditeur], « Lith : Delaunois, r. du Bouloy 19. » [imprimeur] ; dans l’image, en bas à gche, signature : « C. J. T. » [Charles-Joseph Traviès, dessinateur]Inscription - Le roi pose son pied droit sur le « PROGRAMME », allusion au prétendu programme de l’Hôtel de ville que Louis-Philippe aurait promis de suivre au début de son règne. Les journalistes de l’opposition lui reprochèrent fréquemment de ne pas avoir tenu les promesses contenues dans ce programme, le roi niant l’existence même de ce dernierDescription : La table des matières du 8e vol. de La Caricature précise le titre : « Le renard et les corbeaux. La Pensée immuable alléchant les nouveaux députés par des bourses et des épaulettes ». Il s’agit d’une parodie de la fable de Jean de La Fontaine Le corbeau et le renard (2e fable du livre I, édité pour la première fois en 1668). Louis-Philippe, de profil est représenté dans la partie gche de la composition. Il est reconnaissable à son toupet et ses favoris. Il incarne le renard, dont la grande queue (le seul élément de zoomorphisation. Le reste de son apparence étant tout à fait humaine) dépasse de la redingote. A son bras droit est suspendu un panier rempli de distinctions honorifiques (croix d’honneur, épaulettes), d’un bâton de maréchal, de postes attirants et convoités (postes à la « PREFECTURE », des « SINECURES ») et de promesses d’argent (« RECETTES // [ ?] » et « [ ?] »). Il tient dans la main gche le cordon d’une décoration ( ?) et le tend aux corbeaux se trouvant dans l’arbre à dte. Ces corbeaux sortent tout droit de la chambre des députés située à l’arrière-plan et viennent se poser sur les branches de l’arbre. D’autres sont en vol, au loin. Ces créatures ont un corps de corbeau et une tête humaine. Il s’agit d’une représentation satirique des députés. Le roi les appâte avec des récompenses dans le but d’obtenir de leur part un vote qui ira dans le sens impulsé par sa politique. Ce sont d’ailleurs des bulletins de « VOTE » que les corbeaux tiennent dans leur bec, à la place du fromage tenu dans le bec du corbeau dans la fable du XVIIe siècle. Ainsi, la pl. dénonce les moyens de corruption par lesquels le roi tente de rallier les députés à la cause du gouvernement. La pl. se moque de la vanité des députés, sur laquelle joue le roi afin d’obtenir ce qu’il désire. Dans la lettre, une indication en bas au centre précise que la pierre lithographique, due à Chevalier et compagnie, qui a permis de réaliser la pl., est d’origine française. Cela représente une avancée d’après les contributeurs du journal, car cela permettrait de n’être plus dépendant des pierres venant de l’étranger.Personne / Personnage représenté:Louis-Philippe Ier, roi des Français
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