Livres
La Plaisanterie.
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L'un des romans les plus célèbres de Kundera, et l'un de ceux qui expriment le mieux sa désillusion concernant le Parti communiste, dont il fut lui-même exclu. Ce n'est certes pas la moindre de ses affinités avec son héros : un jeune homme désabusé, victime d'une mauvaise plaisanterie qui change brutalement le cours de son existence, sans qu'il puisse y remédier. L'histoire est celle de Ludwik Jahn, étudiant et activiste communiste, séparé de sa petite amie par un séminaire organisé par le Parti, qui envoie à sa belle une carte postale écrite sous le coup de la colère, contenant ces simples mots : « L'optimisme est l'opium du genre humain ! L'esprit sain pue la connerie. Vive Trotski ! ». Alertés, les membres du Parti ne goûtent pas ce que Ludwik présente comme une « plaisanterie », et l'excluent. Renvoyé de l'Université, il se retrouve ensuite enrôlé de force dans l'armée. « Mon roman fut couvert d'éloges mais lu d'une façon unilatéralement politique. La faute en incombait aux circonstances historiques du moment (le roman a paru deux mois après l'invasion [des troupes soviétiques à Prague]), à la préface d'Aragon (qui n'a parlé que de politique), [au] prière d'insérer, à la traduction (qui ne pouvait qu'éclipser l'aspect artistique du roman), et aussi à la transformation de la critique littéraire occidentale en commentaire journalistique hâtif, assujetti à la dictature de l'actualité » (« Note de l'auteur » dans la réédition de La Plaisanterie, Gallimard, coll. « Folio », p. 461). Achevée le 5 décembre 1965, La Plaisanterie ne sera publiée qu'au printemps 1967 à Prague et introduite en France un an plus tard, grâce à Antonin Liehm, un intellectuel tchèque qui apporte clandestinement une copie dactylographiée à Aragon. « Sans [elle], La Plaisanterie n'aurait jamais vu le jour en France et mon destin aurait pris un chemin tout à fait différent (et bien moins heureux, sûrement). Au moment où mon nom était gommé des lettres tchèques », ajoute-t-il, cette parution « a lancé mon roman dans le monde entier [...]. Liehm s'adressa donc à Aragon, lequel le recommanda à Claude Gallimard avec toute son autorité et promit de donner une préface [...]. Le comité de lecture de Gallimard refuse dans un premier temps la publication du roman et c'est sur l'intervention directe d'Aragon et de Claude Gallimard que le feu vert est finalement donné ». Bel exemplaire de ce titre important et rare. Petites piqûres marginales en couverture.
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Médan 1er décembre 1882 | 13.60 x 21.40 cm | 2 pages sur un double feuillet - enveloppe jointe

Paris, France
Millot, Pierre-Yves
Le scribe : Plaisanterie tragique, suivi de A l'ombre des termitières : Plaisanterie dictyoptériste Millot, Pierre-Yves7,50 €
Livre en parfait état, très légère usure de la couleur sur le bord supérieur et inférieur du dos.

DUCLOS, H. de l'Ariège ; [ DUCLOS, Abbé Henri Louis ]
Voyage à travers les Malentendus (2 Tomes - Complet) [ Voyage à travers les Malentendus et la Plaisanterie de l'Existence Humaine ]250,00 €
2 vol. in-8 cartonnage éditeur pleine percaline rouge, s.n., 82 rue du Faubourg Poissonnière, Paris, s.d. [ circa 1892 ], L-577 pp. ; 810 pp.

Vincent Guérin
[ Lot de 7 lettres autographes signées et d’un portrait photographique signé dont une très intéressant sur le «féminisme littéraire» ] L.A.S. d’une page datée au crayon par une autre main de 1882: «Mon Cher Hauser, ne trouvez-vous pas qu’il est temps que cette plaisanterie finisse? Suis-je trop exigeant en vous priant de veiller à ce que les tableaux confiés à vous ou à votre ami Mr. Bender soient [… ] chez ma mère, qui revient dans huit jours? Devrais-je faire le voyage exprès? Avec surprise, mais sans rancune»; 1 L.A.S. de 2 pages manuscrites (sur 2 ff.) datée de Paris le 20 octobre 99: «Mon cher Hauser, Vous me demandez ce que je pense du féminisme littéraire. On ne peut songer à interdire la prose et la poësie au sexe faible. Dans l’écriture la femme laide trouve parfois un soulagement, le femme âgée une consolation. Ca et là, j’en conviens, de vrais talents surgissent. On déclare alors que ces talents sont «virils». C’est ce qui fut dit pour George Sand. Mais permettez-moi de me situer à un point de vue spécial. Quand je vois une femme, que son cœur, ses sens, une enveloppe aimable ont destiné à la passion, se servir d’un porte-plume autrement que pour écrire à l’absent des phrases délicieusement incohérentes, je me sens fort attristé. Que de biens perdus! L’amour, en effet, prime toute littérature. La vie est courte, et il n’y a pas de gloire au monde qui vaille l’échange d’un baiser sincère. Or on ne peut être à la fois une femme de lettres et une femme de tendresse. Mlle de Pougy elle-même n’a pu réaliser ce double idéal. Juliette – pas plus que Roméo d’ailleurs – n’a songé à écrire un recueil de sonnets et à faire antichambre chez un éditeur. Et la femme journaliste? Je n’évoque son spectre qu’avec terreur. Elle peut devenir une force; je préfèrerais qu’elle restât une adorable faiblesse […] ».; 1 L.A.S. d’une page, datée du 20 février 1906. Il s’excuse d’avoir dû rester s’occuper de sa mère souffrante; «Le directeur du [ … ] ne paraît pas décidé absolument à faire le Peuple Souverain. Et voici pourtant l’époque des élections. Il faudrait peut-être que vous, le principal auteur, donnassiez un coup d’épaule. Qu’en pensez-vous? [… ]»; 1 L.A.S. d’une page, datée du 13 décembre 1908: «Mon cher ami, Fernand Sarnette dépasse toutes les limites de l’impudence, vis-à-vis de moi et vis-à-vis d’autres. Si vous ne l’avez pas fait, veuillez lui écrire 14 rue des Sts Pères pour lui réclamer dans un délai de quatre jours Le Peuple Souverain, sinon nous aviserons la Société des Auteurs. Emile Rochard et moi en faisons autant de notre côté [ … ]»; 1 L.A.S. d’une page, datée du 29 janvier 1909: «Mon cher Hauser, [ … ] Sarnette fait le mort. Il faudrait, comme Rochard et moi, écrire un mot à M. Gangnat, agent général des Auteurs Dramatiques, [ … ] Henner, qui va convoquer le délinquant avant de le traduire devant la Commission»; avec 2 autres L.A.S.

Vincent Guérin
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