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Référence : 200919909
Paris, Fayard, 1994 ; in-8, 337 pp., broché, couverture illustr.

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Manuscrit d'époque, 40 ff. format in-4 br., 1788 : Inventaire des Meubles & Effets, Titres et Papiers dépendant de la succession de dame Marie-Anne Jaunay, Veuve du sieur René-Martin Chesneau, Marchand orfèvre à Angers, fait à la requête de ses enfants commencé le 18 9bre et fini le 3 Xbre 1788 ; La maison est située 1174 rue Baudrière à Angers ; le fils et héritier Louis-Julien Chesneau étant alors "actuellement en Amérique pour un voyage", les scellés ont été apposés sur les meubles, effets, titres et papiers, dont "beaucoup de marchandises d'orfèvrerie et bijoux qu'il est intéressant de vendre actuellement pendant le tems de la foire qui se tiens en cette" d'où l'urgence d'un inventaire complet. L'inventaire est réalisé notamment en présence de Sieur Philippe Didier, "marchand orfèvre en cette ville, garde en charge de la communauté des orfèvres de cette dite ville, y demeurant, Ruë Bourgeoise, paroisse St Maurice", afin d'établir l'estimation des marchandises. Suivent plusieurs pages d'inventaire décrivant l'orfèvrerie et sa valeur, meubles après meubles, tiroirs apès tiroirs. On y trouve cuillères, tasses, gobelets (par exemple : "vingt un goblets unis, cinq autres ciselés, pesant ensemble neuf marcs, cinq onces, quatre gros, estimés à raison de cinquante six livres quatre sols le marc y compris le controlle cinq cents quarante quatre livres huit sols neuf deniers"), tabatières, "porte-huilliers à plateaux", caffetière, custode, cure-oreille, "sallières", bougeoirs, ciboires, encensoir, burettes, vieilles paires de boucles, flambeaux avec leurs bobèches, moutardier, boucles à chappes d'argent, vielles pierreries, argenterie à refondre, boucles de batellier à chappes d'argent, boutons de manche et de col, boucles de ceintures, crochets de corps, boucles d'homme ou de femme,, alliances, paires de "mirza d'or", épingles de Batellier, 245 filets dor (pour plus de 1900 livres), "pieds d'étaux d'or", croix à relique d'or, croix à la jeannette, bagues, croix d'or massives, lingots d'argent (44 marcs 4 once quatre gros d'argent en lingot, de 11 deniers dix grains, estimés à raison de 52 livres le marc, 2317 livres et 5 sols), "Brulis blanc", "Brulis doré", "un Boëtier dans lequel il y a huit rosettes et trois Bagues a sept Pierres etc... Le montant total des marchandises dont la vente est autorisée (dans le respect des règles successorales) s'élève à 26766 livres, 10 sols set 11 deniers. A la suite on peut lire l'inventaire complet de la maison : chandeliers, rôtissoir, et "poëllons", bahuts, chaudron, mobilier de toilette, "lit à l'ange", les armoires et leur contenu (par exemple "une armoire de Bois d'acajou, fermant à deux-Battants, garnie de ses serrures et clef ; sur l'ouverture de laquelle est apposé le second scellé [... ]" contenant "une Robbe et un juppon de satin brodé, une autre robbe et un juppon du ras de St Maur, une autre robbe et un juppon de siamoise, une autre robbe et un juppon de taffetas rayé, une autre robbe et un juppon couleur Gorge de pigeon aussi rayé, une autre robbe et un juppon de Taffetas couleur serin"). On note l'intervention de la domestique qui expose que lui appartient le mobilier de sa chambre. L'estimation de tous les meubles meublants et effets mobiliers présents dans la maison et la boutique sont estimés à 4699 livres et 14 sols.Suit l'estimation de biens dépendants de la même succession, meubles garnissant les biens situés au lieu de la Rive, paroisse de Pruniers (Maison, grenier, bûcher, cour, grange au pressoir, cellier, boulangerie, etc..) pour un total de 1268 livres et 19 sols, puis l'ensemble des biens, créances et quittances recouvrées par la suite, pour un montant de 2872 livres et 10 sols, également 1216 livres de quittances provenant de débiteurs insolvables, 1045 livres de créances à recouvrer, 545 livres de "dettes actives douteuses", 4216 livres de passif.L'inventaire se conclut sur un récapitulatif global, le montant de la succession mobilière s'élevant à 34931 livres, 16 sols et 1 denier

Pierre Prudhomme de La Boussinière & Pierre Nicolas Denis Drouelle

Inventaire signé du prieuré Saint-Denis de Saint-Calais - Boussinière & Drouelle 1782

400,00 €

Manuscrit signé de 12 pages, Inventaire du prieuré Saint-Denis de Saint-Calais : Pierre Prudhomme de La Boussinière & Pierre Nicolas Denis Drouelle, 1782. Manuscrit administratif de la fin de l’Ancien Régime, rédigé en français à l’encre brune sur six double-feuillets de papier vergé cousus, formant douze pages manuscrites. Le document est daté du 19 mars 1782. Il s’agit d’un inventaire détaillé des biens mobiliers et effets dépendant du prieuré Saint-Denis de Saint-Calais (Sarthe), dressé par des commissaires en présence d’un notaire, conformément aux usages de l’époque. Le texte procède à une description méthodique, pièce par pièce, des biens inventoriés. L’inventaire comprend notamment : – Mobilier et effets domestiques : lits, armoires, tables, chaises, coffres, ustensiles de cuisine, linge et textiles, avec mention de tissus identifiés comme indiennes et bergame. – Objets religieux et liturgiques : inventaire de l’argenterie et des objets affectés à l’église et à la sacristie (calices, ostensoir, ornements sacerdotaux, linge d’autel). – Archives et titres : mention de plusieurs liasses de documents anciens, comprenant titres, papiers et actes, dont certains sont explicitement indiqués comme antérieurs, remontant jusqu’aux XVIᵉ–XVIIIᵉ siècles. Le document est approuvé et signé en fin d’inventaire, notamment par Pierre Nicolas Denis Drouelle, curé doyen de Saint-Calais, et par Pierre Prudhomme de la Boussinière, religieux bénédictin rattaché à l’abbaye de Vendôme. Dimensions : 19,6 x 31,3 cm. État : Bel état général, quelques rousseurs, et tâches anciennes n'altérant pas la lisibilité. Nombre de pages : 4 pages.

L'Art Délivré

Jérôme Kayser

Fondettes, France

FAURE-DECAMPS Veuve DENTU, Mme Léonie ; BINOT DE VILLIERS

[ La fin d'une Dynastie de Libraire-Editeur : Importantes archives réunissant 7 dossiers manuscrits datés de 1887 à 1892 relatifs à la liquidation de la Librairie Edouard Dentu ] I : Mémoire de Madame veuve Dentu [ Mémoire manuscrit autographe de Léonie Dentu, 8 pp. in-folio, circa 1887 : ] "Madame Veuve E. Dentu, mise en cause, en vertu d'insinuations dépourvues de tout fondement lui imputant des dépenses exagérées, et une gestion imprudente de ses biens et revenus personnels, croit devoir protester avec la dernière énergie contre les calomnies dirigées contre elle dans un but intéressé. Elle met ses adversaires au défi de fournir une seule preuve de tous les faits qu'ils ont allégués. Elle n'a pas d'autre réponse à faire que d'exposer la situation désastreuse qui lui a été créée par l'incurie des liquidateurs de la succession de son mari." [Suit tout le détail de la situation, depuis le décès d'Edouard Dentu le 13 avril 1884. On relève quelques passages :] " M. Sauvaître qui avait été institué administrateur judiciaire après le décès de M. Dentu, avait présenté au notaire liquidateur, sans livre, ni écriture de commerce, des inventaires et des bilans qui n'avaient aucun caractère d'authenticité. [...] Il n'a pu ou n'a voulu fournir aucune situation relativement à ses comptes ; il s'est refusé à dresser un nouvel inventaire, à ouvrir les livres exigés par la loi, à remettre aux employés comptables les pièces leur permettant de dresser les états qu'il ne voulait ou ne pouvait faire lui-même. De plus, par son imprévoyance il accumulait de nouvelles et lourdes charges pour la maison de librairie déjà durement éprouvée par la crise commerciale ; enfin il empiétait sur les prérogatives de Mme Dentu en traitant sans mandat les auteurs. Par exemple il faisait imprimer le livre "Le Gaga" et se hâtait de le mettre en vente malgré une défense expresse de Mme Dentu. Déjà blessée par l'attitude outrageante qu'il prenait à son égard, elle ne put se dispenser de le congédier après inutiles remontrances [ ... ] C'est ainsi que la reconstitution entière de la comptabilité et les rectifications d'écriture qui en étaient la conséquence n'ont pu être essayées qu'après le départ de M. Sauvaître à dater du 1er janvier 1886. Elles ont abouti en peu de temps à la constatation de la situation désastreuse qui avait été faite à Mme Dentu. [ Celle-ci se tourne en vain de tous côtés : ] Elle fit plusieurs versements pour une somme totale de 50000 fr. à la caisse de la librairie. Elle essaya en outre de s'associer des capitalistes. Dès le mois de juin 1886 un acquéreur présenté par M. de La Batut étudiait un projet d'achat dans des conditions paraissant avantageuses [ ... mais c'est l'échec. Elle souscrit un emprunt ] Mais malgré ses efforts et en raison des manoeuvres de concurrents et des ennemis acharnés surgissant de tous côtés contre elle, elle n'eut pu suffire à conjurer le péril d'une suspension de paiement si elle n'eût conclu en février 87 un acte d'association qui consacrait presque entièrement tous les avantages et toutes les prérogatives qu'on lui avait attribués lors du partage. Malheureusement la persistance de la crise commerciale et le danger de continuer les opérations qui pouvaient créer pour l'avenir des charges qu'elle n'eût été en état de supporter même partiellement l'obligèrent à conclure de nouveaux arrangements pécuniaires pour partager la responsabilité commerciale avec ceux des associés qui étaient mieux qu'elle en mesure d'en subir les conséquences, puis à se retirer entièrement, et définitivement par acte de cession du 1er octobre 87. [...] Sans entrer dans une discussion de chiffre quelconque, il est facile d'établir quelles sont les causes directes du déficit laissé par Dentu à son décès : ce sont exclusivement les dépenses personnelles engagées depuis l'année 1879 jusqu'à la fin de 1883, notamment l'achat de divers immeubles de plaisance, d'un prix élevé, coûteux d'entretien et sans revenus avec les frais d'aménagement d'installations et d'ameublement (sans parler de l'établissement de Mme de la Batut) ; les sommes déboursées pour ces différentes affaires dépassaient pour cette période 500000 fr., prélevés sur le compte courant du comptoir d'escompte c'est-à-dire les recouvrements effectués sur les clients de la librairie, le véritable actif commercial, qui n'était alors nullement disponible". [ etc.] II : Rapport d'arbitrage par Binot de Villiers daté du 26 novembre 1892. Contestation entre Madame Veuve Dentu Demanderesse d'une part et MM. Hippeau, Curel, Gougis, Richardin d'autre part [ Rapport d'arbitrage de 39 pp. manuscrites in-folio, détaillant avec grande clarté et précision le litige complexe opposant la Veuve Dentu à ses nouveaux associés, liés par divers contrats sur la seule année 1887. Remarquable document sur l'histoire de la librairie et de l'édition à la fin du XIXe siècle. On citera notamment ce passage : ] "Pour obtenir une avance de la librairie Dentu, un auteur promet d'apporter prochainement un manuscrit, et la librairie lui fait cette avance pour qu'il n'aille pas apporter son manuscrit ailleurs et c'est-à-dire pour s'assurer la préférence. Si l'auteur ne remplit pas sa promesse la librairie subit une perte presque toujours irrecouvrable. S'il remplit sa promesse, pas de difficultés si ce n'est qu'à ce moment on lui verse généralement le complément de ses droits d'auteur. Comme la librairie n'a d'espoir d'être remboursé que sur le produit de la vente et c'est ce qu'indique très clairement la convention du 13 octobre 1887, lorsqu'elle est édicte que le remboursement des avances se fera par voie de déduction sur les sommes auxquelles ont droit les auteurs, la librairie commence par déduire des droits d'auteur les avances déjà faites et ne se libère ensuite que contre remise du manuscrit. Elle ne court plus alors que le risque de l'insuccès de l'ouvrage." ; III : Liquidation de la Société Dentu & Cie dissoute le 30 juin 1887. Deuxième Compte [ 8 feuillets in-folio. Le rapport d'arbitrage indique : " à la date du 8 février 1887, une société était formée sous la raison sociale Dentu & Cie entre Mme Veuve Dentu et M. Hippeau, associés en nom collectif et M. Curel simple commanditaire ; mais quelques mois plus tard, c'est-à-dire le 16 juillet 1887, cette société était dissoute avec effet rétroactif aux 30 juin" ] ; IV : Compte Personnel de Mme Vve Dentu du 1er octobre 1887 au 30 Juin 1888 [ 1er et 2e compte, ensemble 4 feuillets in-folio ] ; V : Librairie Dentu. Société Curel Gougis et Cie. Compte Personnel de Madame Vve Edouard Dentu, période du 1er juillet au 8 novembre 1888 [ 4 ff. in-folio] ; VI : Lot d'une cinquantaine de feuillets d'inventaire, essentiellement Inventaire des Magasins de Ségur [ Comme le précise le rapport de l'arbitre, "Le magasin de l'avenue de Ségur n'était pas un magasin de vente était uniquement un lieu de dépôt choisi par Mme dentu dans une maison montée des propriétaires et elle seule avait la clé de ce dépôt où elle avait rassemblé les ouvrages qui n'étaient plus de vente courante."] ; VII : Compte Principal de Madame Dentu chez son mandataire M. Albert Baudry depuis le 10 décembre 1889 [ 4 feuillets in-4 sous chemise, daté du 31 mars 1892 ]

990,00 €

Important ensemble de 7 dossiers manuscrits datés de 1887 à 1892 relatifs à la liquidation de la Librairie Edouard Dentu ] I : Mémoire de Madame veuve Dentu [ Mémoire manuscrit autographe de Léonie Dentu, 8 pp. in-folio, circa 1887 : ] "Madame Veuve E. Dentu, mise en cause, en vertu d'insinuations dépourvues de tout fondement lui imputant des dépenses exagérées, et une gestion imprudente de ses biens et revenus personnels, croit devoir protester avec la dernière énergie contre les calomnies dirigées contre elle dans un but intéressé. Elle met ses adversaires au défi de fournir une seule preuve de tous les faits qu'ils ont allégués. Elle n'a pas d'autre réponse à faire que d'exposer la situation désastreuse qui lui a été créée par l'incurie des liquidateurs de la succession de son mari." [Suit tout le détail de la situation, depuis le décès d'Edouard Dentu le 13 avril 1884. On relève quelques passages :] " M. Sauvaître qui avait été institué administrateur judiciaire après le décès de M. Dentu, avait présenté au notaire liquidateur, sans livre, ni écriture de commerce, des inventaires et des bilans qui n'avaient aucun caractère d'authenticité. [...] Il n'a pu ou n'a voulu fournir aucune situation relativement à ses comptes ; il s'est refusé à dresser un nouvel inventaire, à ouvrir les livres exigés par la loi, à remettre aux employés comptables les pièces leur permettant de dresser les états qu'il ne voulait ou ne pouvait faire lui-même. De plus, par son imprévoyance il accumulait de nouvelles et lourdes charges pour la maison de librairie déjà durement éprouvée par la crise commerciale ; enfin il empiétait sur les prérogatives de Mme Dentu en traitant sans mandat les auteurs. Par exemple il faisait imprimer le livre "Le Gaga" et se hâtait de le mettre en vente malgré une défense expresse de Mme Dentu. Déjà blessée par l'attitude outrageante qu'il prenait à son égard, elle ne put se dispenser de le congédier après inutiles remontrances [ ... ] C'est ainsi que la reconstitution entière de la comptabilité et les rectifications d'écriture qui en étaient la conséquence n'ont pu être essayées qu'après le départ de M. Sauvaître à dater du 1er janvier 1886. Elles ont abouti en peu de temps à la constatation de la situation désastreuse qui avait été faite à Mme Dentu. [ Celle-ci se tourne en vain de tous côtés : ] Elle fit plusieurs versements pour une somme totale de 50000 fr. à la caisse de la librairie. Elle essaya en outre de s'associer des capitalistes. Dès le mois de juin 1886 un acquéreur présenté par M. de La Batut étudiait un projet d'achat dans des conditions paraissant avantageuses [ ... mais c'est l'échec. Elle souscrit un emprunt ] Mais malgré ses efforts et en raison des manoeuvres de concurrents et des ennemis acharnés surgissant de tous côtés contre elle, elle n'eut pu suffire à conjurer le péril d'une suspension de paiement si elle n'eût conclu en février 87 un acte d'association qui consacrait presque entièrement tous les avantages et toutes les prérogatives qu'on lui avait attribués lors du partage. Malheureusement la persistance de la crise commerciale et le danger de continuer les opérations qui pouvaient créer pour l'avenir des charges qu'elle n'eût été en état de supporter même partiellement l'obligèrent à conclure de nouveaux arrangements pécuniaires pour partager la responsabilité commerciale avec ceux des associés qui étaient mieux qu'elle en mesure d'en subir les conséquences, puis à se retirer entièrement, et définitivement par acte de cession du 1er octobre 87. [...] Sans entrer dans une discussion de chiffre quelconque, il est facile d'établir quelles sont les causes directes du déficit laissé par Dentu à son décès : ce sont exclusivement les dépenses personnelles engagées depuis l'année 1879 jusqu'à la fin de 1883, notamment l'achat de divers immeubles de plaisance, d'un prix élevé, coûteux d'entretien et sans revenus avec les frais d'aménagement d'installations et d'ameublement (sans parler de l'établissement de Mme de la Batut) ; les sommes déboursées pour ces différentes affaires dépassaient pour cette période 500000 fr., prélevés sur le compte courant du comptoir d'escompte c'est-à-dire les recouvrements effectués sur les clients de la librairie, le véritable actif commercial, qui n'était alors nullement disponible". [ etc.] II : Rapport d'arbitrage par Binot de Villiers daté du 26 novembre 1892. Contestation entre Madame Veuve Dentu Demanderesse d'une part et MM. Hippeau, Curel, Gougis, Richardin d'autre part [ Rapport d'arbitrage de 39 pp. manuscrites in-folio, détaillant avec grande clarté et précision le litige complexe opposant la Veuve Dentu à ses nouveaux associés, liés par divers contrats sur la seule année 1887. Remarquable document sur l'histoire de la librairie et de l'édition à la fin du XIXe siècle. On citera notamment ce passage : ] "Pour obtenir une avance de la librairie Dentu, un auteur promet d'apporter prochainement un manuscrit, et la librairie lui fait cette avance pour qu'il n'aille pas apporter son manuscrit ailleurs et c'est-à-dire pour s'assurer la préférence. Si l'auteur ne remplit pas sa promesse la librairie subit une perte presque toujours irrecouvrable. S'il remplit sa promesse, pas de difficultés si ce n'est qu'à ce moment on lui verse généralement le complément de ses droits d'auteur. Comme la librairie n'a d'espoir d'être remboursé que sur le produit de la vente et c'est ce qu'indique très clairement la convention du 13 octobre 1887, lorsqu'elle est édicte que le remboursement des avances se fera par voie de déduction sur les sommes auxquelles ont droit les auteurs, la librairie commence par déduire des droits d'auteur les avances déjà faites et ne se libère ensuite que contre remise du manuscrit. Elle ne court plus alors que le risque de l'insuccès de l'ouvrage." ; III : Liquidation de la Société Dentu & Cie dissoute le 30 juin 1887. Deuxième Compte [ 8 feuillets in-folio. Le rapport d'arbitrage indique : " à la date du 8 février 1887, une société était formée sous la raison sociale Dentu & Cie entre Mme Veuve Dentu et M. Hippeau, associés en nom collectif et M. Curel simple commanditaire ; mais quelques mois plus tard, c'est-à-dire le 16 juillet 1887, cette société était dissoute avec effet rétroactif aux 30 juin" ] ; IV : Compte Personnel de Mme Vve Dentu du 1er octobre 1887 au 30 Juin 1888 [ 1er et 2e compte, ensemble 4 feuillets in-folio ] ; V : Librairie Dentu. Société Curel Gougis et Cie. Compte Personnel de Madame Vve Edouard Dentu, période du 1er juillet au 8 novembre 1888 [ 4 ff. in-folio] ; VI : Lot d'une cinquantaine de feuillets d'inventaire, essentiellement Inventaire des Magasins de Ségur [ Comme le précise le rapport de l'arbitre, "Le magasin de l'avenue de Ségur n'était pas un magasin de vente était uniquement un lieu de dépôt choisi par Mme dentu dans une maison montée des propriétaires et elle seule avait la clé de ce dépôt où elle avait rassemblé les ouvrages qui n'étaient plus de vente courante."] ; VII : Compte Principal de Madame Dentu chez son mandataire M. Albert Baudry depuis le 10 décembre 1889 [ 4 feuillets in-4 sous chemise, daté du 31 mars 1892 ]

Nantes Association développement inventaire général 1984 -in-4 broché un volume, broché blanc in-quarto Editeur (paperback in-4 Editor)(30 x 21 cm), dos imprimé en noir, 1ère de couverture imprimée en rouge et blanc et illustrée d'une photographie en noir d'Ouvriers au travail à l'intérieur des Forges de Chateaubriant, toutes tranches lisses, orné de trés nombreuses illustrations in et hors-texte en noir et en couleurs, 295 pages, 1984 [Nantes] (2 allée du Commandant Charcot, 44035 cedex 01) : [Association développement inventaire général] Editeur,

Librairie Guimard
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Gilles Guimard

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