Livres

PDFTélécharger le pdf
Cabet ( Etienne )

Voyage en Icarie, Roman Philosophique et social.

Voyage en Icarie, Roman Philosophique et social.. Cabet ( Etienne )Voyage en Icarie, Roman Philosophique et social.. Cabet ( Etienne )Voyage en Icarie, Roman Philosophique et social.. Cabet ( Etienne )
Référence : 16909Langue : français
J. Mallet, Paris, 1842. Etat : . In-12, demi toile rubis sur cartonnage caillouté de même tons, dos et étiquette de titre brune, (2) f., vii, (5), 566, (1) p. Deuxième édition, la première avec ce titre et augmentée d'une nouvelle préface de l'auteur en date de 1842. Modeste reliure certes insolée en tranche, mais remarquable fraîcheur de la pagination.

-
L'aventure de l'ouvrage fondamental d'Étienne Cabet est une des plus intéressantes du XIXe siècle. Ce dijonnais, fils d'un maître-tonnelier, né en 1788 et mort à Saint-Louis (Missouri, USA) en 1856, était un théoricien politique français, classé parmi les socialistes utopiques par Karl Marx et Friedrich Engels, qui lui opposent un socialisme scientifique. C'est en 1840, à Londres, qu'il écrivit ce Voyage en Icarie (publié pour la première fois sous ce titre en 1842 et sous son véritable nom), description d'une cité idéale ; et fonda en 1848 une communauté utopique du même nom, Icarie, sur les bords de la rivière Rouge, au Texas. Son Voyage en Icarie est le plan détaillé d'une utopie communiste. Dans sa préface, Cabet le présente comme « un véritable traité de morale, de philosophie, d'économie sociale et politique », qu'il invite ses lecteurs à « relire souvent et étudier ». Les malheurs de l'humanité sont selon Cabet dus à la « mauvaise organisation de la Société », résultant dans son « vice principal », l'« Inégalité ». La première partie de Voyage en Icarie décrit un jeune aristocrate anglais découvrant sur l'île Icaria une « grande Nation organisée en Communauté », une république mais Cabet précise dans sa préface qu'il s'agit là d'une res publica au sens large : « Une Monarchie réellement représentative, démocratique, populaire, peut être mille fois préférable à une République artistocratique », explique-t-il. La deuxième partie de l'ouvrage, plus didactique, explique comment la transition s'est effectuée, d'une « grande et vieille Nation » en une « Communauté », grâce à un « Régime transitoire » démocratique. Cabet expose les théories et les doctrines du régime communautaire. Selon Cabet, les communistes sont les disciples, les imitateurs et les continuateurs de Jésus-Christ et des premiers Chrétiens, qui avaient eux-mêmes renoncé à la propriété individuelle. Cabet propose de revenir à ce communisme primitif en éliminant d abord ce qu'il voit comme la principale cause de la décadence actuelle, l'« Inégalité ». "( ) L'inégalité de fortune, la propriété et la monnaie, enfantent les privilèges et l'aristocratie, puis l'opulence et la misère, puis la mauvaise éducation, puis la cupidité et l'ambition, puis tous les vices et tous les crimes, puis tous les désordres et le chaos, puis toutes les calamités et toutes les catastrophes. Oui, examinez, réfléchissez, remontez, dans toutes les sociétés, à l'établissement de la propriété et de la monnaie, et surtout de l'illégalité illimitée de fortune, remontez de faits en faits, d'événements en événements, d'institutions en institutions, de législateurs en législateurs, de causes secondes en causes premières, de conséquences en principes, de nécessités en nécessités, de jour en jour et de siècle en siècle : vous trouverez toujours et partout, pour cause unique du mal, opulence et misère !" (Extrait) "Et par conséquent le remède, l'unique remède du mal, c'est la suppression de l'opulence et de la misère, c'est-à-dire l'établissement de l'égalité, de la communauté de biens et d'une bonne éducation. ( )" (Extrait) "Avec la communauté, plus de pauvres ni d'oisifs ; plus de crimes ni de supplices, plus d'impôts ni de police, plus de contestations ni de procès, plus d'inquiétudes ni de soucis ; tous les citoyens amis et frères ; tous non seulement heureux, mais également heureux !" (Extrait) L'histoire de la colonie d'Icarie aux États-Unis d'Amérique : Le 10 octobre 1847, environ 150 personnes réunies dans les locaux du journal Le Populaire votent l Acte de Constitution d Icarie , élisent comme président Étienne Cabet et établissent le bureau de l immigration Icarienne dans ces locaux. En décembre, Charles Sully est envoyé comme éclaireur pour préparer le terrain situé sur les rives de la Red River vers la ville de Cross Timber au Texas. Le 3 février 1848, 69 colons dirigés par Gouhenart, un peintre et marchand de tableaux, en l absence de Cabet qui purge une peine de prison embarquent au port du Havre. Ils n arrivent sur leur terrain qu en juin 1848 après une longue et pénible marche parce que la Red River n est pas praticable jusqu'à Cross Timber. Là, ils tentent d organiser leur communauté mais sont vite découragés par le climat malsain : plusieurs colons y meurent à cause de la fièvre paludéenne. Ils décident donc de se rendre en Nouvelle Orléans où, après avoir rencontré d autres colons Icariens embarqués le 15 octobre, le 2 et le 12 novembre à Bordeaux qui sont dans une situation identique à la leur, ils votent la dissolution de la communauté Icarienne. Cabet, dès son arrivée en Nouvelle Orléans le 19 janvier 1849, tente de reprendre les choses en main ; il convoque une assemblée générale grâce à laquelle il arrive à convaincre 280 hommes, 74 femmes et 64 enfants sur un total de 485 colons à poursuivre l aventure Icarienne. C est ainsi que le premier mai 1849 les colons arrivent dans l Illinois à la ville de Nauvoo fondée en 1840 par les Mormons qu'ils abandonnèrent par la suite. Le climat est sain et les terres son fertiles. Pendant l assemblée générale du 21 février 1850, les colons votent la constitution définitive de la communauté Icarienne. La communauté prospère et les colons, français comme américains affluent jusqu en décembre 1855. En effet, une crise interne due à l insurrection de plusieurs colons qui jugent Cabet trop autoritaire et le système qu il a mis en place trop liberticide, se résout par son départ, en octobre 1856, accompagné de 75 hommes, 47 femmes et 50 enfants, pour Saint Louis dans le New Bremen. C est là, peu après leur installation, que Cabet meurt d une attaque cérébrale. /////// The adventure of Étienne Cabet's fundamental work is one of the most interesting of the nineteenth century. This dijonnais, son of a master-cooper, born in 1788 and died in Saint-Louis (Missouri, USA) in 1856, was a French political theorist, classified among the utopian socialists by Karl Marx and Friedrich Engels, who oppose him a scientific socialism. It is in 1840, in London, that he wrote this Voyage en Icarie (published for the first time under this title in 1842 and under his real name), description of an ideal city; and founded in 1848 a utopian community of the same name, Icaria, on the banks of the Red River, Texas. His Journey to Icaria is the detailed plan of a communist utopia. In his preface, Cabet presents it as "a veritable treatise on morality, philosophy, social and political economy," which he invites his readers to "re-read often and study." The misfortunes of humanity are, according to Cabet, due to the "bad organization of the Society", resulting in "principal vice", "Inequality". The first part of Voyage en Icarie describes a young English aristocrat discovering on Icaria Island a "great Nation organized in Community", a republic but Cabet specifies in his preface that this is a res publica in the broad sense "A truly representative, democratic, popular Monarchy can be a thousand times better than an Artistocratic Republic," he says. The second part of the book, more didactic, explains how the transition was made, from a "big old nation" into a "community", thanks to a democratic "transitional regime". Cabet exposes the theories and doctrines of the community system. Mise à jour du Samedi 27 Juin 2026. Paiement PayPal immédiat, Mondial Relay pour : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (Communiquer votre point ou locker si connu). Une participation supplémentaire peut être demandée pour les colis lourds hors France où les envois compris entre 5 et 25 kg sont dégressifs : 2 à 4 kilogrammes - 7.99 / 5 à 10 kg - 15.99 / 15 -25 kg - 25.99. Certaines de nos collections ( Vian, Céline, Camus (...) peuvent être expédiées en Franco de port. Pour linternational hors Europe (Suisse, Canada, Japon, Etats-Unis, les frais dexpéditions peuvent varier selon le poids (mise à jour : 1 juin 2026).

125,00 €

Cet article vous est proposé par :

Artlink
Artlink

Moïse Lecomte

librairie@gmail.com

+33 47 78 70 476

Règlements :

PayPal, Chèque, Autres

Conditions de vente

Règlement immédiat par PAYPAL, virements acceptés. FRANCO DE PORT dès 30 euros d'achats en France. Nous privilégions la fiabilité de MONDIAL RELAY (Indiquer votre point retrait habituel). Une participation peut être demandée ponctuellement pour un envoi trop pondéreux. Votre versement est bloqué jusqu'à confirmation de bonne réception et conformité. CONTACT 7j/7 - librairie@gmail.com 0685628422.

4 articles avec le même titre

J. Mallet et Cie, 1942, in-12 rel. 1/2 bas. marron ( 11 x 17,5), VII-566 p., 2ème édition, bonne reliure d'époque, dos orné, bon état.

J. Maillet & Cie, éditeurs. 1842. In-8°, reliure demi-basane d'époque, dos orné de motifs décoratifs dorés. VII + 566 pages. 2è. édition, augmentée d'une préface inédite.

Librairie du Scalaire

Marc Malfant

Lyon, France

J. Mallet et Cie. 1842. In-12. Relié. Etat d'usage, Couv. légèrement pliée, Dos abîmé, Intérieur acceptable. 566 pages. Légères mouillures. Gardes marbrées. Titre et décor doré au dos. Trois photos disponibles.. . . . Classification Dewey : 840.08-XIX ème siècle

À explorer sur ce thème