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Référence : 3345Langue : français
1 blanc, titre, La de Salomon roi des Hébreux, bicolore rouge et noir et placée dans trois cercles concentriques, un pentacle en frontispice avec une alternance de signe cabalistiques et ésotériques, symboles des planètes, alterné des noms suivants Aglaton, Adonai, Elohim ; 41 feuillets, 1 blPetit in 4, en plein veau marbré, dos à quatre nerfs orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rougies, reliure usée et intérieur affecté d’une importante mouillure angulaire et d’une moisissure affectant la partie supérieure de la marge de fond dont la forme au fil du manuscrit évoque de manière parfois spectaculaire, visages et apparitions qui donne au grimoire une personnalité étonnante. Manuscrit écrit à la plume à l’encre noir et rouge (sang ?) pour le texte et les pentacles souvent intégralement en rouge. La structure du manuscrit suit dans l’esprit et la forme des copies connues des Clavicules de Salomon, mais s’en écarte singulièrement, surtout en fin de volume, avec notamment une étonnante invocation à Lucifer. L’illustration proprement dite se compose de 32 pentacles à mi-pages légendées par leur fonction, ainsi que la manière de les réaliser c’est-à-dire, avec du sang d’un animal sacrifié pour l’occasion servant à les tracer, sur un vélin, lui-même spécialement tanné sur la peau de l’animal désigné. Le bestiaire ainsi décrit est étendu, du plus accessible - sang de chien, chat, bœuf, blaireau, corbeau, poule noire - au plus baroque - tigre, lion, aigle, loup, ou baleine. Il en va de même pour le vélin qui doit être réalisé soit avec la peau d’un lièvre ou celle d’un chameau, d’un taureau ou d’un ours selon la nature et la puissance du pentacle. Les plumes utilisées sont pour les opérations de type maléfique ou violente, plumes de corbeaux ou de poules noires et pour les invocations moins sombres il faut utiliser une plume d’aigle ou d’oiseau blanc. La première partie du volume est un historique (ch.1 et 2) concernant la nature et la puissance de la Clavicule de Salomon, l’importance des astres et une mise en garde de l’observance stricte du rituel, pour tout imprudent qui s’aventurerait à pratiquer sans précautions préalables.A partir du chapitre trois, le manuscrit devient technique. Y sont décrits les arts, les oraisons et les invocations qui permettront à l’initié de mettre à son service les esprits intermédiaires et ainsi obtenir la puissance et le savoir universel. Le livre deuxième précise, les heures, les lieux et ses circonstances que l’on doit scrupuleusement respecter afin de pouvoir officier. Les éléments sont convoqués, l’eau l’air et le feu, la terre. Le chapitre trois donne le déroulé, le jeûne, les bains, les lieux et instruments nécessaires : « l’épée, le couteau, la baguette, la lanterne, le pot de terre, l’encensoir, les chandelles, les odeurs puantes et celles qui sont de bonnes senteurs, les cailloux et toupes et bouteilles contenant différents sangs d’animaux. » Il y est décrit les signes ésotériques dont doivent être ornées les épées les couteaux, poignards aiguilles, l’encensoir, la lanterne doivent être orné des mêmes signes magiques, les chandelles doivent être faites avec le sang et la graisse de moutons, les odeur positives sont détaillées « la marjolaine, le thym, l’aloès, la rose, de romarin… » ; les odeurs mauvaises comprennent « le crottin de cerf, les excréments de chèvre ou de fouine, le sycomore ». Les bouteilles de sang doivent être ornées de signes particuliers. Le manuscrit technique et précis détaille toutes les phases du rituel et la disposition des officiants, l’utilisation du parfum du feu, de la plume dont on se sert pour des opérations. Le manuscrit poursuit sur la description des couleurs et parchemins et une fois cette nomenclature achevée poursuit sur les esprits supérieurs et inférieurs. Les maitres sont : Lucifer, Belzébuth et Elestore. Chacun a un sigle assez particulier tracé au sang. Ces treize « intelligences » commandent leur pouvoir à une nuée d’esprits eux-mêmes ayant sous leurs ordres plusieurs dizaines de milliers d’esprits inférieurs. Le texte écrit intégralement en rouge donne la spécialisation de chacune de ces « intelligences ». Certaines ont le pouvoir d’invisibilité et d’autres de commander aux tempêtes ou de provoquer l’amour, ou encore de fournir fortune et pouvoir, de parler toutes les langues etc. Le livre quatre aborde les expériences et la manière d’utiliser les pentacles. Dans les cohortes accompagnant le rituel, les anges de la nuit et du jour sont décrits et citées, le maitre et ses disciples dans le chapitre sixième, jure de maintenir le secret absolu sur la nature du rituel contenu dans le manuscrit qui s’achève par ne étonnante invocation à Lucifer. Puis par une description de la manière dont celui-ci apparaitra aux fidèles : « Après toutes ces acclamations qui toutes désignent la grandeur et la puissance du Maitre de l’univers qu’il frappe l’air de sa baguette et tenant le pentacle dans la main appel l’esprit. (…) alors tu entendras un bruit sourd, un vent impétueux, suivra. Le tonnerre se fera entendre, alors l’Esprit t’apparaitra avec une figure agréable ou quelques fois monstrueuse. Prend l’encensoir et parfume le tour du cercle, demande ensuite ce que tu souhaites, il te satisfera, présente-lui alors le sang, la plume et le pentacle, il y apposera son seau et disparaitra avec le même bruit qui l’avait conduit. »Le manuscrit s’achève sur une prière à Belzébuth et un dernier avis.
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