Livres
-
Edition en partie originale s'ouvrant d'une introduction inédite d"'Albert Camus. Ensemble complet de ses deux volumes. Un des exemplaires du tirage numéroté. L'ouvrage recèle - ici en premier tirage - 43 illustrations à pleine-page par Edy-Legrand. ''Peintre de figures et de larges compositions, cet artiste est aussi renommé pour ses importantes décorations de paquebots français et de grands magasins parisiens. Il a largement contribué à la renaissance de l'illustration. [...]'' (in Bénézit). Le thème principal du roman est la séparation , développé au centre d'une histoire, qui se veut réaliste, aussi bien dans son décor, ses péripéties, la description clinique de la maladie que la variété des personnages qui la composent. Elle narre comment la peste se déclare non dans une cité imaginaire, mais à Oran, et comment cette ville sera alors coupée du monde et livrée à son malheur. Cependant, quelques hommes sauront, par leur révolte, opposer au mal la seule attitude possible. La Peste a été le fruit d'une lente maturation : des notes éparses, des lectures, des idées qui germent et, un jour, le romancier sait qu'il tient un sujet et se met au travail. Cela a peut-être commencé par la lecture de la célèbre conférence d'Antonin Artaud Le Théâtre et la Peste, prononcée en 1933 à la Sorbonne, et publiée en 1934 dans La Nouvelle Revue Française (reprise dans le Théâtre et son double). Pendant les années 1941 et 1942, une grande épidémie de typhus fait des ravages en Algérie et, par un hasard étrange, fournit à l'auteur un modèle bien réel. Les victimes sont nombreuses dans les villages et dans les quartiers musulmans. Des zones entières sont interdites, frappés de quarantaine, comme Oran dans le roman. ''Je veux exprimer au moyen de la peste l'étouffement dont nous avons souffert et l'atmosphère de menace et d'exil dans laquelle nous avons vécu. Je veux du même coup étendre cette interprétation à la notion d'existence en général''. (In Carnets). La peste, c'est-à-dire la terreur de la souffrance et de la mort, l'enfermement, l'exil, même s'il s'agit de l'exil chez soi, la séparation, tel est le lot des hommes. Ils peuvent s'y abandonner, s'avouer vaincus, y voir la main d'un dieu châtiant on ne sait quel péché, ou bien retrouver leur dignité et leur liberté par la révolte, et la solidarité...'' Monod I, Manuel de l'amateur de livres illustrés modernes, 2164 - Bénézit IV, Dictionnaire des peintres, p. 112 - Osterwalder II, Dictionnaire des illustrateurs, p. 1.006. Coupe affectant l'un des rhodoïds. De très rares feuillets sont pourvus de quelques rousseurs marginales. Du reste, très belle condition.
90,00 €
Cet article vous est proposé par :

06.84.15.59.05
Règlements :
PayPal, Chèque, Autres
Conditions de vente
Conformes aux usages de la profession.
945 articles avec le même titre
Estienne Binet (R. P. de la Compagnie de Jésus, Jésuite).
Remèdes souverains contre la peste et la mort soudaine. Avec des prières pour cet effect. Par le R. P. Estienne Binet, de la Compagnie de Jésus.1 900,00 €
1 volume in-12 (150 x 88 mm) de 6 ff. n. ch. et 248-(3) pages. Reliure strictement de l'époque (première reliure) en parchemin souple, titre à l'encre en haut du dos. Ecriture enfantine de l'époque (XVIIe s.) au second plat. Quelques ressauts de cahiers sans gravité. Bon papier. Collationné complet. Nouvelle édition parue un an après les premières éditions datées de 1628. Cet connut un succès considérable si l'on s'en tient au nombre d'éditions parues entre 1628 et 1629. Ainsi on répertorie une édition donnée à Vienne, par Jean Poyet (1628), à Besançon, par Denys Couché (1628), à Bourg-en-Bresse, par Jean Tainturier (1628), une édition de Grenoble, par Huet (1629) avec mention de troisième édition, à Lyon, chez François La Bottière (1629), à Pont-à-Mousson (sans nom, 1629), outre notre édition de Paris, chez Chappelet (1629). Il semblerait donc que la volonté ait été de disséminé jusqu'en province ce manuel à l'usage chrétien effrayé de la peste. La première édition semble être celle de Besançon (1628) dans laquelle l'imprimeur Denys Couché dédie son travail à la ville de Besançon, protégée du fléau de la peste par les prières publiques organisées par le gouverneur de la ville et les édiles publiques. Bien que présentes au catalogue collectif des bibliothèques de France, toutes ces éditions sont rares si l'on se réfère à leur quasi absence sur le marché du livre rare. Estienne Binet (1569-1639) est né à Dijon. Il occupa des rôles importants au sein de la Compagnie de Jésus. Condisciple de François de Sales, on lui doit plus d'une quarantaine d'ouvrages de piété. On a écrit de lui qu'il avait « un style clair et gracieux », d' « une spiritualité souriante » proche de celle de son ami de toujours François de Sales, son oeuvre abondante fournissant encore l'occasion d' « une lecture spirituelle à la fois plaisante et profitable ». Blaise Pascal est moins indulgent avec lui dans ses Provinciales : « Mais si vous voulez, mes Pères, avoir maintenant le plaisir de voir en peu de mots une conduite [...] qui porte véritablement le caractère de l'esprit de bouffonnerie, d'envie et de haine, je vous en donnerai des exemples. Et afin qu'ils vous soient plus connus et plus familiers, je les prendrai de vos écrits mêmes. Car, pour commencer par la manière indigne dont vos auteurs parlent des choses saintes, soit dans leurs railleries, soit dans leurs galanteries, soit dans leurs discours sérieux, trouvez-vous que tant de contes ridicules de votre Père Binet, dans sa Consolation des malades, soient fort propres au dessein qu'il avait pris de consoler chrétiennement ceux que Dieu afflige? [...] ». Il ne faut chercher aucune médecine du corps dans ces pages mais seulement une médecine de l'âme destinée à soulager les pêcheurs, à les entraîner au repentir et à la contrition, la peste, cette terrible maladie contagieuse, alors encore non explicitée, à les mener à la "bonne mort", digne, sereine. "L'ouvrage est écrit d'une plume assez différente, dans son expression, de celle qui rédigea Consolation et réjouissance. Elle est, dans l'ensemble, moins pittoresque, moins truculente, légèrement conventionnelle et académique ; celui qui attend de notre jésuite quelque description putride et vermineuse serait déçu. La décence règne d'un bout à l'autre et presque la mesure. Cependant l'ouvrage ne manque pas d'intérêt et mériterait d'être offert au public. Il offre des envolées et des tirades du meilleur effet. L'idée principale soutenue par le P. Binet anticipe sur les thèses de Leibniz au sujet de l'existence du meilleur des mondes possibles. L'optimisme chrétien est poussé à l'extrême du paradoxe : la peste est un bienfait. La terreur qu'elle inspire repose sur une erreur de jugement. Elle ouvre la porte du ciel à des milliers de gens qui, continuant de mener leur vie terrestre de pécheurs insouciants, risqueraient bien d'aller rôtir en enfer après leur mort. Elle est une bénédiction pour les enfants qui n'ont pas le temps de grandir et d'offenser le bon Dieu. Celui qui a le coeur droit, l'âme légère et l'esprit éclairé par la grâce n'a rien à redouter. Toute cette réflexion illustre parfaitement la doctrine du stoïcisme chrétien, très répandue chez les Jésuites. Sénèque est maintes fois cité. La prière vaut mieux que tous les aphorismes d'Hippocrate et toutes les recettes de médecine. [...]" (Consolation et réjouissance pour les malades et personnes affligées en forme ... Etienne Binet, Claude Louis-Combet, note subséquente). "La littérature vouée à l'évocation des grandes épidémies de peste, du XIVe au XVIIIe siècle, met ordinairement l'accent sur la détresse des populations frappées par ce fléau, contre lequel les ressources de la médecine s'avéraient totalement impuissantes. L'imagination de la peste a nourri non seulement l'angoisse des contemporains mais le pathos des artistes et des écrivains. A l'opposé de toute littérature doloriste, cet opuscule d'Etienne Binet, composé en temps et lieu de ravages pestilentiels, veut éveiller l'esprit du lecteur au jeu de la grâce qui se trame dans les malheurs de l'époque. Un optimisme radical court à travers ces pages qu'inspirent quelques vérités élémentaires de la foi chrétienne. Dieu ne peut vouloir le mal. La peste, dans son implacabilité destructrice, doit être déchiffrée comme un signe, un message que le Ciel adresse à l'humanité afin de la remettre sur la voie véritable du salut." (Présentation de l'édition présentée par Claude Louis-Combet, Editions Jérôme Millon, 1998). "Que craignez-vous, la mort, ou la peste, ou tous deux ? Avez-vous point honte de craindre ce que vos laquais bravent, et dont une chambrière de village se moque, et meurt toute debout, et les enfants mêmes s'en jouent dans le berceau. N'avez-vous pas bien autant de courage qu'un garçon de village, et mille femelettes qui ne daignent pas avoir peur. [...]" (extrait). Provenance : La Martinière (signature autographe sur la page de titre). Il pourrait s'agir, selon les dates et la thématique de l'ouvrage, de Pierre Martin de La Martinière (1634-1676 ? 1690 ?), physicien, chirurgien et voyageur né à Rouen. La Martinière a traité de la peste dans plusieurs de ses ouvrages notamment son Opérateur ingénu enseignant les vérités etc, avec un discours sur la maladie pestilente de l'année 1668. Dans cet ouvrage il y dénonce les charlatans parmi les opérateurs (médecins et chirurgiens). Il y propose des remèdes contre la peste. Bel exemplaire de cet ouvrage rare conservé dans sa première reliure

PHILIPPE Adrien - LEMONTEY Pierre Edouard - THUCYDIDE
Histoire de la peste noire (1346-1350) - La peste de Marseille et de la Provence (1720-1721) - La peste d'Athènes (430 av. J.-C.)25,00 €
Editions Laville, 2013, in-8 br. (15,5 x 24), 172 p., coll. "Témoignages", très bon état.
Christian Boyer
Rouen, David Ferrant, 1622. In-12 de (32)-295-(1) pp., errata.2 pièces reliées en 1 vol. in-12, veau fauve, dos orné à nerfs, titre doré, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque).

250,00 €
P., Lavillette et Compagnie, an 8 (1800), 2 vol. in-8°, (4)-xii-372-ii-(1) et (4)-294-vi pp, reliures demi-veau glacé carmin, dos lisses avec titres, tomaisons, fleurons et sextuples filets dorés, palettes en queue (rel. de l'époque), coiffes lég. abîmées, ors ternis, qqs marques au crayon bleu en marges, bon état. Rare
Paris, France
À explorer sur ce thème
Lancer une recherche sur cet auteur ?
Voir les 1 résultats pour « CAMUS (Albert) - EDY-LEGRAND (pseud. d'Edouard-Léon-Louis WARCHAWSKY, ill. de). »Cet article est répertorié dans :
- Camus Albert


