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Référence : 1689

Abbé Blache

Recueil de pièces manuscrites et imprimées relatif à l'histoire de l'abbé Blache, dans lequel se trouve d'importantes transcriptions d'interrogatoires menés par les jésuites sur la personne de représentants du mouvement janséniste.

1763 In-4 en plein-veau usagé, dos à 5 nerfs portant mention "Blache tome II".

Le mélange débute par un compte-rendu imprimé de l'histoire de Blache et des pièces trouvées par le commissaire du Parlement au Collège Louis le Grand en 1763 (118 p.).Suivi de plusieurs centaines de pages manuscrites de l'époque (1704) d'interrogatoires faits dans la salle basse du château de la Bastille : confirmation de l'existence de réseaux, identités se dissimulant sous de nombreux pseudonymes, intentions secrètes de la cabale janséniste, etc.Seconde pièce imprimée : "Déposition juridique de l'abbé Blache pour rendre témoignage de deux miracles que le ciel a bien voulu faire en sa faveur par l'intercession du serviteur de Dieu Vincent de Paul, lorsque le déposant était détenu prisonnier injustement dans un cachot de la prison à Saint-Lazare-lès-Paris", 1706 (20 p.)Suivi à son tour d'une très volumineuse suite de descriptions de documents transcrits en tout ou partie, et d'une suite de mémoires, plaidoyers, contre-mémoires, etc., concernant la très enchevêtrée Affaire Blache.L'ensemble s'achève par une copie (brouillon ?) d'une lettre de l'abbé Blache à Madame de Maintenon contre le Père Lachaise : "en luy envoyant un placet au Roy, contre le Père La Chaise, confesseur de sa majesté qui doit faire bannir les jésuites hors du Royaume pour la seconde et dernière fois pour le mesme fait qui les fit bannir par arrest du Parlement de Paris du 29 décembre 1594. En date du 18 mars 1709."Le Père Blache était persuadé qu'un complot visait à empoisonner le roi Louis XIV.Fascinant ensemble de pièces concernant la lutte sans merci opposant les courants janséniste et jésuitique à la fin du XVIIe siècle.

Recueil de pièces manuscrites et imprimées relatif à l'histoire de l'abbé Blache, dans lequel se trouve d'importantes transcriptions d'interrogatoires menés par les jésuites sur la personne de représentants du mouvement janséniste.Recueil de pièces manuscrites et imprimées relatif à l'histoire de l'abbé Blache, dans lequel se trouve d'importantes transcriptions d'interrogatoires menés par les jésuites sur la personne de représentants du mouvement janséniste.Recueil de pièces manuscrites et imprimées relatif à l'histoire de l'abbé Blache, dans lequel se trouve d'importantes transcriptions d'interrogatoires menés par les jésuites sur la personne de représentants du mouvement janséniste.Recueil de pièces manuscrites et imprimées relatif à l'histoire de l'abbé Blache, dans lequel se trouve d'importantes transcriptions d'interrogatoires menés par les jésuites sur la personne de représentants du mouvement janséniste.
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Paris, France

1 200,00 €

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Référence : 2773

BONDU (Louis)

Manuscrits autographes en partie inédits de Louis BONDU « Les Vendéens dans la Sarthe en 1793 à 1798 »

1869, Deux volumes in4 demi-vélin, dos plat pièce de titre en maroquin tabac, papier fin, abondemment truffé de courrier et documents originaux récoltés par l’auteur de cette recherche. TI : 322pp ; TII : 273pp

Un passionnant et méticuleux travail de recherche directement puisé sur les documents originaux ou recueillis auprès des témoins oculaires des évènements. L’ensemble de ces pièces inédites conservées par le Docteur Lucien Graux sur cette période douloureuse de notre histoire est d’un intérêt historique évident. Et apporte à ce débat, toujours vif, des éléments de réponse. L’auteur Louis BONDU historien, spécialiste des guerres de Vendée a entrepris un ambitieux travail de reconstitution historique sur la réalité des massacres perpétrés en Vendée sous la révolution : reconstitution des faits d’après les témoignages de témoins oculaires recueillis dans les années 1840 ; confrontation des contradictions et invraisemblances afin de démêler le vrai du faux, tel est le travail auquel l’historien s'est livré durant de nombreuses années. La plupart des documents contenus dans ces deux volumes concernent le seul rapport officiel commandé en décembre 1793 par l'Assemblée nationale sur la réalité des massacres du Mans. Ce rapport forcément partial ne fut jamais publié dans son intégralité, donnant lieu à toutes les polémiques passionnées que l’on peut imaginer. Au long de plus de 200 documents, que Louis Bondu a patiemment recopié ou inséré dans ces albums, se dessinent les contours d’une réalité douloureuse. Combien de femmes, d’enfants massacrés au Mans ? Combien de morts de maladie et de faim ? Combien de morts républicains ? Qu’est-il advenu des blessés ? y a t-il eu véritablement massacre dans les hôpitaux ? Les femmes furent-elles fusillées par paquets de trente ? Qu’en est-il de la réalité des tortures infligées de part et d’autre ? Autant de questions que Louis BONDU décida d’affronter et auxquelles il tenta de répondre avant que « des évènements » extérieurs ne l’empêchent de publier ses travaux. Ce passionnant ensemble conservé dans une demi-reliure de vélin blanc, provient des archives du Docteur Lucien Graux, célèbre bibliophile et collectionneur français décédé sous l’occupation.

Manuscrits autographes en partie inédits de Louis BONDU « Les Vendéens dans la Sarthe en 1793 à 1798 »Manuscrits autographes en partie inédits de Louis BONDU « Les Vendéens dans la Sarthe en 1793 à 1798 »Manuscrits autographes en partie inédits de Louis BONDU « Les Vendéens dans la Sarthe en 1793 à 1798 »Manuscrits autographes en partie inédits de Louis BONDU « Les Vendéens dans la Sarthe en 1793 à 1798 »
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

1 500,00 €

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Référence : 3129

BORY DE SAINT-VINCENT, Jean-Baptiste (1778-1846) à TRISTAN, Flora (1803-1844)

[Correspondance] La rencontre de deux destins hors du commun

1838-1842 Une correspondance adressée à la femme de lettre féministe socialiste française, l’une des figures majeure du socialisme utopique du XIXe siècle, Flora Tristan (7 avril 1803 – 14 novembre 1844)Ensemble de 5 lettres adressées à Flora TRISTAN, formant 9 pages in4, in8 et in12, Alger, Paris et s.l, 1838-1842 et s.d.Adresses aux versos des seconds feuillets avec marques postales.Bory de Saint Vincent écrit ces lettres à Flora Tristan alors qu’elle a déjà pris contact avec Charles Fourier et travaille à son maître ouvrage.Elle publie en 1838 « Méphis » en deux volumes et vient de survivre à une tentative d’assassinat en 1839 par son ex-mari. Ses « Promenades dans Londres » en 1840 lui ont fait prendre conscience du prolétariat anglais l’amenant à publier en 1843 l’union ouvrière dans lequel se trouve cet adage célèbre « Prolétaires de tous les pays unissez vous ».La rencontre qu’elle fit avec Prosper Enfantin, qu’évoque Bory de Saint Vincent, eut une influence considérable sur la nature de ses réflexions.Bory de Saint Vincent va le lui présenter lors d’un dîner philosophique. Il évoque leurs « explorations ethnologiques » à Oran et ajoute « Je doute qu’il s’occupe encore de faire du saintsimonisme et des Religions. Il donne dans le positif, anime beaucoup de tables [...] ».

« Très belle paria,que pensez vous de moi, sinon que je puis vous oublier ? »Si vous aviez cependant une petite idée de votre valeur, vous n’auriez pas de ces idées là. Depuis que je vous ai vu, j’ai été non seulement fort occupé, mais un peu indisposé et ne suis presque pas sorti. Je ne voulais pas vous porter une figure blème, une humeur triste, bref tous les symptômes d’un malade. Ce temps là me tue au moral et au physique. Il me faudrait de la chaleur, du soleil, et vos beaux yeux pour me remettre. (…) » (sd, 42 ?). « Très aimable philosophe, (...) ». « Belle gazelle, vous voyez que je suis bien occupé, non seulement pour ne pas avoir été vous voir encore dans votre cherche-midi, mais encore pour demeurer à Paris aujourd’hui, où mes enfants voudraient que pour profiter des vacances, je les conduisisse à la campagne. Je ne puis en vérité de quinze jours encore aller de vos cotés. »BORY DE SAINT-VINCENT, Jean-Baptiste, naturaliste, aventurier, grand voyageur et soldat a eu plusieurs vies, après plusieurs publications savantes, il s’engage dans les armées de la révolutions en 1799, participe a une campagne scientifique en Australie, a la suite de pérégrinations chaotiques on le retrouve dans l’ile de la Réunion où en 1801 il commet la première ascension scientifique du Python de la fournaise. Il est de retour en France en 1802, il s’engage comme capitaine, en tant que dragon de régiment de cavalerie, il suivra la plupart des campagnes napoléoniennes, Austerlitz, Iéna, Friedland.Il continue parallèlement à se livrer à cette révolution scientifique.Il continue parallèlement à se livrer à cette révolution scientifique. Actif pendant les 100 jours, il est balayé par le retour de Louis XVIII.Écarté de tout poste de responsabilité, il se décide en 1822 à rédiger son dictionnaire d’histoire naturelle en 17 volumes.En 1829, il fait partie de l’expédition de Morée, ses descriptions scientifiques d’une extrême importance et d’une qualité inédite jusqu’alors lui valent un retour aux affaires publiques.Il combat sur les barricades du Faubourg St germain et à l’Hôtel de ville.Après les trois glorieuses Bory est enfin après 15 ans réintégré dans l’armée à son grade de colonel. Élu député en 1831, il est finalement élu membre de l’académie des science en 1834.En 1839, il prend la tête d’une commission d’exploration scientifique en Algérie afin d’établir des travaux de même type que ceux en Égypte et en Morée.Bory décède à Paris en 1846.Notons également que Bory fut l’un des concepteurs de la théorise transformiste de Lamarck, défenseur de la génération spontanée, il fut un opposant de premier plan à l’esclavagisme, Victor Schoelcher le site comme l’un de ses soutiens en faveur de l’abolition.

[Correspondance] La rencontre de deux destins hors du commun[Correspondance] La rencontre de deux destins hors du commun[Correspondance] La rencontre de deux destins hors du commun[Correspondance] La rencontre de deux destins hors du commun
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Paris, France

1 000,00 €

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Référence : 3054

CHARMOLUE (Guillaume)

Grande initiale « B » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?)

Paris, Circa 1550 Initiale « B » enluminée sur vélin dimension de l'initiale 72 x 68 mm ; dimensions du fragment : 112 x 122 mm. Initiale à l'or bruni discrètement encadré de rouge sur fond bleu avec rehauts blancs, bordure sur fond criblé avec décor de feuilles d'acanthe bleue soulignées de blanc et petits disques à l'or bruni.Au dos une écriture gothique, avec une belle petite lettrine rouge ornementée en l'encre bleue.

Une délicate lettrine extraite d’un graduel monumental de l’ordre des célestins peint par l’enlumineur Guillaume Charmolue. Contrairement à l’immense majorité des peintres enlumineurs Guillaume Charmolue est connu pour avoir réalisé de somptueuses ornementations sur plusieurs manuscrits appartenant à l’ordre des célestins. Plusieurs fois documenté il est même représenté au naturel dans deux manuscrits. L’un à la « Free Library of Philadelphia manuscripts collection » (10072) où son nom est inscrit sur sa manche et à Munich (BSB, clm, 1007) où on voit l’enlumineur représenté à genoux devant Saint Benoit. Dans plusieurs œuvres Charmolue signe son travail, à Munich notamment : folio 185. « Hugus voluminis scriptor F. Guillelmus Charmolue »A une date indéterminé, postérieure à la dissolution de l’ordre mais antérieure à la révolution française ces ouvrages monumentaux, graduels et antiphonaires, furent détruits et parfois dépecés. Les fragments de ces grands manuscrits sont présents de nombreuses bibliothèques tant en Europe qu’aux Etats Unis. Il arrive parfois que certaines lettrines apparaissent au hasard de ventes aux enchères ce qui est le cas ici. L’ordre des célestins qui avaient pour armoiries d’azur à une longue croix entortillée d’une S d’argent et accostée de deux fleurs de lys d’or, avait été anoblie par Philippe Le Bel. Comme le précise Saffroy : « Les célestins poussèrent si loin le désordre et l’immoralité qu’en 1778 on fut contraint de les supprimer ; ils obtinrent plus tard de rentrer dans leur couvents. » Ces miniatures d’une grande fraicheur sont caractéristiques de la maitrise et de la délicatesse dont faisait preuve Charmolue tant dans l’application de l’or à la feuille que dans la réalisation se ces petites marges sur fond criblés qui son tune sorte de signature. Ses oeuvres sont conservées à la Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque de l’arsenal à Paris ; Bsb Munich, Stuttgart, Paul Getty Museum de Malibu, New Yorks Columbia university. Le plus important ensemble de fragments est conservées à la Bayerischen StaatsBibliothek ( Fragment aus Marcoussis, Eingeklebt in handschriften –Heute bsb)

Grande initiale « B » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?) Grande initiale « B » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?)
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

800,00 €

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Référence : 3052

CHARMOLUE (Guillaume)

Grande initiale « E » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?)

Paris, Circa 1550 Initiale « E » enluminée sur vélin dimension de l'initiale 72 x 68 mm ; dimensions du fragment : 112 x 122 mm. Initiale à l'or bruni discrètement encadré de rouge sur fond bleu avec rehauts blancs, bordure sur fond criblé avec décor de feuilles d'acanthe bleues soulignées de blanc et petits disques à l'or bruni.Au dos une large écriture gothique à l'encre rouge et noire, fragment de lettrine noire avec un fond bleu, musique notée carrée sur portées tracées à l'encre rouge.

Une délicate lettrine extraite d’un graduel monumental de l’ordre des célestins peint par l’enlumineur Guillaume Charmolue. Contrairement à l’immense majorité des peintres enlumineurs Guillaume Charmolue est connu pour avoir réalisé de somptueuses ornementations sur plusieurs manuscrits appartenant à l’ordre des célestins. Plusieurs fois documenté il est même représenté au naturel dans deux manuscrits. L’un à la « Free Library of Philadelphia manuscripts collection » (10072) où son nom est inscrit sur sa manche et à Munich (BSB, clm, 1007) où on voit l’enlumineur représenté à genoux devant Saint Benoit. Dans plusieurs œuvres Charmolue signe son travail, à Munich notamment : folio 185. « Hugus voluminis scriptor F. Guillelmus Charmolue »A une date indéterminé, postérieure à la dissolution de l’ordre mais antérieure à la révolution française ces ouvrages monumentaux, graduels et antiphonaires, furent détruits et parfois dépecés. Les fragments de ces grands manuscrits sont présents de nombreuses bibliothèques tant en Europe qu’aux Etats UnisIl arrive parfois que certaines lettrines apparaissent au hasard de ventes aux enchères ce qui est le cas ici L’ordre des célestins qui avaient pour armoiries d’azur à une longue croix entortillée d’une S d’argent et accostée de deux fleurs de lys d’or, avait été anoblie par Philippe Le Bel. Comme le précise Saffroy : « Les célestins poussèrent si loin le désordre et l’immoralité qu’en 1778 on fut contraint de les supprimer ; ils obtinrent plus tard de rentrer dans leur couvents. » Ces miniatures d’une grande fraicheur sont caractéristiques de la maitrise et de la délicatesse dont faisait preuve Charmolue tant dans l’application de l’or à la feuille que dans la réalisation se ces petites marges sur fond criblés qui son tune sorte de signature. Ses oeuvres sont conservées à la Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque de l’arsenal à Paris ; Bsb Munich, Stuttgart, Paul Getty Museum de Malibu, New Yorks Columbia university. Le plus important ensemble de fragments est conservées à la Bayerischen StaatsBibliothek ( Fragment aus Marcoussis, Eingeklebt in handschriften –Heute bsb)

Grande initiale « E » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?) Grande initiale « E » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?)
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

800,00 €

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Référence : 3053

CHARMOLUE (Guillaume)

Grande initiale « S » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?)

Paris, Circa 1550 Initiale « S » enluminée sur vélin dimension de l'initiale 72 x 68 mm ; dimensions du fragment : 112 x 122 mm. Initiale à l'or bruni discrètement encadré de rouge sur fond bleu avec rehauts blancs, bordure sur fond criblé avec décor de feuilles d'acanthe violines et vieux rose soulignées de blanc et petits disques à l'or bruni.Musique notée carrée sur portées tracées à l'encre rouge sous la lettrine. Au dos une large écriture gothique, à l'encre noire.

Une délicate lettrine extraite d’un graduel monumental de l’ordre des célestins peint par l’enlumineur Guillaume Charmolue. Contrairement à l’immense majorité des peintres enlumineurs Guillaume Charmolue est connu pour avoir réalisé de somptueuses ornementations sur plusieurs manuscrits appartenant à l’ordre des célestins. Plusieurs fois documenté il est même représenté au naturel dans deux manuscrits. L’un à la « Free Library of Philadelphia manuscripts collection » (10072) où son nom est inscrit sur sa manche et à Munich (BSB, clm, 1007) où on voit l’enlumineur représenté à genoux devant Saint Benoit. Dans plusieurs œuvres Charmolue signe son travail, à Munich notamment : folio 185. « Hugus voluminis scriptor F. Guillelmus Charmolue »A une date indéterminé, postérieure à la dissolution de l’ordre mais antérieure à la révolution française ces ouvrages monumentaux, graduels et antiphonaires, furent détruits et parfois dépecés. Les fragments de ces grands manuscrits sont présents de nombreuses bibliothèques tant en Europe qu’aux Etats UnisIl arrive parfois que certaines lettrines apparaissent au hasard de ventes aux enchères ce qui est le cas ici L’ordre des célestins qui avaient pour armoiries d’azur à une longue croix entortillée d’une S d’argent et accostée de deux fleurs de lys d’or, avait été anoblie par Philippe Le Bel. Comme le précise Saffroy : « Les célestins poussèrent si loin le désordre et l’immoralité qu’en 1778 on fut contraint de les supprimer ; ils obtinrent plus tard de rentrer dans leur couvents. » Ces miniatures d’une grande fraicheur sont caractéristiques de la maitrise et de la délicatesse dont faisait preuve Charmolue tant dans l’application de l’or à la feuille que dans la réalisation se ces petites marges sur fond criblés qui son tune sorte de signature. Ses oeuvres sont conservées à la Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque de l’arsenal à Paris ; Bsb Munich, Stuttgart, Paul Getty Museum de Malibu, New Yorks Columbia university. Le plus important ensemble de fragments est conservées à la Bayerischen StaatsBibliothek ( Fragment aus Marcoussis, Eingeklebt in handschriften –Heute bsb)

Grande initiale « S » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?) Grande initiale « S » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?)
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Paris, France

1 000,00 €

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Référence : 3016

[ Condé, Prince de - Baronne de FEUCHÈRE } GATIGNY, intendant du duc de Bourbon.

Lettre de chantage adressée à Louis Henri Joseph, Duc de Bourbon puis Prince de Condé (1756-1830)L.A.S. adressé au duc de Bourbon " en son château de Chantilly".

Paris, 23 janvier 1830.

2 pp. in-4 manuscrit à la plume, d’une calligraphie particulièrement soignée. Adresse au verso du second feuillet avec marques postales et cachet de cire rouge armorié.« A son Altesse Royale Monseigneur le Duc de Bourbon en son Château de Chantilly, Oise » Le maître chanteur est le fils de l’ancien intendant du Prince de Condé : De Gatigny, s’estimant lésé et injustement remercié, il révèle posséder la correspondance échangée entre le Duc et son père, ainsi que la correspondance entre Mme de Feuchère et son père. Il réclame un versement dans les dix jours (souligné) d’une somme de 50 000 francs (souligné) sou peine de quoi il se verrait contraint de publier dans les douze jours l’intégralité de ces documents qu’il se propose de diffuser auprès des journaux et des divers souverain d’Europe. Madame de Feuchère est une ancienne prostituée (Sophie Dawes) dont le Duc de Bourbon avait fait sa maîtresse durant son exil à Londres. Âgée de 20 ans, la très jeune et jolie servante anglaise fut mariée sur recommandation du Duc de Bourbon à Monsieur le Baron de Feuchère. Ayant découvert la véritable identité de son épouse, le Baron de Feuchère obtint la rupture de son mariage et une réparation qui fit scandale à l’époque. En 1829, le Duc de Bourbon, fit un lègue énorme à la Baronne de Feuchère : 2 millions de francs, les châteaux et propriétés de Saint-Leu, Taverny, Enghien, Montmorency, Mortefontaine, le pavillon du palais Bourbon et le Château d’Ecouen. En 1830, soit 7 mois après notre lettre le Duc de Bourbon est retrouvé pendu à l’espagnolette d’une fenêtre, ses pieds touchaient encore terre. La Baronne de Feuchère fut inquiétée, en allant jusqu’à soupçonner un jeu érotique ayant mal tourné, puis les charges furent abandonnées et l’on conclut à un suicide. Le style particulièrement fleuri de l’auteur de cette lettre, son écriture calligraphiée rend encore plus épouvantable, cet incroyable document concernant le dernier des Bourbons.

Lettre de chantage adressée à Louis Henri Joseph, Duc de Bourbon puis Prince de Condé (1756-1830)L.A.S. adressé au duc de Bourbon " en son château de Chantilly". Lettre de chantage adressée à Louis Henri Joseph, Duc de Bourbon puis Prince de Condé (1756-1830)L.A.S. adressé au duc de Bourbon " en son château de Chantilly". Lettre de chantage adressée à Louis Henri Joseph, Duc de Bourbon puis Prince de Condé (1756-1830)L.A.S. adressé au duc de Bourbon " en son château de Chantilly". Lettre de chantage adressée à Louis Henri Joseph, Duc de Bourbon puis Prince de Condé (1756-1830)L.A.S. adressé au duc de Bourbon " en son château de Chantilly".
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Paris, France

1 000,00 €

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Référence : 2998

DAUMIER (Honoré)

Album de 39 dessins au crayon de la serie des « Representans representes »

Album romantique de 205x260 mm, relie en basane maroquinee verte portant en super- libros sur le premier plat « Album ». Il se compose de feuillets de papier fort bleu montes sur onglets. Sur le verso de la premiere page, une table des matieres manuscrite.Les dessins au nombre de 39 sont colles a pleine page et certains d’entre eux sont decoupes, amputant une partie du dessin, ou sommairement replies en haut ou en bas. Certains dessins decoupes dans leur partie inferieure laissent deviner des ecritures au crayon qui ont ete otees. Un seul dessin, celui d’Anthony Thouret comporte une legende manuscrite.Le papier utilise est un papier fin, hativement decoupe. La plupart des dessins ont ete plies en deux ou en quatre. Certains semblent avoir ete mis sous enveloppe , certains ont ete dechires en tout ou partie puis recolles avec une bande en papier.

L’avenement de la republique en 1848 libere provisoirement la presse du joug de la censure.Une opportunite dont le journal satirique «Le charivari » s’empare immediatement pour entreprendre une charge vigoureuse contre les representants de la nation.Via le crayon feroce de Daumier le journal publie ainsi une galerie de portraits des elus de l’extreme gauche a l’extreme droite.Les «Representants representes». Publie de 1848 a 1849 dans les pages du journal puis sous forme d’album lithographie.La publication se deroulera a un rythme effrene offrant au public souvent pour la premiere fois la binette des representants a une epoque ou la photographie ne circule pas encore dans la presse. L’extreme dexterite d’Honore Daumier, son incomparable talent de dessinateur, atteint ici un sommet.Charles Baudelaire dans les curiosites esthetiques apparu chez Michel epi en 1868 exprima de facon incomparable la puissance singuliere de cette entreprise :« L’artiste y revela une intelligence merveilleuse du portrait ; tout en chargeant et en exagerant les traits originaux, il est si sincerement reste dans la nature, que ces morceaux peuvent servir de modele a tous les portraitistes.Toutes les pauvretes de l’esprit, tous les ridicules, toutes les manies de l’intelligence, tous les vices du cœur se lisent et se font voir clairement sur ces visages animalises ; et en meme temps, tout est dessine et accentue largement. Daumier fut a la fois souple comme un artiste et exact comme Lavater. (...).»Les temoignages de contemporains rapportent que Daumier travaillait a meme la pierre representant a l’envers les personnages.Il n’existait jusqu’a present aucune traces d’un travail preparatoire a ces publications. C’est cette lacune que comble le present album compose de 39 dessins avant impression emanant archives du Charivari.A cet ensemble exceptionnel nous joignons un album imprime sur blanc de la serie des «representants representes» augmente de deux tirages refuses et de sept epreuves sur blanc avant la lettre suivit de la serie de «Physionnomies de l’assemblee» imprimee sur blanc portant un timbre fiscal a 5 centimes.

Album de 39 dessins au crayon de la serie des « Representans representes »Album de 39 dessins au crayon de la serie des « Representans representes »Album de 39 dessins au crayon de la serie des « Representans representes »Album de 39 dessins au crayon de la serie des « Representans representes »
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

40 000,00 €

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Référence : 2884

François NOEL

[Manuscrit original autographe inédit] « Des nombres en général » Recherches philologiques & littéraires sur les nombres

Arnheim, 1799- 1815, Manuscrit constitué de feuillets de récupération, découpés et assemblés en cahiers reliés dans un petit in-8 en demi-veau miel. Un volume sur le thème des nombres.

NOEL (François Joseph Michel), né en 1756 dans un milieu très modeste (son père était fripier), décédé en 1841, a eu une destinée hors du commun. Enfant surdoué il est admis au collège Louis-Le-grand ou il est le condisciple de Robespierre. Ordonné prêtre il commence une carrière d’enseignant agrégé (1779-1782), puis il enseigne la grammaire au collège Louis-Le-Grand. Dans le même temps, il entreprend une carrière littéraire et publie « poésie et pièces d’éloquence ». Emporté par l’idéal révolutionnaire. Il renonce à son état ecclésiastique en 1791, démissionne de son poste et devient un fervent défenseur de la révolution dans le journal « La Chronique » (1792). Fin 1792 il entre au ministère des affaires étrangères à Londres. Puis à la Haye en tant que ministre plénipotentiaire. Il échappe à la guillotine suite à l’intervention de son ami Robespierre. Il traverse alors la révolution française, le consulat et l’empire en menant une fulgurante carrière. A la chute de l’empire il sera mis à l’écart ce qui ne l’empêchera pas de produire à rythme soutenu de nombreux ouvrages de philologie et littérature. L’œuvre de François NOEL est importante, il laisse plus de 80 titres s’adressant aussi bien à la littérature et l’enseignement, qu’aux langues étrangères. Ces manuscrits font parti d’découverte de ces manuscrits inédits révèle une facette inattendue de l’inspecteur général. Celui d’un amoureux de la langue et des mots, un esprit curieux et original, voir fantasque qui eut put trouver sa place plus d’un siècle plus tard auprès de Raymond Quenaud et Georges Perec au sein de l’Oulipo.

[Manuscrit original autographe inédit]  «  Des nombres en général »  Recherches philologiques & littéraires sur les nombres
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

350,00 €

Livres

Référence : 3126

JACOBUS MATHEY dit Jacquet Maci

Grande majuscule « F » ornée

Première moitié du XIVe siècle 1851 Lettre ornée sur vélin (18,5x16,5 cm) extraite d’une page d’antiphonaire ou graduel, musique notée sur une portée à 4 lignes. Grande initiale F (17,3x10,5 cm) décorée aux gouaches et à l’encre à motifs abstraits bleus et vermillons pour la hampe et à l’encre vermillon verte et bleue pour les motifs ornementaux couvrant l’espace intérieur et les prolongation marginales.

Initiale ornée par l’enlumineur ornemaniste Jacobus Mathey / Jacquet Maci. L’identité de cet artiste a été établit par Mr François Avril à la suite d’un travail comparatif de trois manuscrits caractèristiques du style du peintre : Le Missel de la Saint Chapelle conservé à la Bibliothèque municipale de Lyon ; Un épistolier (MS.YATES. THOMSON 34) du British Museum, et un important Evangéliaire (MS 161) de la Bibliotheque de l’Arselal. Cf F. Avril « Trois manuscrits de l’entourage de Jean Pucelle », Revue de l’art n°9, 1970, p 37 – 48. D’une habileté de plume exceptionnelle et d’une minutie caractéristique, l’art de Jacobus Mathey s’exprime par un foisonnement de filigranes disposés en volutes, tracés d’une fine plume à l’encre vermillon créant un effet de tourbillons relevés de petits cercles à l’encre verte. Le centre de la lettre étant occupée par une petite rosace dessinée à l’encre bleue. Ce motif central est une sorte de signature de l’artiste qui utilise parfois un aigle héraldique ou comme c’est le cas ici, une figure géométrique ayant pour but d’attirer l’œil au centre de la composition. Ce style poussant l’art de la plume jusqu’à l’envahissement est une marque de fabrique de l’artiste. L’identité de Jacquet Maci nous est connue par une mention se trouvant dans la bible de Billyng , enluminée par Jean Pucelle, datée de 1328 (BNF ; Latin 1135) : « Jehan Pucelle, Anciau de Sens, Jacquet Maci, ils ont enluminé ce livre ci. Ceste lingne de vermillon que vees fu ecriste en lan mcccxxvii, en un jeudi darrenier jour davril veille de mai V°5 die » La place qu’occupe Jacquet Maci auprès du peintre Jean Pucelle indique l’importance accordée au travail de plume de l’artiste ornemaniste. François Avril a pu de manière définitive établir que les enlumineurs Jacquet Maci et Jacobus Mathey sont la même et unique personne. Dans une importante communication publiée en 1971 dans le bulletin monumentale tome 129 n°4 année 1971 p249-264 : « Un enlumineur ornemaniste parisien de la première moitié du XIVe siècle : Jacobus Mathey, Jaquet Maci ».Cet article a établit par là le statut de l’artiste ornemaniste dans la hiérarchie des intervenants dans la confection de manuscrits précieux. C’est à dire un statut d’égale importance à celui des peintres en manuscrit. Jacobus Mathey est à ce titre avec Jean Pucelle à qui il a été plusieurs fois associé, l’un des acteurs majeur du renouveau de l’art de l’enluminure de la première moitié du XIVe siècle.

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L'Oeil de Mercure
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Paris, France

5 000,00 €

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Référence : 3205

[Jean-Baptiste Le Marinier, Chevalier de CANY, Commandeur de l’Ordre de Malte (1645-1689)]

« Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de Jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ».

Circa 1688 Manuscrit composé de 15 cahiers assemblés par des lacets et reliés entre eux par une cordelette de lin (177 feuillets in-folio (230 x 355 mm). Calligraphie très lisible, écrite à l’encre noire et à l’encre rouge, réglé au crayon en marge. Quelques déchirures, manques dans les premiers feuillets. Manuscrit très fortement raturé et surchargé. Composition - Avant-propos, 6ff.- Suivi de : « Formulaire de la profession reguliere des Chevaliers de Malte » (à l’encre rouge) 1ff.- Suivi de : « Oraisons que le prestre dit avant la profession ». En latin aux encres rouges et noires, 2ff.- Suivi de : « La forme de Donner l’ordre de Chevalerie, Les oraisons finies, le prestre commence la messe et sarreste avant levangil alors celui quy se dispose a recevoir l’habit se leve de devant l’autel, et va se mettre a genoux devant le chevalier quy la luy doit donner : pour en recevoir premierement lordre de chevalerie lequel luy dit (…), 4ff.- Suivi de : « Troisieme section contenant les paroles qui se prononcent en faisant les vœux », 1page. - suivi de : « Quatrième section contenant la forme de donner la croix et l’habit régulier de l’ordre et les oraisons quiserecitent pour conclusion de la cérémonie » 2 ff.- Suivi de : « Oraison après profession » (à genoux devant l’autel), 3ff.- Suivi de : « Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ». 326 pages numérotées, dont les 4 derniers blancs. Le dernier marqué au verso d’une autre écriture : « Recu Ch de Malthe dan langue de provence le premier 7 bre 1572. »Défauts : Saut de pagination entre la dernière page de table marquée 293 à la partie commençant par : « réflexion d’un chevalier » paginée 303.

I – Historique de l’ordre de malte L’Ordre de chevalerie le plus ancien au monde : il fut créé en 1048. L’ordre dont le symbole est la croix blanche à huit pointes se donnera pour but la défense militaire des malades et des pèlerins lors des croisades. Sa double vocation militaire et hospitalière se verra confirmée au fil des siècles par la refonte en une seule entité des anciennes confréries de l’ordre des Templiers et des Antonins. Basé dans l’ile de Malte l’Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte eut au cours des XVIe et XVIIe siècles un rôle essentiel dans la lutte contre les Turques.Parallèlement à cette activité guerrière l’institution prit en charge les malades et lépreux qui bénéficièrent de l’expérience acquise par l’ordre des Antonins. En lutte constante contre les galères turques, l’ordre devint une puissance incontournable du bassin méditerranéen. À la fin du XVIIe siècle, le relâchement des moeurs et un certain laissé aller rendirent nécessaire une nouvelle mise au point des droits et devoirs de l’ordre. II – Texte de Jean Baptiste le Marinier de CanyC’est ce qu’entreprend en 1688 le commandeur Jean Baptiste le Marinier de Cany dans un travail intitulé « Réflexions d’un chevalier de Malte, Religieux de l’Ordre militaire des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem sur la grandeur de son état ». Ce texte, encore inédit de nos jours connaît deux versions, une italienne, une française. Le chercheur Luigi Michele de Palma a publié un article en 2019 « Jean-Baptiste Le Marinier de Cany un maestro della spiritualita giovannita » Edizioni La Villa, une analyse de la structure de ce texte fondamental concernant non seulement l’éthique et l’histoire de l’ordre mais aussi sur le rituel de l’adoubement des chevaliers. Son travail s’appuie sur l’analyse d’un manuscrit conservé à la Bibliothèque de La Valette (Libr.1416), celui ci, comprenant cinq parties, au lieu de trois dans notre exemplaire. Notre manuscrit offre en comparaison d’intéressantes variantes. Ainsi, dans la seconde partie, chaque section est précédée des phrases prononcées par le chevalier lors de sa réception ainsi que la description minutieuse de chacun des moments clefs de la cérémonie. Ces instants forts, sont dans notre manuscrit l’occasion d’en expliquer la symbolique rejoignant en cela l’exemplaire décrit par Luigi Michele de Palma de la bibliothèque de Malte. Par exemple : folio 190, « le profes donne lespée au recevant avec son fourreau en la main lui disant. (un mot rayé) à cette fin que mainteniez tout ce que vous avez promis prenez cette espée au nom du Pere, du Fils, et du Saint esprit. Ainsisoitil. »___ Des sentiments que doit inspirer un Chevalier de la manière dont on lui présente lépée »L’intégralité du déroulé de la cérémonie est également reportée en début d’ouvrage sous un titre écrit en rouge (la forme de donner l’ordre de chevalerie (…) Cette section est apparemment absente de l’exemplaire décrit par Luigi Michele de Palma. Carmen Depasquale, responsable du département français de la faculté des arts de l’université de Malte, auteur d’une thèse de doctorat en 2000 intitulé « La vie intellectuelle et culturelle des chevaliers de Malte au XVIIIe siècle », donne une description des exemplaires connus de ce texte, tous inédits, deux textes en français NLM.libr 1416 ; NLM.libr 324) Ainsi que deux versions italiennes, l’un : NLM.libr250 est comme notre exemplaire est composé des deux premières parties, l’autre : NLM.libr558 comporte les parties 3 à 5 et la table des matières. III – Remarques sur la nature de ce document Les nombreux remords, biffures, réécritures de texte sont parfois d’une importance considérable. Ils indiquent que notre manuscrit est un exemplaire de premier jet ou du moins dans un stade d’élaboration d’un texte définitif, comprenant d’amples extensions marginales possiblement intégrées au texte dans une version ultérieure. Ceci laisse à penser que ce manuscrit est vraisemblablement autographe. Une date en marge de 1688 indique par ailleurs que la rédaction de celui-ci est antérieure avec la date généralement donnée de 1689 à la version conservée à la Bibliothèque de La Valette. Les remords, salissures, taches, lignes raturées et ajouts inter-textuels ne laissent aucun doutent la nature originale de ce manuscrit. Un manuscrit du plus vif intérêt probablement autographe de Jean Baptiste le Marinier, Chevalier de Cany, qui eut un impact majeur sur l’ordre militaire des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, dans lequel se trouve minutieusement décrit le déroulé de l’adoubement des membres de l’ordre.

« Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de Jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ». « Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de Jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ». « Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de Jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ». « Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de Jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ».
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

12 000,00 €

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Référence : 3018

Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, Duchesse de BERRY (1798-1870)

Naples, 10 mai 1850. Très belle lettre écrite sur un petit bi-folium, agrémenté en marge d’une grande composition à l’or et de trois aquarelles dans le style troubadour : Un personnage en prière devant une église, un ange et une sainte femme (pochoir et aquarelle). Une charmante lettre adressée à sa « chère Grum », le climat de Naples n’est pas clément, « Le Roi a ete bon pour eux il a permis a Adinolphe de porter l’uniforme de Husard de la garde vous pensez sa joie », suivent quelques nouvelles domestiques. Très beau document dans l’esprit néo gothique cher à la Duchesse.

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Paris, France

1 000,00 €

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Référence : 3025

MEDVECZKI (Diourka) ; TOPOR (Roland)

MARGARET(titre provisoire)

Circa 1968 Tapuscrit in 4 broché de 64 ff portant en page de titre « MARGARET (titre provisoire) / Scénario original de D. Medveczki et R. Topor » .

Scénario original inédit de premier jet d’un film de Diourka MEDVECZKI dont la réalisation prévue en 1970, fut abruptement abandonnée par le réalisateur qui décida de rompre tout lien avec la société. Étoile montante de la nouvelle vague Diourka Medveczki est un véritable météore qui ne produisit que trois œuvres durant sa courte carrière : « Paul » avec Bernadette Lafont, Jean-Pierre Léaud, Jean-Pierre Kalfon en 1969 ; « Marie et le curé » avec Bernadette Lafont et Jean Claude Castelli en 1968 et « Jeanne et la moto » Avec Isabelle Marcanton et Alain Fradisse en 1969. Les cahiers du cinéma reconnaissent alors « Un cinéaste dont on peut d’ores et déjà estimer qu’il est l’un des plus importants tournant en France », 1969. Il est vrai que l’œuvre a de quoi séduire, à mi chemin entre Pierre Buñuel et Jean Luc Godard son style est véritablement fascinant. Maniant un humour décalé, volontiers provocateur servi par une image aux plans audacieux et très construits. Compagnon de Bernadette de Lafont sa vie connaît un tournant au début des années 70, il divorce et traverse une crise existentielle qui l’amènera à choisir une vie d’ermite dans les Cévennes dans une maison en bois construite de ses mains et meublée de ses propres sculptures. Diourka est en effet sculpteur d’origine Hongroise qui connaît dans les années 60 une reconnaissance prometteuse, soutenu par Picasso à Valauris, il exprime une fougue et un talent que tous lui reconnaissent. C’est cet attrait pour les volumes qui l’amène au cinéma, il dit lors de son dernier entretien avoir voulu alors « faire un cinéma qui soit comme un bas-relief en mouvement ». « Margaret » désiré ardemment par la critique ne vit jamais le jour, ce film devait être l’aboutissement d’un cycle qui resta donc inachevé. Nous n’avons pas pu trouver de témoignage de la rencontre Topor-Diourka, mais à la lecture de cette très étrange histoire la réponse s’impose comme une évidence. La foisonnante imagination de Topor, son humour décalé rencontre avec Diourka une sorte d’alter-égo et nous ne pouvons que nous joindre à la cohorte des critiques se lamentant sur le fait que ce film énigmatique n’ai jamais vue de jour. En 2012, André S. Labarthe et Estelle Fredet ont rencontrés Diourka et ont réalisés un émouvant reportage « Diourka à prendre ou à laisser ». Est parut un coffret DVD regroupant ses trois films ainsi que le documentaire de André S.Labarthe et Estelle Fredet et le Documentaire « Bernadette Lafont exactement » 2007, que nous joignons à cet étonnant document. En quelques mots et sans déflorer la teneur du scénario voici un petit résumé de l’étrange histoire de « Margaret ». Sachez que le film se déroule dans une petite épicerie, qu’il y est question de vie étriquée, de séduction torride, de rats, et d’une petite fille qui dans ce monde désespérant apportera l’espoir d’une vie nouvelle. Diourka avait d’ailleurs imaginé ce rôle pour sa propre fille.

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Paris, France

1 800,00 €

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Référence : 1839

[Mélange] DAMPMARTIN (Anne-Henri Cabot, Vicomte de)

Recueil de textes imprimés et manuscrits.

1820, Détail des pièces imprimées : I. Le dévouement de Malesherbes (Paris, Didot, 1822) II. Discours prononcé dans la séance publique tenue par l’Académie française pour la réception de M. Villemain, le 28 juin 1821 III. Réponse de M. Roger à M.... 1 vol in-4, en demi-maroquin à grains longs, dos à 4 faux nerfs orné au petit fer et en à froid, signé en queue « Thouvenin ». Ex-libris armorié et tampon de bibliothèque de A.-H. Dampmartin.

Un important recueil composé de pièces imprimées et manuscrites, accompagné d’une double table de la main de Dampmartin.Une belle réunion, reliée par Thouvenin, des oeuvres de Dampmartin.A.-H. Dampmartin (1755 – 1825) fut membre de l’armée de Condé, censeur impérial sous l’Empire et membre du corps législatif. Parmi ses nombreux écrits, La France sous ses rois (1810, 5 vol.) fut de nombreuses fois réédité ; ses écrits littéraires et considérations politiques lui valurent l’éloge et la considération de ses contemporains. Un bel ensemble réunissant imprimés et manuscrits originaux de l’auteur, provenant de sa bibliothèque.

Recueil de textes imprimés et manuscrits.
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Paris, France

650,00 €

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Référence : 3042

PROA (Jean Jacques)

[Mémoires manuscrites d’un marin négrier rochelais en 1806] « J.J. Proa, Mes mémoires destinées à mon fils »

Vers la fin du XVIIIe siècle Cahier In 4 en couverture souple, « J.J Proa _ Mes mémoires » écrit à l’encre brune sur le plat supérieur. Manuscrit rédigé au net, certainement par un membre de la famille de J.J. Proa vers la fin du XVIIIe siècle. Manuscrit rédigé à l’encre violette très joliment calligraphiée. 1bl, 113ff, 2bl

J.J. Proa (1757-1825) natif de La Rochelle, très tôt orphelin, s’embarque dès l’âge de 14 ans, dès son troisième voyage, il prend la direction de l’Afrique sur un navire Négrier : le commerce triangulaire est réputé le plus lucratif de l’époque. Sans aucun état d’âme pour « la marchandise » Jean Jacques Proa raconte comment les négriers organisent le voyage, les circonstance de l’achat des êtres humains, hommes femmes et enfants selon des barèmes et des tarifs alléchants … D’un ton alerte et enjoué l’auteur se met en scène au milieu de cette catastrophe humaine. Il raconte la douceur de vivre aux Antilles, les périls de la « collecte », l’agencement du bateau, afin de se prémunir des révoltes. Ce récit est un des très rares témoignages qui nous soit parvenu racontant dans le détail la sinistre besogne des négriers, rendant ce manuscrit particulièrement précieux. Édité en partie en 1993 et en 2004, sans aucun accompagnement critique ni mise en situation historique ces mémoires, qui sont un témoin unique de cette sinistre période. Quelques extraits de son premier voyage : Troisième voyage et premier en Afrique en 1777, Le bateau négrier, Le Duc de Laval, va appareiller en direction de l’Afrique, dirigé par le capitaine Bridon dont Proa fait la description suivante : « Il était dans la fleur de l’âge et nouvellement marié, il avait l’âme tendre et le cœur sensible »« Après avoir embarqué les vivres et les marchandises, nous nous disposâmes à partir pour les cotes d’Afrique, y faire emplettes de nègres esclaves pour les aller revendre à Saint Domingue. »« Notre cargaison consistait en fer, toiles de coton bleu, eau de vie, fusils, quincailleries de toutes espèces : miroir couteaux ciseaux etc, draps blancs et rouge, toile blanche de Suisse etc… il faut aussi beaucoup de tabac (…) l’on donne ces marchandises en échange des noirs ; un nègre coute en Afrique a peu près 3 à 400 francs, on le revend en Amérique 1600 à 1800 francs, ce qui est un gros bénéfice ! Aussi ce sont des voyages très lucratifs, et où le capitaine seul gagne souvent 30 000 francs. Nous devions traiter 400 nègres. » « Après une escale au Portugal le bateau se dirige vers l’Afrique à Sama puis Juida (actuelle Ouidah) où le troc débute Le capitaine Mr Bridon proposition d’un logement et d’un magasin pour y recevoir les marchandises et les nègres achetés. Les marchandises sont débarquées à Grégoué où se trouvent les forts.»Une grande partie des esclaves y sont stockés mais le compte n’y est pas, le jeune Jean Jacques doit se rendre Épée « afin d’y résider et de finir d’acheter les nègres qui nous étaient nécessaires ». Après plusieurs péripéties l’expédition arrive à son terme, le bateau transformé pour le transport des esclaves et la sécurisation de l’équipage (canons) est terminée, le bateau appareil en direction de Saint Domingue. Après une digression savante sur le bénéfice dégagé par l’opération : 450 nègres à 1500 francs pièces en moyenne (hommes femmes et enfants) ôtés les frais de fonctionnement, et les pertes inévitables, les gains sont considérables. « Aussitôt le départ le capitaine les officiers et parties de l’équipage choisissent parmi les négresses celles qui leur conviennent les mieux ; elles nous servent à table, et au lit et d’ordinaire ce sont celles qui se portent le mieux et se vendent le mieux parce que souvent on leur fait faire bonne chair et on les diverti. » Arrivés à Fort au Prince, Jean Jacques Proa touche l’argent de mes parts « tête de nègres » il achète quatre barriques de café pour y faire quelques bénéfices en France. Sur la fin du manuscrit Jean Jacques Proa qui en 1806 a 49 ans, dresse un bilan de son existence : « Je fais sur ma vie trois réflexions : 1. j’ai trop sacrifié au moment présent et négligé ma fortune.2. L’envie de me marier m’a pris trop jeune et m’a trop dominé. 3. Enfin j’ai laissé la mer dans un temps ou je pouvais y faire le plus de bénéfices. »

[Mémoires manuscrites d’un marin négrier rochelais en 1806] « J.J. Proa, Mes mémoires destinées à mon fils »[Mémoires manuscrites d’un marin négrier rochelais en 1806] « J.J. Proa, Mes mémoires destinées à mon fils »[Mémoires manuscrites d’un marin négrier rochelais en 1806] « J.J. Proa, Mes mémoires destinées à mon fils »[Mémoires manuscrites d’un marin négrier rochelais en 1806] « J.J. Proa, Mes mémoires destinées à mon fils »
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

1 500,00 €

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Référence : 3001

SILVESTRE Armand & MORAND Eugene

GRISELIDIS, Mystere - Gouaches. Aquarelles. Lettres ornees & ecriture par Serge Beaune

1920, En feuilles (232 x 250 mm) sous un portefeuille. 153 feuillets.Sur japon nacre, chaque feuillet manuscrit recto verso est execute sur papier japon nacre a fort grammage et se compose d’un texte manuscrit a l’imitation de l’ancien encadre de compositions art nouveau, bandeaux, culs de lampes et motifs.Les motifs decoratifs a theme animalier ou abstrait, pour certains s’inspirent de l’art roman, d’autres de themes egyptiens et orientaux.Bien qu’uniforme dans l’esprit les themes changent subtilement d’une page a l’autre en changeant de couleurs d’une scene a l’autre. Chaque initiale du texte et le nom des personnages est peint en rouge.Chaque scene (en moyenne toutes les deux et trois pages, parfois moins) s’ouvre par une peinture occupant la moitie de l’espace dans une demi ogive, realisee a la gouache puis vernie.Les ornements etant peints dans une technique mixte gouache et aquarelle.La tonalite de l’ouvrage joue sur les clairs obscurs et privilegie les scenes de nuit ou d’interieurs eclairees par des lanternes et flambeaux.Ces scenes alternent des paysages crepusculaires.Ouvrage date et signe en fin d’ouvrage « Termine le 23 mars 1920, Serge Beaune »

Cet exemplaire unique, fruit de six ans de travail est l’œuvre de Serge Beaune, peintre symboliste representant de la tendance art nouveau, ami de Roche Grosse. Illustrateur et affichiste il a collabore et illustre plusieurs ouvrages d’Anatole France, Francis Carco, Pierre Louys, Remy de Gourmont et Charles Baudelaire.Il collabore regulierement dans le journal l’illustration pour les numeros de noel. En 1926 il cesse son activite de peintre et devient imprimeur.Ce livre unique est a rapprocher d’un autre travail, sur un texte de Pierre Louys «Chrysis ou la ceremonie matinale» qui se trouve de nos jours a Lisbonne dans la prestigieuse collection du musee de la Fondation Calouste Gulbenkian. Calouste Gulbenkian (1869- 1955) , financier armenien et esthete, etait connu pour l’exigence de ses choix, ses moyens financiers lui permettant d’acquerir les plus belles pieces proposees sur le marche, il acquit les manuscrits anciens les plus precieux de son temps, ainsi que les œuvres art nouveau les plus recherchees. Ce collectionneur de genie, etait un des plus grands bibliophile de son temps, il chassait avec la meme passion les manuscrits medievaux et les reliures art deco, sa devise «The best or nothing» s’adapte particulierement au travail de Serge Beaune.Donne en 1891 la piece Griselidis fut interprete au Francais et rencontra un vif succes, les roles principaux etaient tenus Madame Bartet dans le role de la marquise de Salus et Coquelin Cadet dans le role du diable. Quelques annees plus tard Jules Massenet adapta la piece a l’opera.

GRISELIDIS, Mystere - Gouaches. Aquarelles. Lettres ornees & ecriture par Serge BeauneGRISELIDIS, Mystere - Gouaches. Aquarelles. Lettres ornees & ecriture par Serge BeauneGRISELIDIS, Mystere - Gouaches. Aquarelles. Lettres ornees & ecriture par Serge BeauneGRISELIDIS, Mystere - Gouaches. Aquarelles. Lettres ornees & ecriture par Serge Beaune
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

9 000,00 €

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Référence : 2502
Acte de mariage enluminé sur vélin XVIIe s

(1ff) Feuillet en vélin 41 x 31,5 cm, cartouche central calligraphié à l’or, encadré dans un décor de figures bibliques à la gouache.

Certificat enluminé dans un encadrement en acajou massif, donné à Lyon le 7 janvier 1651, attestant du mariage entre Mathieu Galliat et Alix Faure, et fait par Eustache de Sainte Croix, signé «Deville».Ces certificats de mariages luxueusement enluminés sont d’une tradition purement lyonnaise qui remonte au XVe siècle.Mathieu Galliat était conseillé du roi, trésorier général de France au bureau des finances, de la Généralité de Lyon.

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Paris, France

1 200,00 €

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Référence : 2155
Costes et Bellonte - Documents de la première traversée de l'Atlantique sans escale en avion , de Paris à New York

1930, Important registre de 33 cartes entoilées, noir et blanc et certaines en couleurs contenu dans une reliure mobile à plaques d'acajou marine tenue par cinq anneaux métalliques 27x30 cm , accompagné d'une pochette en plastique transparent à bords renforcées, 20 x 40 cm contenant les corrections de la hauteur de la Polaire, pour obtenir la latitude et les tables auxiliaires pour l'année 1929. Utilisés par Coste et Bellonte lors de leur traversée entre Paris et New York du 1er septembre 1930. Provenance Maurice Bellonte.

Important registre de 33 cartes entoilées, noir et blanc et certaines en couleurs contenu dans une reliure mobile à plaques d'acajou marine tenue par cinq anneaux métalliques 27x30 cm , accompagné d'une pochette en plastique transparent à bords renforcées, 20 x 40 cm contenant les corrections de la hauteur de la Polaire, pour obtenir la latitude et les tables auxiliaires pour l'année 1929. Utilisés par Coste et Bellonte lors de leur traversée entre Paris et New York du 1er septembre 1930. Provenance Maurice Bellonte.Costes et Bellonte ont, les premiers, relié Paris à New-York sans escale à bord de leur avion « le point d'interrogation ». Pour cette traversée, réputée la plus dangereuse, car confrontée aux vents contraires, il leur fallut plus de 37 heures de vol, avec comme tout instrument de navigation une TSF, un compas, les étoiles et des cartes.Le bruit est tellement fort à l'intérieur de la carlingue qu'ils portent des boules Quies et échangent les informations sur des petits papiers. Le froid est intense, ils volent à 185 km heure à 1200 mètres d'altitude. Rapidement ils se trouvent pris dans une tempête, leur vitesse chute à 120 km/h, Costes décide de la passer par le dessous, ils sont à moins de 350 m d'altitude...Arrivés au large des côtes canadiennes, les instruments lâchent, la TSF tombe en panne le gyroscope est bloqué ; un hauban a cédé aussi, mais l'appareil est costaud. En revanche la brume est arrivée, Costes fait piquer du nez à l’appareil, d'après les calculs de Bellonte, qui tient les cartes sur les genoux ils ne sont plus loin… Il a raison : il écrit à Costes " regarde des mouettes" une barre de nuages se dessine à l’horizon, et puis des roches, des brisants. Costes voit un phare, mais la marée est basse, impossible de se repérer avec les cartes, laissant la côte à tribord Costes descend ... et remet précipitamment les gaz ; ils se retrouvent à frôler la mature de bateaux à voiles ils ont failli tout perdre mais ils ont un repère à présent: le port d’Halifax. En tout et pour tout, dans cette traversée à l’estime, grâce aux cartes et au métier de Bellonte, ils n'ont dévié que de 10 km. Ils longent alors la cote Américaine dans des conditions météorologiques particulièrement éprouvantes.C'est alors qu'après 37 heures de vol ils voient dans le ciel deux petits appareils venir à leur rencontre pour les accompagner jusqu'à l'aéroport de New York. Au sol plus de 200 voitures sont garées en haie d'honneur, Linberg est là, avec sa femme, le président des Etats-Unis, des personnalités de toutes sortes et une foule de 200 000 personnes venues acclamer les héros de l’air.Voici les cartes originales que Bellonte portait sur les genoux, Sur la carte de France une croix, au-dessus de St Valery en Caux 10h46 gmt et deux minutes plus tard une position : 10h48 gmt 49°052 Route Vraie au 300. Le « point d’interrogation » vient de quitter le sol de France et s’élance pour son périple historique, chargé de plus de 5000 litres d’essence. Costes écrit au crayon " Nous dérivons un peu vers la gauche".Bellonte au crayon bleu note le Cap rectifié de l’avion et l’endroit de leur survol « Île de Wight ». La route quitte la Cornouaille survole Tiperary ils quittent définitivement la terre pour s’élancer au-dessus de l’Atlantique. L’arrivée en Amérique est confuse, ni l’un ni l’autre ne savent véritablement ou ils se trouvent et les cartes témoignent de cette anxiété, sur l’une d’elles, peut-être la plus émouvante de l’ensemble, Bellonte écrit en grandes lettres capitales « HALIFAX » suivit d’une flèche.Il s’agit du moment décisif du vol ou Bellonte vient de localiser l’endroit ou ils se situent. Ce moment est détaillé dans les mémoires de Maurice Bellonte, écrites en 1976 sur les documents d’époque, dont nous joignons le manuscrit original. Les autres cartes des côtes américaines portent les mêmes tracés, cette fois ci plus précis, de la route qui les mènera d’Halifax à Boston, puis à la tombée de la nuit, au survol de New York.Cet atlas est une pièce historique de la plus haute importance dans l’histoire de l’aéronautique, mais plus encore, il marque l’avènement d’une nouvelle ère : celle de l’aviation moderne et débute les liaisons aériennes transatlantiques.Ainsi à l’aventure humaine, s’ajoute l’intérêt de l’avancée scientifique. Bellonte, met au point avec son équipe de cartographes et de météorologistes, une navigation associant les repères astronomiques aux données des cartes établies par Kahn. Un travail constant de trois années, qui va révolutionner la navigation aérienne et ouvrir la voie à l’aéronautique contemporaine.Nous associons à cet atlas :- Un tapuscrit original de premier jet abondamment corrigé et enrichi d’extraits manuscrits et documents divers en vue de publication aux éditions Plon, daté de 1976.200 ff, regroupés dans un classeur d’une couverture cartonnée verte.Passionnant document retraçant l’intégralité de la carrière de Maurice Bellonte avec reproductions de documents d’époque et le récit détaillé de la traversée de l’Atlantique sur le point d’interrogation en 1930.Ce document captivant aide à suivre la progression de l’équipage sur les côtes américaines et éclaire de façon très précise la lecture de l’Atlas des cartes ayant servies aux deux aviateurs lors de leurs traversée historique de l’atlantique.- Ainsi que 50 cartes géographiques « Rand Mc Nally, Standard Indexed Map » d’états américains.In8 étroit à la couverture cartonnée illustré aux couleurs vives contenant une carte rempliée en fin d’ouvrage, précédée d’un index et de publicités.Ces cartes ayant servies à Coste et Bellonte lors de leurs tours de l’Amérique dit « Tour de l’amitié » effective de Septembre à Novembre 1930. Suite à leurs traversée du pacifique.Certaines d’entre elles portant des annotations, indications diverses et conditions météos de la main de Maurice Bellonte.Plus de photos sur notre site internet : http://www.oeildemercure.com/produit/costes-et-bellonte-documents-de-la-premiere-traversee-de-latlantique-sans-escale-en-avion-de-paris-a-new-york-1930/Costes and Bellonte – First crossing of the Atlantic non-stop by plane, From Paris to New York Register of 33 black and white interlaced cards and some colors in a mobile mahogany plate binding held by five 27×30 cm metal rings, accompanied by a transparent plastic bag with reinforced edges, 20 x 40 cm containing Corrections of the height of the Polar, to obtain the latitude and auxiliary tables for the year 1929. Used by Coste and Bellonte during their crossing between Paris and New York from 1 September 1930. Origin Maurice Bellonte. Costes and Bellonte were the first to connect Paris to New York without stopping aboard their plane « the question mark ». For this crossing, considered the most dangerous, because facing the contrary winds, it took them more than 37 hours of flight, with like a navigation instrument a TSF, compass, stars and maps.The noise is so strong inside the cabin that they carry Quies balls and exchange information on small papers. The cold is intense, they fly at 185 km hour at 1200 meters above sea level. They quickly find themselves caught in a storm, their speed drops to 120 km / h, Costes decides to pass it from below, they are at less than 350 m altitude …Arrived off the Canadian coast, the instruments drop, the TSF breaks down, the gyroscope is blocked; A guy also gave way, but the device is sturdy. On the other hand, the mist has arrived, Costes makes a nose to the device, according to the calculations of Bellonte, who holds the cards on the knees they are not far away … He is right: he writes to Costes « looks seagulls « A bar of clouds takes shape on the horizon, and then rocks, breakers. Costes sees a lighthouse, but the tide is low, impossible to locate with the maps, leaving the coast to starboard Costes descends … and precipitates the gas; They end up near the mature sailing boats they almost lost but they have a landmark now: the port of Halifax. In all, and for all, in this crossing to esteem, thanks to the maps and the craft of Bellonte, they deviated only 10 km. They then travel along the American coast in particularly harsh weather conditions.It is then that after 37 hours of flight they see in the sky two small apparatuses coming to meet them to accompany them to the airport of New York. On the ground more than 200 cars are parked in a hedge of honor, Linberg is there, with his wife, the President of the United States, personalities of all kinds and a crowd of 200,000 people come to cheer the heroes of the air.Here are the original maps that Bellonte wore on the knees, On the map of France a cross, above St Valery en Caux 10:46 gmt and two minutes later a position: 10:48 gmt 49 ° 052 Route True to 300. The « point Of interrogation « has just left the soil of France and springs for its historic journey, loaded with more than 5000 liters of gasoline. Costes writes in pencil « We drift a little to the left ».Bellonte in blue pencil notes the rectified Cape of the plane and the place of their flight « Isle of Wight ». The road leaves Cornwall over Tiperary they definitely leave the land to jump over the Atlantic. The arrival in America is confused, neither of them really know where they are, and the maps bear witness to this anxiety on one of them, perhaps the most moving of the whole, Bellonte wrote in large capital letters « HALIFAX » followed by an arrow.This is the decisive moment of the flight or Bellonte has just located the place where they are located. This moment is detailed in the memoirs of Maurice Bellonte, written in 1976 on the documents of the period, of which we append the original manuscript. The other maps of the American coasts bear the same tracings, this time more precise, of the road that will take them from Halifax to Boston, and then at nightfall, over New York.This atlas is a historical piece of the utmost importance in the history of aeronautics, but more importantly it marks the dawn of a new era: that of modern aviation and begins transatlantic air links.Thus, to the human adventure, the interest of the scientific advance is added. Bellonte, develops with his team of cartographers and meteorologists a navigation associating the astronomical landmarks with the data of the maps established by Kahn. A constant work of three years, which will revolutionize air navigation and pave the way for contemporary aeronautics.

Costes et Bellonte - Documents de la première traversée de l'Atlantique sans escale en avion , de Paris à New YorkCostes et Bellonte - Documents de la première traversée de l'Atlantique sans escale en avion , de Paris à New YorkCostes et Bellonte - Documents de la première traversée de l'Atlantique sans escale en avion , de Paris à New YorkCostes et Bellonte - Documents de la première traversée de l'Atlantique sans escale en avion , de Paris à New York
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

22 000,00 €

Livres

Référence : 2548
Deux miniatures extraites des Vigiles des Mors, Paris circa 1496.

Deux miniatures sur vélin - l’une représentant « Job sur son fumier » (7,5 x 5, 5 cm) placée dans un petit encadrement mouluré doré ; la seconde « La mort de Job » (8,2 x 6 cm) dans un encadrement moderne.

Ces miniatures apparentées au maître de Jacques de Besançon, sont extraites des Vigiles des Mors imprimé par Verard entre 1496 et 1498.Antoine Verard, probablement le plus important imprimeur parisien de la fin du XVe siècle, travaillait pour la cours de France, il réservait deux et parfois trois exemplaires imprimés sur peau de vélin de ces livres à destination du roi de France ou de ses proches. Ces exemplaires royaux étaient recomposés afin de laisser un espace occupé par des peintures qui n’existent pas dans les exemplaires commercialisés. En ce qui concerne ce texte, deux exemplaires imprimés sur vélin sont répertoriés, l’un au musée Condé de Chantilly (Impr. 1956, alias XII. F. 44) et l’autre à la réserve de la Bibliothèque nationale (OE XV 847).Ces deux fragments proviennent donc d’un troisième exemplaire, démembré à une date incertaine et correspondent aux folios i4v et p4v de l’exemplaire détenu par la collection du musée de Chantilly. Les intéressantes variantes constatées entre ces miniatures et celles du musée Condé de Chantilly permettent de juger de la liberté que s’accordaient les enlumineurs selon la personnalité des commanditaires. On peut observer par exemple dans l’exemplaire de Chantilly, en ce qui concerne la mort de Job, la présence d’un transi poignant une flèche, qui est absent de notre miniature. Ou bien en ce qui concerne Job sur son fumier, l’attitude de celui-ci qui dans l’exemplaire de Chantilly a les bras croisé sur la poitrine en signe de refus, alors qu’il est représenté dans une position d’indifférence dans notre miniature. La proximité stylistique quant à elle ne fait aucun doute tant dans l’attitude des personnage (courbés), le modelé des visages, la palette et le traitement global du thème. Il est plaisant, à ce propos, de comparer ces deux intéressantes peintures à celles du cycle complet de l’exemplaire de la bibliothèque du château de Chantilly reproduites sur la base du CNRS (impr. XII-F-044).

Deux miniatures extraites des Vigiles des Mors, Paris circa 1496.Deux miniatures extraites des Vigiles des Mors, Paris circa 1496.Deux miniatures extraites des Vigiles des Mors, Paris circa 1496.Deux miniatures extraites des Vigiles des Mors, Paris circa 1496.
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

5 000,00 €

Livres

Référence : 2983
[Enluminure] Saint Laurent et son grill _Grande Initiale Historiée A extraite d’un graduel monumental

Allemage XVe siècle Grande initiale A enluminée sur peau de vélin (150 x 125 mm) représentant Sain Laurent tenant son grill de la main gauche et un livre dans la main droite. Placé sur un fond rose pale orné de croisillons d'or liquide, Saint Laurent est vêtu d’une chasuble bleue orné de médaillons dorés. Bel effet de drapé servi bandes d’or ornant le vêtement.

[Enluminure] Saint Laurent et son grill _Grande Initiale Historiée A extraite d’un graduel monumental [Enluminure] Saint Laurent et son grill _Grande Initiale Historiée A extraite d’un graduel monumental [Enluminure] Saint Laurent et son grill _Grande Initiale Historiée A extraite d’un graduel monumental [Enluminure] Saint Laurent et son grill _Grande Initiale Historiée A extraite d’un graduel monumental
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

3 000,00 €

Livres

Référence : 2986
Ensemble exceptionnel de 117 portraits de dignitaires chinois

Dynastie Qin (1853) 117 portraits à l’aquarelle et au crayon, sur papier de Chine contrecollé sur cartonmonté en soufflets (185x13mm), recto ou recto-verso, protégé par deux haies de boisvernies.Certains onglets rompus ou consolidés anciennement par du scotch.Portant au dos un timbre humide à l’encre rouge plusieurs fois répété , en haut àdroite la plupart des portraits comportent une numérotation en chinois, deux de cesportraits sont accompagnés de commentaires en chinois.

Ces portraits de dignitaires sont tous vus de face et sont traités avec unegrande minutie dans un style que l’on pourrait qualifier d’hyperréalisme.Cette suite de visages au modelé parfait, d’une présence troublante, semble se détacher de son support.Certains d’entre eux n’ont qu’une esquisse de vêtements, d’autres quelques détails de col ou de veste, qui rendent plus présents encore ces visages inconnus. L’unité de cette galerie de portraits sur l’acuité des regardsprovoquant une curieuse sensation hypnotique.On note un désir de saisir la personnalité de chacun de ces personnages :Légers sourire esquissés, moues narquoises, voire méprisantes où complices: il s’agit de portraits réalisés au naturel, non idéalisés.Des personnages semblent revenir plusieurs fois.On remarque sur certains d’entre eux de menues caractéristiques qui ont étéscrupuleusement reportées : ces visages ne sont pas idéalisés.Les boucles d’oreilles en or, les visages blanchis aux lèvres marquées d’unpoint rouge pour les femmes, certaines coiffes portant des grosses perlesindiquent une origine aristocratique.L’un de ces portraits porte une indication marginale : la femme est décritecomme portant ou devant porter une robe de soie rouge à motifs de dragonsou python doré de rang numéro 5.Ce portrait est daté de l’année de Gui Chou, qui selon le calendrier lunairechinois peut s’interpréter comme l’an 1853 ou 1913 (le calendrier cycliquedes phases de la lune faisant se répéter le nom des années tout les 60 ans estabandonné en 1911). Il semble ainsi probable que la date à retenir soit plutôtcelle de 1853.Un nom apparaît, celui de «Ji Yuan Xiao», pourrait être celui du peintre.Une date évoque le nouvel an chinois ainsi qu’une adresse mais aucuneindication géographique.Le timbre humide au dos des peintures peut se lire : cabinet Song Yun. La fonction de ces portraits est incertaine mais il est tentant d’imaginerqu’ils proviennent des archives d’une officine spécialisée dans la réalisationde portraits d’ancêtres ou bien de portraits commandités pour d’autresfonctions.On sait que les portraits en pieds d’ancêtres revêtaient une grandeimportance dans la Chine ancienne. Protecteurs de la maison, ils se devaientd’être les plus ressemblants possibles afin d’éviter qu’un esprit approchantvienne incarner l’image.Le sentiment que génère ce magnifique document est proche du troubleque l’on ressent à la vue des portraits du Fayoum si l’on considère que lafonction de ces portraits est de garder pour l’éternité la personnalité et l’âmed’un défunt.En 2017 le Saatliche Museen de Berlin a pour la première fois réuni unensemble de portraits chinois provenant des plus importantes collectionsmondiales des musées européen et américain. Il y est exposé une galerie deportraits de même nature que notre ensemble bien que moins volumineuse.La présentation de l’exposition, toujours visible sur internet rend biencompte de l’extraordinaire présence de ces portraits énigmatiques.Pièce unique

Ensemble exceptionnel de 117 portraits de dignitaires chinoisEnsemble exceptionnel de 117 portraits de dignitaires chinoisEnsemble exceptionnel de 117 portraits de dignitaires chinoisEnsemble exceptionnel de 117 portraits de dignitaires chinois
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

25 000,00 €

Livres

Référence : 3017
Exceptionnel document sur la répression de la révolte de Saint-Domingue « Etat des personnes détenues à bord de la corvette « La Sagesse » com/dé par le capitaine Barnetche savoire (…) »

29 germinal An 11 (19 avril 1803) 1803 Trois pages in-folio sur papier filigrané « Texier Ponbreton » aux armes du bonnet frégien (An 2). Manuscrit à l’encre brune, se composant d’un tableau détaillant la condition des personnes détenues à bord de la corvette. Les catégories sont : nom / sexe / qualité / couleur / libre / esclave / observations. Il s’agit de l’état dressé des prisonniers, libres et esclaves, détenus à bord de la corvette « La Sagesse » le 29 germinal an 11 (19 avril 1803) en rade du Fort « Dhauphin » (Fort liberté). Le document est signé par le capitaine commandant Barnetche et l’agent comptable Peychaud. La liste contient quarante-quatre noms dans lesquels on ne relève que quatre blancs, les catégories font frémir : blanc, négresse libre, négresse esclave, mulâtre libre, griffon (enfant issu d’un.e mulâtre et d’un.e noir.e), gartron , nergilion … Les observations portées en marge sont explicites. En voici quelques exemples. "Harteaux", homme, blanc , « vagabond magasin et voleur d’une montre ! Au moins déportation ! »Tous les membres proches de la famille d’Albert qu’ils soient libres ou esclaves sont affublés du commentaire suivant « Canaille Canaille de la famille Albert. Quinze individus très dangereux à conserver (gouverner ?) »Leferve, femme mulâtre, libre : « Son fils est passé à l’ennemi et carabinier d’Albert »On note le nom de Marie, domestique, caractéristique : « enfant, négresse et esclave. » Plus loin Louis d’Espinase, une femme quarteronne, libre : « Concubine de La Croze, fusillé (…) » La majorité des détenus sont des femmes comme cette Cassile, mulâtresse esclave qualifiée de « Concubine d’un chasseur passé à l’ennemi ». Un autre blanc se glisse au milieu de cette sinistre liste, il s’appelle Bassidaux, c’est « un lâche et un traitre », il écrit « fusillable » souligné deux fois, puis encore « Ce Bassidaux est fusillable ! » Sur d’autres « Je ne veux point de ces hommes chasseurs » « Concubine de chasseur » Fanchonelle, femme, négresse, esclave « Concubine d’un chasseur passé à l’ennemi ».Sophie, blanche, taxée de « Concubine de l’Univers et d’un chasseur ennemi » Quasiment tous les prisonniers ont le droit à ces commentaires cinglants « coquinissime », « déportable », « ce français italien de nation » , « parente des deux babys fusillées hier » « à chasser ». Sur des négrillons, esclaves : « enfants : très petits enfants »

Le Document est certifié en rade du Fort Dhauphin le 29 Germinal 11e année, vue par le capitaine commandant Barnetche et l’agent comptable Peychaud. Le Fort Dauphin, ex Fort Liberté, était la place fortifiée de Toussaint Louverture, et a été réduit à la suite d’âpres combats. Ces documents inédits concernant la répression de la révolte de Saint Domingue dont ont été victimes les proches des insurgés. Déportés et fusillés en masse. Rappelons qu’en 1802, le premier consul rétablit l’esclavage. Un important corps expéditionnaire formé de 23 000 hommes va s’opposer à partir du mois de mai 1802 à l’armée de Toussaint qui dispose d’une armée de plus de 20 000 hommes. L’offensive, extrêmement meurtrière se concentre alors sur les forts et le port dont la réduction signera la fin de l’aventure Toussain Louverture. Déporté en France au Fort de Joux dans le Jura ou Toussaint meurt d’épuisement le 7 avril 1803. Il ne connaîtra donc pas l’indépendance de Saint-Domingue promulguée le premier janvier 1804, par son lieutenant affranchi Jean-Jacques Dessaline.

Exceptionnel document sur la répression de la révolte de Saint-Domingue « Etat des personnes détenues à bord de la corvette « La Sagesse » com/dé par le capitaine Barnetche savoire (…) »Exceptionnel document sur la répression de la révolte de Saint-Domingue « Etat des personnes détenues à bord de la corvette « La Sagesse » com/dé par le capitaine Barnetche savoire (…) »Exceptionnel document sur la répression de la révolte de Saint-Domingue « Etat des personnes détenues à bord de la corvette « La Sagesse » com/dé par le capitaine Barnetche savoire (…) »Exceptionnel document sur la répression de la révolte de Saint-Domingue « Etat des personnes détenues à bord de la corvette « La Sagesse » com/dé par le capitaine Barnetche savoire (…) »
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

1 500,00 €

Livres

Référence : 2980
Feuillet manuscrit extrait d’un bréviaire

France, vers 1450 Feuillet extrait d’un bréviaire, sur vélin très fin (veau mort né d’époque). Dimensions du feuillet : 110 x 152 mm.Espace occupé par l’écriture : 90x70 mm.34 lignes par pages sur deux colonnes, manuscrit à l’encre noire, orné de 45 initiales peintes en bleu filigranées à l’encre rouge, et alternativement, à l’or à la feuille filigranées de bleu.

Feuillet manuscrit extrait d’un bréviaire Feuillet manuscrit extrait d’un bréviaire Feuillet manuscrit extrait d’un bréviaire Feuillet manuscrit extrait d’un bréviaire
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

300,00 €

Livres

Référence : 2978
Feuillet Manuscrit sur vélin, extrait d’un Missel

Premier tiers du XVe siècle (1420) Folioté 165 à l’encre rougeUn feuillet, recto-verso sur peau de vélin extrait d’un grand Missel.23 lignes par pages sur deux colonnes en écriture gothique, aux encres rouges et noires, réglures à l’encre rouge. Dimensions du feuillet 264 x 350 mm.Agrémenté de 8 grandes initiales occupants de 2 à 4 lignes de texte, alternativement peintes en bleu et rouge, très finement filigranées aux encres de couleurs avec prolongation marginales. Un extrait des actes des apôtres. Une splendide page ornée de 8 très grandes initiales courant sur plusieurs lignes dont un S bicolore très ornementé. Le filigraniste de grand talent a fait montre d’une virtuosité remarquable s’amusant à poursuivre dans les marges sa composition d’arabesques folles du plus bel effet.

Feuillet Manuscrit sur vélin, extrait d’un MisselFeuillet Manuscrit sur vélin, extrait d’un MisselFeuillet Manuscrit sur vélin, extrait d’un MisselFeuillet Manuscrit sur vélin, extrait d’un Missel
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

350,00 €

Livres

Référence : 2979
Feuillet Manuscrit sur vélin, extrait d’un Missel

Premier tiers du XVe siècle (1420) 1572 Folioté 157 à l’encre rouge. Un feuillet, recto verso (264 x 350 mm) sur peau de vélin extrait d’un grand Missel.23 lignes par pages sur deux colonnes en écriture gothique, aux encres rouges et noires, réglures à l’encre. Orné de 6 grandes initiales occupants de 2 à 4 lignes de texte, alternativement peintes en bleu et rouge, très finement filigranées aux encres de couleurs avec prolongation marginales. Rogation et extrait des évangiles selon Saint Luc.

Feuillet Manuscrit sur vélin, extrait d’un MisselFeuillet Manuscrit sur vélin, extrait d’un MisselFeuillet Manuscrit sur vélin, extrait d’un Missel
L'Oeil de Mercure
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Paris, France

350,00 €

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