+ de 400 libraires & 4 millions de livres, affiches, cartes…
361 livres disponibles à Saint Briac sur Mer
Livres
Référence : 4697PICARD (L.).
Mers-El-Kébir.24 juin 1839. 1839 1 feuille de papier au filigrane "Watman Turkey Mill" (170 x 280 mm.), dessin au crayon aquarellé signé à l'encre brune.
Lumineux dessin panoramique, exécuté au crayon et à l'aquarelle, figurant la baie de Mers el Kebir au tout début de la présence Française en Algérie. Cette bourgade du golfe d'Oran construite sur les ruines dune cité antique détruite par les Vandales au Ve siècle est investie par les Français en janvier 1838, peu après la chute de Constantine. Repoussées lors d'une première tentative par voie terrestre, les troupes françaises entrent par la baie de Stora, un ancien comptoir phénicien dont l'histoire remonte à 1000 avant Jésus-Christ, devenue plus tard le port de pêche de Skikda. Les Français y installent leur quartier général pour faire face à la résistance armée des tribus des environs. La ville est rebaptisée Fort de France du nom du navire qui permit le débarquement des Français dans la baie, puis Philippeville en hommage au roi Louis-Philippe. A l'indépendance, en 1962, elle reprend le nom de Skikda. Mers El Kebir demeure en outre le lieu dune des grandes tragédies de lhistoire de la marine Française : Le 3 juillet 1940, une semaine avant la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, la flotte britannique détruit une escadre de l'Armée de Vichy mouillée dans le port militaire de la cité. Sur le présent dessin, exécuté lannée suivante, lartiste sest placé sur le quai, au fonds de la baie. On distingue au premier plan des pécheurs afférés sur leur filet. Devant le quai, plusieurs embarcations de pèche sont au mouillage, dont deux portent les gréements typiques à voile latine des bateaux de lAfrique du Nord. A gauche saligne des baraquements de bois puis des bâtiments à plusieurs étages aux façades blanches, jaunes et bleues de la cité sont accrochés du port jusquen haut de la colline. La silhouette de la partie fortifiée de la ville salonge ensuite jusquà la fine tour dun phare. Deux grands navires à trois mats sont mouillés au pied de la cité. Bright panoramic drawing, executed in pencil and watercolor, depicting the bay of Mers el Kebir at the very beginning of the French presence in Algeria. This village in the Gulf of Oran, built on the ruins of an ancient city destroyed by the Vandals in the 5th century, was taken over by the French in January 1838, shortly after the fall of Constantine. Pushed back during a first attempt by land, the French troops entered through the bay of Stora, a former Phoenician trading post whose history dates back to 1000 BC, which later became the fishing port of Skikda. The French set up their headquarters there to face armed resistance from the surrounding tribes. The city was renamed "Fort de France" after the name of the ship which allowed the French to land in the bay, then "Philippeville" in homage to King Louis-Philippe. When the city took its independence, in 1962, it was renamed "Skikda". Mers El Kebir also remains the site of one of the great tragedies in the history of the French navy: On July 3, 1940, a week before the handing over of full powers to Marshal Pétain, the British fleet destroyed an Army squadron of Vichy anchored in the military port of the city. In this drawing, executed the following year, the artist is placed on the dock, at the end of the bay. In the foreground, we can see fishermen affixed to their net. In front of the dock, several fishing boats are at anchor, two of which carry the typical Latin sail rigs of North African boats. To the left are wooden barracks and multi-storey buildings with white, yellow and blue facades hanging from the port to the top of the hill. The silhouette of the fortified part of the city then smooths out to the slender tower of a lighthouse. Two large ships with three masts are anchored at the foot of the city.
350,00 €
Livres
Référence : 5818PIGOUCHER, SIMON VOSTRE, Kerver [encadrements / frames], ABBE ALBIN [Chamoine de la cathédrale du Mans / Chamoine of Le Mans Cathedral], MOUCHON (Illustrateur).
LIVRE D'HEURES selon le rit Romain. [Missel de Première Communion et de Mariage / First Communion and Wedding Missal].Le Mans, Edmond Monoyer Imprimeur-Editeur, 1881. 1881 1 vol. in-12° (154 x 112 mm) de : VIII pp. ( (faux-titre, frontispice, aprobation), 720 pp, [4] ff. (table des matieres, explications); encadrement gravé à chaque page, 5 cartes-signets insérées dont 2 polychromes à systhéme. (infimes rousseurs). Plein chagrin vert olive, dos à cinq nerfs titré à froid, fermoirs de metal argenté ciselé, double filet doré sur les coupes et les coiffes, bordure intérieure dorée avec signature, tranches dorées, gardes de soie bleue avec innitiales dorées sur la première. (petit manque à un fermoir).
Superbe travail d'édition et de reliure publié sous les auspices de lAbbé Albin, Chamoine de la cathédrale du Mans et illustré par Mouchon, reproduisant les encadrements des livres dheures imprimés par Pigoucher, Simon Vostre et Kerver de 1497 à 1500. Livre de priére appartenant à Jeanne Thiébaud dont les initiales « J. T. 5 juin 1897 » sont frappées en lettres dor sur la soie de la première garde et son nom inscrit au dos dune des 5 cartes conservées dans le livre. Les feuillets vierges reliés au début permettaient de noter une date de communion et de mariage. Le feuillet dexplication in fine indique : « Avec l'Ordinaire de la Messe, page 4 commence la série des gravures marginales. En premier lieu viennent les douze Sibylles admises par la tradition chrétienne et qui prédirent les principaux faits de la vie du Christ. Les sujets du bas représentent les sept sacrements. De la page 48 à la page 74: Naissance de Marie. Mariage de Joseph et de Maris - Vie de Notre Seigneur Jésus-Christ, sa passion, sa mort et sa résurrection. - Mort de la Ste Vierge Assomption de la Ste Vierge. De la page 74 à la page 78, viennent en- suite les trois Vertus Théologales et les quatre Vertus Cardinales. De la page 79 à la page 84, les principales scènes du Jugement dernier. De la page 208 à la page 224, les sujets du bas des pages représentent la Vie de Job. Sa reliure, reliure en chagrin avec fermoir en métal argenté ciselé est signée F. Cornu et Gille, relieurs doreurs à Paris. 2 des 5 cartes-signets sont à système avec décor de dentelle et tissu, représentant une jeune fille en tenue de communion et de mariage. Bel exemplaire, frais. 1 vol. 12mo (154 x 112 mm) of : VIII pp. (false-title, frontispiece, aprobation), 720 pp, [4] ff. (table of contents, explanations); engraved framing on each page, 5 inserted inset maps including 2 polychrome with system. (slight foxing). Full olive-green chagrin, five-ribbed spine with cold-engraved titles, chased silver metal clasps, double gilt fillet on edges and headpieces, inner gilt border with signature, gilt edges, blue silk endpapers with gilt innitials on first. (one clasp slightly missing). Superb edition and binding published under the auspices of Abbé Albin, Chamoine of Le Mans Cathedral and illustrated by Mouchon, reproducing the frames of the books of hours printed by Pigoucher, Simon Vostre and Kerver from 1497 to 1500. Prayer book belonging to Jeanne Thiébaud, whose initials "J. T. 5 juin 1897" are stamped in gold letters on the silk of the first endpaper, and whose name is inscribed on the back of one of the 5 cards preserved in the book. The blank sheets bound at the beginning were used to record a date of communion and marriage. The explanatory leaflet in fine indicates: "With the Ordinary of the Mass, page 4 begins the series of marginal engravings. First come the twelve Sibyls, who are accepted by Christian tradition and who foretold the main events in Christ's life. The lower subjects represent the seven sacraments. From page 48 to page 74: Birth of Mary. Marriage of Joseph and Maris - Life of Our Lord Jesus Christ, his passion, death and resurrection. - Death of the Blessed Virgin Assumption of the Blessed Virgin. From page 74 to page 78, the three Theological Virtues and the four Cardinal Virtues follow. From page 79 to page 84, the main scenes of the Last Judgment. From pages 208 to 224, the subjects at the bottom of the pages represent the Life of Job. The binding, in chagrin with a chased silver clasp, is signed F. Cornu et Gille, bookbinders and gilders in Paris. 2 of the 5 card-signets are system-bound with lace and fabric decoration, depicting a young girl in communion and wedding attire. A fine, fresh copy.
850,00 €
Livres
Référence : 4242[PLAUTIUS (Caspar)].
Nova typis transacta navigatio Novi orbis Indiae Occidentalis... nunc primum e variis scriptoribus in unum collecta...[Linz], 1621. 1621 1 vol in-folio (315 x 197 mm) de: 1 titre gravé ; [3] ff. ; 102 pp. ; [3] ff. (dont 1 schéma gravé sur bois à pleine page) ; 18 planches gravées à pleine page numérotées et 1 à demi page. La planche représentant Christophe Colomb avec une carte du monde est signée Wolfgang Kilian. (Traces de mouillures, quelques comblements discrets de galeries de vers). Plein vélin d'époque, dos à nerfs titré à l'encre, encadrement de filets à froid sur les plats avec, frappés à l'encre noire, un médaillon central représentant l'insigne de l'abaye Benedictine de Michaelbeuern (diocèse de Salzbourg) sur le premier plat, et un autre de leurs armes sur le second, tranches rouges, traces de lacets.
Édition originale, deuxième tirage de cette fameuse relation des missionnaires bénédictins qui ont accompagné Christophe Colomb lors de son second voyage vers les Amériques. Bien que jalonné de récits miraculeux, à commencer par la messe célébrée par saint Brendan sur le dos d'une baleine (pl. 2), le récit est plein de détails authentiques des coutumes, de la flore et de la faune des Caraïbes et de ses produits agricoles. Un spécimen de musique est donné aux pages 35-36. L'auteur accuse les récits du protestant de Brys d'être remplis de mensonges, et il insiste sur les cruautés barbares des indigènes à l'appui de la notion que Satan aurait régné sur les religions amérindiennes. Seule la première gravure est signée, par Wolfgang Kilian (1581-1662), maître-graveur d'Augsbourg, mais les autres sont de style comparable et ont probablement été également exécutés par lui. La planche de Kilian montre un portrait complet de Colomb sous un globe ou une carte circulaire, avec l'inscription "Almirante de nauios par las Indias". Bel exemplaire. 1 vol. in-folio (315 x 197 mm) of : 1 engraved title ; [3] ff. ; 102 pp. ; [3] ff. (including 1 full-page woodcut diagram); 18 numbered full-page engraved plates and 1 half-page plate. The plate depicting Christopher Columbus with a world map is signed Wolfgang Kilian. (Traces of wetness, some discrete fillings of wormholes). Contemp. vellum. First Edition, second issue of this famous relation of the Benedictine missionaries who accompanied Columbus on his second voyage to the Americas. Although laced with miraculous accounts, beginning with the mass celebrated by St. Brendan on the back of a whale (pl. 2), the narrative is full of authentic details of Caribbean customs, flora and fauna, and agricultural products. A specimen of music is given on pp. 35-36. The author accuses the Protestant de Brys' accounts of being filled with lies, and dwells on the barbaric cruelties of the natives in support of the notion that Satan ruled the native American religions. Only the first engraving is signed, by Wolfgang Kilian (1581-1662), Augsburg master-engraver, but the others are comparable in style and were probably also executed by him. Kilian's plate shows a full length portrait of Columbus under a globe or circular map, with the inscription Almirante de nauios par las Indias. Fine copy, nicely bound.
8 500,00 €
Livres
Référence : 4616PLUCHE (Abbé).
La Mécanique des Langues et lArt de les enseigner. Supplément à la mécanique des langues.Paris, Estienne, 1751-1753. 1751 1 vol. in-12° (170 x 100 mm) de : [2] ff. (faux titre, titre) ; XXIV (préface) ; 340 pp. ; [2] ff. (approbation, privilège) ; 47 pp. (supplément). Pleine basane d'époque, dos lisse orné, titre de maroquin brun, tranches marbrées. (Coins et coiffes accidentés).
Édition originale de cet ouvrage précurseur sur la didactique des langues par lAbbé Pluche (1688-1761), publiée en 1751 et accompagnée de son « Supplément » ajouté en 1753. Au XVIIe et au XVIIIe siècle, aux côtés dauteurs tels que Du Marsais, Beauzée, Diderot ou encore d'Alembert, est développée la « mécanique des langues » qui vise à améliorer leur enseignement dans les collèges. Partant du postulat providentiel, dans cet ouvrage lauteur sintéresse notamment à lorigine du langage et à la construction des langues. Un travail au service dune nouvelle méthode dapprentissage appelée autrefois méthode « mécanique » ou « naturelle », qui privilégie la découverte progressive par la mise en situation au travers de textes de grands auteurs, de leur explication et traduction. Un enseignement quon qualifierait de nos jours de méthode « pratique », dapprentissage par lexemple. Cette approche novatrice lui vaudra cependant de vives critiques auxquelles il répondra dans un « Supplément » ajouté plus tard. Dans celui-ci, il défend sa position sur lenseignement des langues et les avantages de sa méthode. Son travail comprend également une partie sur la théorie du Beau et lenseignement des beaux-arts. Bel exemplaire. 1 v 12mo. Contemsheep. First edition of this pioneering work on the didactics of languages by Abbot Pluche (1688-1761), published in 1751 and accompanied by his "Supplement" added in 1753. In the 17th and 18th centuries, authors such as du Marsais, Beauzée, Diderot or d'Alembert, developed the "mechanics of languages" which aims to improve their teaching in colleges. Starting from the providential postulate, in this book the author is particularly interested in the origin of language and the construction of languages. A work at the service of a new method of learning called formerly "mechanical" or "natural" method, which favors the progressive discovery by the setting in situation through texts of great authors, their explanation and translation. A teaching that we would describe today as a "practical" method, learning by example. This innovative approach, however, will earn him strong criticism that he will answer in a "supplement" added later. In it, he defends his position on the teaching of languages and the advantages of his method. His work also includes a part on the theory of Beau and the teaching of fine arts.
520,00 €
Livres
Référence : 5732POMME (Pierre).
Mémoire et observations cliniques sur l'abus du quinquina. Par M. Pomme, Médecin, Associé correspondant du lycée de Marseille, de celui de Vaucluse, et de la société de médecine d'Avignon. Nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée de quelques observations pour et contre le Quinquinat.Arles, Gaspard Mesnier fils 1803. 1803 1 vol. In-8° broché et non rogné (220 x 140 mm) de: VI (titre, avant propos) ; 116 pp. (reprise à 7). Brochage éditeur, non rogné.
Rare exemplaire de cet essai destiné à faire le point sur l'efficacité et les effets secondaires d'un produit trés utilisé à l'époque pour prevenir de les fièvres, notamment dans la région d'Arles. Victime d'attaques personnelles qu'il juge injustes suite à la premiére édition de son ouvrage, son auteur, Pierre pomme, reprends ses observations et conclusions et réponds à ses détracteurs.
250,00 €
Livres
Référence : 4567[PRESTET, (Jean)].
Elémens de mathématiques ou principes généraux de toutes les sciences qui ont les grandeurs pour objet. Contenant une méthode courte et facile pour comparer ces grandeurs et pour découvrir leurs rapports par le moyen des caractères des nombres et des lettre de l'alphabeth. Dans laquelle les choses sont démontrées selon l'ordre geometrique, et l'annalyse rendue beaucoup plus facile, et traittée plus à fonds que l'on a fait jusqu'ici.Paris, André Pralard, 1675. 1675 1 vol. in-4° (250 x 180 mm.) de : [8] ff. ; 418 pp. ; 2 tableaux dépliants. Pleine basane d'époque, dos à nerfs orné et titré à l'or, tranche jaspées rouge. (Rares rousseurs ou taches, petites restaurations de papier).
Édition originale de ce texte dû à Jean Prestet (1648-1691), dans lequel ce mathématicien qui fut lélève de Nicolas Malebranche (1638-1715) donne la première démonstration (page 368) de la "règle des signes" que Descartes avait énoncé sans justification dans sa Géométrie en 1637. Leibnitz avait bien indiqué un élément de démonstration, mais il ne la donna pas réellement. Prestet reconnu que sa propre démonstration était insuffisante et il fallut attendre 1828 et les travaux de Gauss avant d'en avoir une démonstration plus poussée. Jean Prestet originaire de Chalon-sur-Saône, était un prêtre oratorien et mathématicien. Dans ses « Éléments de mathématiques », son uvre majeure, il cherche à fonder les mathématiques sur larithmétique et lalgèbre plutôt que sur la géométrie. Prestet a passé sa jeunesse à composer son ouvrage, sous la direction de Malbranche (de 1670 à 1675). Le Privilège est daté du 27 septembre 1672, l'enregistrement du 21 octobre 1675 et l'achevé d'imprimer du 20 novembre 1675. L'ouvrage est dédié au Supérieur général de l'Oratoire, A. de Sainte- Marthe, et la dédicace signée J. P., alors que le titre ne comporte aucun nom d'auteur. Louvrage est divisé en deux parties : la première traite des opérations arithmétiques et algébriques sur les nombres entiers, les fractions, les puissances, les radicaux, ainsi que les proportions et certaines de leurs applications (comme la règle de compagnie), et les logarithmes. La seconde partie explique ce que Prestet appelle les fondements de l'analyse, c'est-à-dire la théorie algébrique des équations, l'analyse diophantienne, et contient aussi un chapitre de combinatoire. Le texte est illustré de 2 tableaux dépliants. Prestet produisit une seconde édition en 1689, puis une troisième en 1701. Son uvre manuscrite est totalement disparue. On a mention d'un traité de géométrie par la correspondance entre Malebranche et Charles René Reyneau (1656-1728). Le seul autographe de sa main connu des historiens est sa lettre à Leibniz de 1675. Bel exemplaire de cet important traité, conservé dans sa reliure dépoque. 1 vol 4to.(250 x 180 mm.) of: [8] ff. ; 418 pp. ; 2 folding tables. Contemporary sheep, ribbed spine decorated and titled in gold, red marbled edge. (Rare foxing or stains, small paper restorations). Original edition of this work due to Jean Prestet (1648-1691), in which this mathematician who was the student of Nicolas Malebranche (1638-1715) gives the first demonstration (page 368) of the "rule of signs" that Descartes had stated without justification in his Geometry in 1637. Leibnitz had clearly indicated a demonstration element, but he did not really give it. Prestet recognized that his own demonstration was insufficient and it was not until 1828 and Gauss's work before having a further demonstration. Jean Prestet native of Chalon-sur-Saone, was an oratorian priest and mathematician. In his "Elemens de Mathematiques", his major work, he seeks to base mathematics on arithmetic and algebra rather than geometry. Prestet spent his youth composing his work, under the direction of Malbranche (from 1670 to 1675). The Privilege is dated September 27, 1672, the recording of October 21, 1675 and the completed printing of November 20, 1675. The work is dedicated to the Superior General of the Oratory, A. de Sainte-Marthe, and the dedication signed JP, while the title has no author name. The work is divided into two parts : the first deals with arithmetic and algebraic operations on numbers, integers, fractions, powers, radicals, as well as proportions and some of their applications (such as the rule of companionship), and logarithms. The second part explains what Prestet calls the foundations of analysis, that is to say the algebraic theory of equations, the Diophantine analysis, and also contains a chapter of combinatorics. The text is illustrated with two fold. tables. Prestet produced a second edition in 1689, then a third in 1701. His manuscript work has totally disappeared. There is mention of a treatise on geometry by him in the correspondence between Malebranche and Charles Rene Reyneau (1656-1728). The only autograph of his hand known to historians is his letter to Leibniz of 1675. Fine copy of this important treatise, preserved in its period binding.
2 200,00 €
Livres
Référence : 4417PTOLEMAEI (Alexandrini).
Cl. Ptolemaei Alexandrini philosophi et mathematici praestantissimi Libri VIII De Geographia e Graeco denuo traducti. Nominibus Graecis e regione appositis, atque in indicem quam locupletissimum redactis nunquam antea uisa commoditate simili: Ioannis Noviomagi opera. Nunc primum in lucem editi.Coloniae, Ioannes Ruremundanus, 1540. 1540 1 vol in-16° (145 x 98 mm.) de: [4] ff ( titre, préliminaires, biographie, table des chapitres), 388 pp. [2 fois 348-349 et saut de 349 à 352], [48] ff (index), [1] f blanc, 6 figures gravées sur bois à pleine page: face aux pp 38, 39, 42, 47, 330, 332, dont une non comprise dans la pagination, lettrines gravées. (Importantes annotations dépoque à lencre brune p. 53 à 99, partie sur lEurope, petits défauts dans le papier, traces de mouillures claires). Plein vélin d'époque, dos à nerfs titré à l'encre brune. (taches et défauts d'usage).
Première édition de cette traduction latine due à Johann Bronchorst (Joannes Noviomagus), réalisée à partir de la première édition du texte grec de Ptolémée (Bâle, 1533). Jan van Bronckhorst (1494, Nimègue - 1570, Cologne), également appelé Johannes Noviomagus (« Johannes de Nimègue »), est un élève des Broeders des Gemeenen Levens (Frères de la vie commune) de cette ville. En 1539, il est nommé professeur de philosophie à Cologne. Il étudie à Rostock, où il devint professeur d'arts vers 1542. De 1543 à 1544, il est recteur et en 1544, il devient doyen de la faculté de philosophie de Rostock. En 1546, il devint recteur de la célèbre école latine de Deventer. Deux ans plus tard, en 1548, il épouse Clara Coster. En 1569, il s'enfuit d'Alva pour Cologne ou il devient professeur de mathématiques. Il est lauteur de nombreux ouvrages sur des sujets éducatifs, philosophiques et historiques et géographiques en latin, dont le présent ouvrage publié à Cologne en 1540. Louvrage se divise en 8 livres traitant de lEurope, lAfrique et lAsie et sacheve par un large indexe de 94 pages. Il est illustré de 6 figures gravées sur bois à pleine page de schémas légendés en regard. Lexemplaire comporte dimportantes annotations contemporaines à lencre brune dans la partie sur lEurope (p. 53 à 99). Cette édition est rare : nous avons localisé quelques exemplaires conservés dans des bibliothèques en Europe et aucun en Amérique du Nord. Bel exemplaire. 1 vol. 16to (145 x 98 mm.) of: [4] ff (title, preliminaries, biography, table of chapters), 388 pp. [2 times 348-349 and skip from 349 to 352], [48] ff (index), [1] blank f, 6 full-page woodcut illustrations: opposite pp. 38, 39, 42, 47, 330, 332, one of which is not included in the pagination, engraved initial letters. (Important period annotations in brown ink pp. 53 to 99, section on Europe, minor defects in the paper, traces of light water stains). Full period vellum, spine with raised bands titled in brown ink. (stains and signs of wear). First edition of this Latin translation by Johann Bronchorst (Joannes Noviomagus), based on the first edition of Ptolemy's Greek text (Basel, 1533). Jan van Bronckhorst (1494, Nijmegen - 1570, Cologne), also known as Johannes Noviomagus (Johannes of Nijmegen), was a student of the Broeders des Gemeenen Levens (Brothers of the Common Life) in that city. In 1539, he was appointed professor of philosophy in Cologne. He studied in Rostock, where he became professor of arts around 1542. From 1543 to 1544, he was rector and in 1544, he became dean of the faculty of philosophy in Rostock. In 1546, he became rector of the famous Latin school in Deventer. Two years later, in 1548, he married Clara Coster. In 1569, he fled from Alva to Cologne, where he became a professor of mathematics. He is the author of numerous works on educational, philosophical, historical, and geographical subjects in Latin, including this work, published in Cologne in 1540. The work is divided into eight books dealing with Europe, Africa, and Asia, and ends with a large 94-page index. It is illustrated with six full-page woodcut figures with captions opposite. The copy contains extensive contemporary annotations in brown ink in the section on Europe (pp. 53-99). This edition is rare: we have located a few copies preserved in libraries in Europe and none in North America. A fine copy.
2 500,00 €
Livres
Référence : 4201QIANLONG (Empereur de Chine), AMIOT (Joseph Marie) [traducteur], GUIGNES (Joseph) [éditeur].
Eloge de la ville de Moukden et de ses environs; Poëme composé par Kien-Long, Empereur de la Chine & de la Tartarie, actuellement régnant. Accompagné de Notes curieuses sur la Géographie, sur lHistoire naturelle de la Tartarie Orientale, & sur les anciens usages des Chinois; composé par les Editurs Chinois & Tartares. On y a joint une Piece de Vers sur le thé, compose par le même Empereur.Paris, N. M. Tilliard, 1770. 1770 1 vol in-8° (210 x 133 mm) de: [xxiv], xxxviii, 381, [ii] (approbation) pp. Annotations manuscrites d'époque à l'encre en chinois dans les marges. (rares rousseurs). Cartonnage d'époque recouvert de papier à la colle rose, dos lisse orné de filets dorés, titre de marocain noir. (dos jauni, usures et petits manques).
Edition originale de la première traduction en langue occidentale du poème élogieux de l'empereur Qianlong sur la ville de Mukden (Mandchou, également appelée Shengjing « Capitale montante »). Mukden fut conquise par le chef Jurchen (Mandchou) Nurhaci (1559-1626) en 1625 des Ming. Il procéda au transfert de toute son administration dans la ville et construisit un grand complexe de palais pour les accueillir. De là, les Mandchous lancèrent leur attaque sur la Chine du Nord qui conduisit à la chute de la dynastie Ming en 1644. Après l'établissement de la dynastie Qing, Nurhace fut élevé au rang de premier empereur Qing et reçut le nom d'empereur Taizu. Mukden resta le foyer spirituel des Mandchous et les empereurs Qing suivants continuèrent à visiter et à agrandir les palais. L « Ode à Mukden » fut écrite à l'occasion d'une visite de l'empereur Qianlong en 1743, qui la fit publier la même année dans une belle édition de palais (« Yuzhi Shengjing fu »). Intéressantes annotations manuscrites d'époque en chinois dans les marges. Bel exemplaire à larges marges conservé dans son cartonnage dorigine. 1 vol. 8vo (210 x 133 mm) of: [xxiv], xxxviii, 381, [ii] (approval) pp. Contemporary handwritten annotations in Chinese ink in the margins. (rare foxing). Contemporary cardboard binding covered with pink paper, smooth spine decorated with gilt fillets, black morocco title. (yellowed spine, wear and small losses). First edition of the first Western translation of Emperor Qianlong's eulogistic poem on the city of Mukden (Manchu, also known as Shengjing, Rising Capital). Mukden was conquered by the Jurchen (Manchu) leader Nurhaci (1559-1626) in 1625 from the Ming. He transferred his entire administration to the city and built a large palace complex to house them. From there, the Manchus launched their attack on northern China, which led to the fall of the Ming dynasty in 1644. After the establishment of the Qing dynasty, Nurhaci was elevated to the rank of first Qing emperor and given the name Emperor Taizu. Mukden remained the spiritual home of the Manchus, and subsequent Qing emperors continued to visit and expand the palaces. The Ode to Mukden was written on the occasion of a visit by Emperor Qianlong in 1743, who had it published in the same year in a beautiful palace edition (Yuzhi Shengjing fu). Interesting handwritten annotations in Chinese from the period in the margins. A fine copy with wide margins, preserved in its original cardboard slipcase.
1 000,00 €
Livres
Référence : 4971QUATREFAGES DE BREAU (Jean Louis Armand de).
Souvenirs dun naturaliste.Paris, Librairie de Victor Masson, 1854. 1854 2 vol. in-12° (174 x 106 mm) de: I. XV pp. (faux-titre, titre, introduction); 507 pp. (dont table); II. [2] ff. (faux-titre, titre); 549 pp. (dont table). (Corps douvrage très frais). Demi chagrin vert de lépoque, plats de percaline verte, dos à nerfs orné, encadrement de filets à froid sur les plats, blason doré au centre du 1er plat avec inscription « Lycée impérial de Reims », tranches mouchetées.
Edition originale due à Armand Quatrefages de Breau consacrée aux observations sur la faune terrestre et marine bretonne, normande, du golfe de Gascogne, des côtes de Saintonge et de Sicile. Les textes qui composent cet ouvrage ont paru pour la première fois dans la Revue des Deux mondes (1842-1853) et sont ici enrichis de nombreuses notes. Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau (1810-1892) est un éminent biologiste, zoologiste et anthropologue français. Issu d'une famille protestante, il se distingue très tôt par les mathématiques et les sciences physiques. gé de 19 ans, il obtient un doctorat de sciences à l'université de Strasbourg en présentant deux thèses, l'une portant sur de la balistique: Théorie d'un coup de canon et l'autre sur le Mouvement des aérolithes considérés comme des masses disséminées dans l'espace par l'impulsion des volcans lunaires. En 1832, il se lance dans doctorat en médecine : L'extraversion de la vessie. L'un de ses maîtres n'est autre que Georges Louis Duvernoy (1777-1855 ; médecin et zoologiste français), ancien collaborateur de Georges Cuvier (1769-1832 ; anatomiste français, promoteur de l'anatomie comparée et de la paléontologie). Quatrefages de Bréau enseigne la zoologie à la faculté des sciences de Toulouse à partir de 1838, mais quitte son poste peu de temps après. Il se rend alors à Paris et rencontre Henri Milne Edwards (1800-1885 ; médecin et zoologiste français) qui devient son employeur et son ami. Deux ans plus tard, il passe un autre doctorat en histoire naturelle: Thèse sur les caractères zoologiques des rongeurs et sur leur dentition en particulier. Cest le début de son intérêt pour la zoologie et il travaille notamment sur les invertébrés marins. Il fait ainsi paraître, en 1844, De l'organisation des animaux sans vertèbres des Côtes de la Manche. Quatrefages de Breau sintéresse particulièrement à lanatomie des annélides et fait paraître ses Recherches sur le système nerveux, l'embryogénie, les organes des sens et la circulation des annélides (de 1844 à 1850) et Sur les affinités et les analogies des lombrics et des sangsues. Il sintéresse également à ces mollusques bivalves causant dimmenses dommages aux bateaux en bois, les tarets et publie: Sur l'histoire naturelle des tarets (1848-1849). Quatrefages de Bréau enseigne dabord au lycée Napoléon avant dêtre élu membre de lAcadémie des sciences (1852) et d'occuper la chaire danthropologie et dethnographie au Muséum national d'histoire naturelle de Paris (1855) tout en poursuivant ses investigations dans le domaine de la zoologie, notamment sur le ver à soie. En 1854, il détaille ses explorations des côtes normandes et bretonnes dans son ouvrage Souvenirs d'un naturaliste. Il sintéresse également à la question de lacclimatation d'animaux exotiques ainsi quaux problèmes de pisciculture et publie sur ce dernier sujet : Études sur les fécondations artificielles des ufs de poissons en 1854. Il fait paraître en 1861 son fameux livre sur lunité de lespèce humaine, premier ouvrage dune longue série en anthropologie. En 1867, il publie un rapport sur la situation de la recherche anthropologique en France et étudie luvre de Charles Darwin (1809-1882) et de ses précurseurs français, ainsi que la théorie lamarckienne. En outre, Quatrefages de Bréau publie ces ouvrages : LEspèce humaine (1877) dans lequel il définit la race de Cro-Magnon ; Introduction à létude des races humaines (1887) ; Les Émules de Darwin (1892). Il est élu membre étranger de la Royal Society of London en juin 1879, et membre de lAcadémie de médecine. Il soppose aux théories relatives à lévolution et crée pour lêtre humain un règne séparé car plus que lévolution en tant que telle, cest son application à lespèce humaine quil combat. Si luvre zoologique de Quatrefages est particulièrement importante et pertinente, ses théories en ethnologie sont totalement oubliées aujourdhui, à tort. Le présent travail, Souvenirs dun naturaliste, comporte deux tomes: le premier est consacré de l'archipel de Chausey et de Bréhat ainsi quaux côtes de Sicile (la grotte de San-Ciro, le Golfe de Castellamare, Trapani, les îles Favignana). Le second tome aborde également les côtes de Sicile (Milazzo, Stromboli, Jarnini, l'Etna) mais aussi la baie de Biscaye (Biarritz, Guettary, St Jean-de-Luz, St Sébastien) et les côtes de Saintonge (La Rochelle, Chatelaillon, Esnandes). A noter le très intéressant chapitre sur larchipel des Îles Chausey : Cest à Granville que jai fait connaissance avec lOcéan ; cest là que pour la première fois jai su ce quest une marée. Quil y a loin des pensées que lon puise dans les livres aux impressions produites par lobservation directe! Lorsque je vis disparaître peu à peu cette belle plage que je venais de parcourir et les vagues se briser en écume contre ces rochers naguère si éloignés delles ; lorsque ces navires de commerce, ces bateaux pêcheurs, ces canots, quelques instants auparavant couchés sur un lit de fange noirâtre, se redressèrent successivement pour flotter bientôt en pleine eau, ce spectacle me remua profondément Aussi quatre mois de séjour sur les côtes purent me familiariser avec ce phénomène, mais non diminuer ladmiration quil me causa dès le premier jour. (I. p.8) Superbe exemplaire de prix du Lycée Impérial de Reims conservé dans sa reliure dépoque. 2 vol. 12mo (174 x 106 mm) of : I. XV pp. (faux-title, title, introduction) ; 507 pp. (including table) ; II. [2] ff. (false title, title) ; 549 pp. (including table). (Body of the book very fresh). Contemporary half green chagrin, green percaline boards, spine decorated, framed with cold filets on the boards, gilt coat of arms in the center of the first board with inscription "Lycée impérial de Reims ", spotted edges. First edition due to Armand Quatrefages de Breau devoted to observations on the terrestrial and marine fauna of Brittany, Normandy, the Bay of Biscay, the coasts of Saintonge and Sicily. The texts that make up this work first appeared in the "Revue des Deux mondes" (1842-1853) and are enriched here with numerous notes. Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau (1810-1892) was an eminent French biologist, zoologist and anthropologist. Born into a Protestant family, he distinguished himself very early in life by mathematics and the physical sciences. At the age of 19, he obtained a doctorate in science at the University of Strasbourg by presenting two theses, one on ballistics: Théorie d'un coup de canon and the other on the Mouvement des aérolithes considérés comme des masses disséminées dans l'espace par l'impulsion des volcans lunaires. In 1832, he started a doctorate in medicine: L'extraversion de la vessie. One of his masters was Georges Louis Duvernoy (1777-1855; French physician and zoologist), former collaborator of Georges Cuvier (1769-1832; French anatomist, promoter of comparative anatomy and paleontology). Quatrefages de Bréau taught zoology at the Faculty of Science in Toulouse from 1838, but left his post shortly afterwards. He then went to Paris and met Henri Milne Edwards (1800-1885; French physician and zoologist) who became his employer and friend. Two years later, he obtained another doctorate in natural history: Thèse sur les caractères zoologiques des rongeurs et sur leur dentition en particulier. This was the beginning of his interest in zoology and he worked in particular on marine invertebrates. In 1844, he published "De l'organisation des animaux sans vertèbres des Côtes de la Manche". Quatrefages de Breau was particularly interested in the anatomy of annelids and published his "Recherches sur le système nerveux, l'embryogénie, les organes des sens et la circulation des annélides" (from 1844 to 1850) and "Sur les affinités et les analogies des lombrics et des sangsues". He was also interested in those bivalve mollusks causing immense damage to wooden boats, the tarets, and published: "Sur l'histoire naturelle des tarets" (1848-1849). Quatrefages de Bréau first taught at the Lycée Napoléon before being elected member of the Academy of Sciences (1852) and occupying the chair of anthropology and ethnography at the Muséum national d'histoire naturelle de Paris (1855) while continuing his investigations in the field of zoology, notably on the silkworm. In 1854, he detailed his explorations of the Normandy and Brittany coasts in his book "Souvenirs of a naturalist". He was also interested in the question of the acclimatization of exotic animals as well as in the problems of fish farming and published on this last subject: Études sur les fécondations artificielles des ufs de poissons in 1854. In 1861, he published his famous book on the unity of the human species, the first work of a long series in anthropology. In 1867, he published a report on the situation of anthropological research in France and studied the work of Charles Darwin (1809-1882) and his French precursors, as well as Lamarckian theory. In addition, Quatrefages de Bréau published the following works: "L'Espèce humaine" (1877) in which he defined the "Cro-Magnon race"; "Introduction à l'étude des races humaines" (1887); "Les Émules de Darwin" (1892). He was elected a foreign member of the Royal Society of London in June 1879, and a member of the Academy of Medicine. He opposed the theories of evolution and created a separate kingdom for the human being, because more than evolution as such, it was its application to the human species that he fought. If Quatrefages' zoological work is particularly important and relevant, his theories in ethnology are totally forgotten today, wrongly. The present work, "Souvenirs of a Naturalist", is in two volumes: the first one is dedicated to the archipelago of Chausey and Brehat as well as to the coasts of Sicily (the cave of San-Ciro, the Gulf of Castellamare, Trapani, the Favignana islands). The second volume also deals with the coasts of Sicily (Milazzo, Stromboli, Jarnini, Etna) but also the Bay of Biscay (Biarritz, Guettary, St Jean-de-Luz, St Sebastien) and the coasts of Saintonge (La Rochelle, Chatelaillon, Esnandes). Note the very interesting chapter on the archipelago of the Chausey Islands: "It is in Granville that I got acquainted with the Ocean; it is there that for the first time I knew what a tide is. How far there is from the thoughts that one draws from books to the impressions produced by direct observation! When I saw this beautiful beach that I had just crossed disappear little by little and the waves break into foam against these rocks which were so far away from them; when these commercial ships, these fishing boats, these canoes, a few moments before lying on a bed of blackish mire, successively straightened up to float soon in the open water, this spectacle stirred me profoundly... Also four months of stay on the coasts were able to familiarize me with this phenomenon, but not to diminish the admiration which it caused me from the first day." (translated from French, I. p.8). Superb prize copy of the Lycée Impérial de Reims preserved in its period binding.
550,00 €
Livres
Référence : 5717[RADONVILLIERS [(Abbé Claude-François Lizarde de)]
De la manière d'apprendre les langues.Paris, Saillant, 1768. 1768 1 vol. in-8° (110 x 180 mm) de : XXIV (faux titre, titre, préface, table) ; 278 pp (dont table, errata). (Rares tâches). Nom de l'auteur écrit à la plume sur les ff. de faux-titre et de titre. Plein veau moucheté d'époque, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin rouge, filet sur coupes, tranches rouges, gardes de papier marbré.
Edition originale de cette méthode dapprentissage des langues due à Claude-François Lizarde de Radonvilliers (1710-1789), homme d'Église et pédagogue français. Ce traité fit de son auteur un des grammairiens les plus reconnus de son époque. Dans celui-ci, il fait léloge de la pratique de la langue parlée plutôt que des exercices grammaticaux. Il y donne aussi une méthode de traduction, consistant dabord à traduire les mots pour aborder ensuite la syntaxe de la phrase, tout en évitant la traduction littérale et en sefforçant de reproduire la pensée de lauteur. Radonvilliers enseigne les langues étrangères dans plusieurs collèges de jésuites avant de quitter son ordre en 1742 pour devenir secrétaire de lambassadeur de France à Rome. Il est ensuite aumônier du roi et sous-précepteur des enfants de Louis XV, ce qui lui vaut dêtre élu membre de lAcadémie française en 1763 à la suite du décès de Marivaux. Il est abbé de labbaye de Villeneuve à Bignon, en 1770, et de labbaye de Neauphle-le-Vieux, en 1771. En 1774, Louis XVI, son ancien élève, le nomme conseiller dÉtat. Inspiré des idées de Dumarsais, cet ouvrage sur la manière dapprendre les langues constitue une approche novatrice pour lépoque. En effet, lauteur combat la méthode habituelle, qui consiste à étudier une langue au moyen dune grammaire et dun dictionnaire. Cette méthode traditionnelle froide et centrée sur lécrit était privilégiée notamment pour lapprentissage des langues antiques comme le latin, de par la pratique très majoritairement écrite de cette langue et la raréfaction de loral. Ainsi, Radonvilliers propose notamment de réintroduire de loral non seulement dans lapprentissage du latin, mais aussi dans celui de langues contemporaines telles que langlais, lallemand ou encore litalien. Dans le présent ouvrage, lauteur critique le manque de progrès dans le domaine et même une certaine régression. En effet, on peut lire dans la préface (VII-VIII) : Les jeunes Romains apprenaient le latin ; dans la maison de leurs pères, et uniquement par la conversation. Lorsquils entendaient la langue, ils allaient à lécole des grammairiens pour apprendre à bien prononcer, à lire avec goût.. Bel exemplaire en reliure dépoque de ce traité marquant sur la didactique des langues. 1 vol. 8vo (110 x 180 mm) of : XXIV (false title, title, preface, table); 278 pp (including table, errata). (Few stains). Author's name written in pen on the false title and title pages. Contemporary full speckled calf, ornate smooth spine, red morocco title-piece, fillet on the edges, red edges, marbled paper end-papers. First edition of this language-learning method by Claude-François Lizarde de Radonvilliers (1710-1789), a French churchman and pedagogue. This treatise made its author one of the most renowned grammarians of his time. In it, he praises the practice of spoken language rather than grammatical exercises. He also gives a method of translation, starting with the translation of words and then moving on to the syntax of the sentence, while avoiding literal translation and striving to reproduce the author's thought. Radonvilliers taught foreign languages at several Jesuit colleges before leaving his order in 1742 to become secretary to the French ambassador in Rome. He then became chaplain to the king and sub-preceptor to Louis XV's children, earning him election to the Académie française in 1763 following Marivaux's death. In 1770, he became abbot of the Abbey of Villeneuve à Bignon, and of the Abbey of Neauphle-le-Vieux in 1771. In 1774, Louis XVI, his former pupil, appointed him Conseiller d'État. Inspired by Dumarsais' ideas, this work on how to learn languages was an innovative approach for its time. Indeed, the author fights against the usual method of studying a language by means of a grammar book and a dictionary. This traditional, cold, written-centric method was favored for learning ancient languages such as Latin, due to its predominantly written form and the scarcity of oral expression. Radonvilliers proposes to reintroduce oral expression not only in the learning of Latin, but also in contemporary languages such as English, German and Italian. In the present book, the author criticizes the lack of progress in this area, and even a certain regression. Indeed, the preface (VII-VIII) states: "Young Romans learned Latin in their fathers' homes, and only by conversation. When they heard the language, they went to the school of grammarians to learn how to pronounce and read with taste". A fine copy in contemporary binding of this landmark treatise on language didactics.
450,00 €
Livres
Référence : 4322RAINAUD (Armand).
Le Continent Austral, Hypothéses et Decouvertes.Paris, Armand Colin et Cie, 1893. 1893 1 vol in-4° (250 x 165 mm.) de : [4] ff. (faux titre, titre, dédicace, remerciements) ; 490 pp. (dont table) ; [1] p. (errata) ; nombreux schémas et cartes dans le texte. Demi basane d'époque, plats recouverts de papier marbré vert, dos à nerfs titré. (Reliure légèrement frottée).
Edition originale de cet ouvrage retraçant lHistoire des hypothèses sur le continent austral dû à Armand Rainaud, professeur agrégé dhistoire et de géographie ainsi que docteur de lettres. Dans son introduction, Rainaud explique lhypothèse qui amorça dès lantiquité les questionnements sur cette terre australe inconnue : Un des plus grands problèmes de lhistoire de la géographie est celui des antipodes. De bonne heure la curiosité humaine, point de départ de tout progrès scientifique, a cherché à franchir les bornes du domaine des connaissances positives. En dehors du vieux monde, lorbis vetus, nexiste-il pas quelques terres éloignées, destinées à faire équilibre à louest et au sud à la masse continentale de lEurasie et de lAfrique? De là le double problème des antipodes : antipodes de louest, antipodes du sud. Dans cet ouvrage, il traite donc la question de L'Antichtone à travers lHistoire, à savoir le nom donné à cette terre australe, un continent hypothétique imaginé par les anciens grecs, et qui aurait équilibré les masses des continents de l'hémisphère nord. Cest finalement la découverte de l'Océanie puis de l'Antarctique qui mettront fin à cette hypothèse. Ainsi, au travers de nombreux schémas et cartes, Rainaud fait un examen très complet de la littérature spéculative sur un continent australien, des hypothèses des anciens grecs jusqu'aux découvertes de James Cook. Parmis les schémas et cartes, on trouve notamment dans lordre chronologique : La terre inconnue de Ptolémée au sud de lOcéan Indien envisageant déjà cette terre hypothétique, Le système des zones au Moyen Age dans lequel les latitudes polaires sont qualifiées de frigore inhabilitatis, ou encore La terre Australe sur la mappemonde mercatorienne de 1538 (daprès Nordenskjoeld, pl XLIII), représentant un Antarctique gigantesque, bien que le célèbre cartographe reconnaisse ne pas en connaître les limites. Bel exemplaire bien conservé de cet examen très complet de la question du continent Austral à travers lHistoire. 1 vol. 4to (250 x 165 mm.) with : [4] ff. (false title, title, dedication, acknowledgements); 490 pp. (including table); [1] p. (errata); numerous diagrams and maps in the text. Contemporary half basane, boards covered with green marbled paper, titled spine (binding slightly rubbed). First edition of this work tracing the history of hypotheses on the southern continent by Armand Rainaud, a professor of history and geography and a Doctor of Letters. In his introduction, Rainaud explains the hypothesis which, from antiquity, led to questions about this unknown southern land: "One of the greatest problems in the history of geography is that of the antipodes. Human curiosity, the starting point of all scientific progress, has always sought to cross the boundaries of positive knowledge. Outside the old world, the orbis vetus, are there not a few distant lands, destined to balance the continental mass of Eurasia and Africa to the west and south? Hence the double problem of the antipodes: western antipodes, southern antipodes." In this book, he deals with the question of L'Antichtone throughout history, namely the name given to this southern land, a hypothetical continent imagined by the ancient Greeks, and which would have balanced the masses of the continents of the northern hemisphere. The discovery of Oceania and then Antarctica finally put an end to this hypothesis. With a wealth of diagrams and maps, Rainaud provides a comprehensive review of the speculative literature on an Australian continent, from the hypotheses of the ancient Greeks to the discoveries of James Cook. Among the diagrams and maps are, in chronological order: "Ptolemy's unknown land south of the Indian Ocean", already envisaging this hypothetical land, "The system of zones in the Middle Ages", in which polar latitudes are described as "frigore inhabilitatis", and "The Southern Land on the Mercatorian map of 1538 (after Nordenskjoeld, pl XLIII)", depicting a gigantic Antarctica, although the famous cartographer admits not knowing its limits. A fine, well-preserved copy of this comprehensive examination of the question of the Southern continent throughout history.
220,00 €
Livres
Référence : 5539[RECUEIL FACTICE MARQUIS DE LA FAYETTE/MARQUIS DE LA FAYETTE MOCK COLLECTION].
I. [DUBERGIER]. Histoire du général de Lafayette, par un citoyen américain. - II. [BARBAROUX]. Voyage du Général Lafayette aux Etats-Unis d'Amérique en 1824 et 1825. [I et II sur 4 livraisons/I and II over 4 deliveries]. III. Discours sur les Améliorations des Gouvernements par Charles Ingersol. [Lu le 1er Octobre 1824 à Philadelphie/Read on October 1, 1824 in Philadelphia].Paris, Ponthieu, Jehenne, 1825. / Paris, L'Huillier, 1826. 1825 1 vol in-8° ( 210 x 132 mm.) de: I. 104 pp. (dont faux titre et titre); II. 4 pp. (prospectus), [2] ff. (portrait lithographié, titre), 178 pp. [sur 364 pp.]; III. 30 pp. (Rouseurs éparses, déchirure ancienement restaurée). Demi-maroquin à coins d'époque, dos lisse orné, titre de maroquin brun
Recueil factice consacré au marquis de La Fayette comportant 4 textes rares en édition originales publiés dans la mouvance de son ultime et très populaire voyage en Amérique. La participation de La Fayette (1757-1834) à la guerre d'indépendance des États-Unis lui vaut une immense célébrité et une place symbolique en tant que trait d'union entre les Américains et la France et d'être surnommé « le héros des deux mondes ». Son engagement auprès à seulement 19 ans et les circonstances de son départ de France, sans l'autorisation du roi, finançant le voyage de ses propres deniers font de La Fayette le symbole du soutien français aux insurgés d'Amérique. En 1824, La Fayette a 66 ans quand il entreprend son dernier périple en Amérique. La particularité de cette tournée, pendant laquelle il sillonnera le pays, est quil a été accueilli avec un enthousiasme et une ferveur populaire qui ont duré de son arrivée à New York le 16 août 1824 à son départ le 9 septembre 1825. Le premier texte du recueil est lédition originale en Français par Dubergier de la biographie du général. Travail retraçant la carrière du héros de la guerre jusquà son voyage de 1825. Il sachève par les chapitres : « Lafayette en Amérique », « Déclaration des droits de lhomme et du citoyen », « Captivité de Lafayette » », et « stances dédiées au général Lafayette par ses compatriotes habitant New-York ». Est relié à la suite le très rare prospectus annonçant la publication du récit du voyage du général aux Etats Unis, précédent les deux premières livraisons (sur 4) de ce fameux récit, avec en frontispice un portrait lithographié de Lafayette par C. de lAsteyrie. Enfin est relié in-fine « Discours sur les améliorations des gouvernements, par Charles J. Ingersoll. Bel ensemble conservé dans sa reliure dorigine. 1 vol. 8mo ( 210 x 132 mm.) of: I. 104 pp. (including false title and title); II. 4 pp. (prospectus), [2] ff. (lithographed portrait, title), 178 pp. (out of 364 pp.); III. 30 pp. (scattered wrinkles, tear previously restored). Contemporary half morocco with corners, smooth spine decorated, brown morocco title. Factitious collection dedicated to the Marquis de La Fayette comprising 4 rare texts in original editions published in the wake of his final and very popular trip to America. La Fayette's (1757-1834) participation in the American War of Independence earned him immense fame and a symbolic place as a link between the Americans and France and to be nicknamed "the hero of both worlds". His commitment to the cause at only 19 years of age and the circumstances of his departure from France, without the authorization of the king, financing the trip with his own money, made La Fayette the symbol of French support for the insurgents in America. In 1824, La Fayette was 66 years old when he undertook his last trip to America. The particularity of this tour, during which he criss-crossed the country, was that he was welcomed with an enthusiasm and popular fervor that lasted from his arrival in New York on August 16, 1824 until his departure on September 9, 1825. The first text in the collection is Dubergier's original French edition of the general's biography. This work traces the career of the war hero up to his journey in 1825. It ends with the chapters: "Lafayette in America", "Declaration of the Rights of Man and Citizen", "Lafayette's Captivity", and "Stanzas dedicated to General Lafayette by his compatriots living in New-York" (translated from French). Bound afterwards the very rare prospectus announcing the publication of the account of the general's trip to the United States, preceding the first two issues (out of 4) of this famous account, with a lithographed portrait of Lafayette by C. de l'Asteyrie as frontispiece. Finally is bound in-fine " Discourse on the improvements of governments, by Charles J. Ingersoll. Beautiful set preserved in its original binding.
1 500,00 €
Livres
Référence : 6340REEVE (Clara).
The Old English Baron: A Gothic Story.Chiswick, Press of C. Whittingham, 1823. 1823 1 vol in-16° (132 x 85 mm) de: 160 pp., dont titre gravé. Ex-donno manuscrit à l'encre: "Reçoit ce faible gage de mon amitié sincere. Aujourd'hui je t'aime demain encore toujours" A de La Valette (quelques rousseurs). Plein maroquin à grains longs violine d'époque, dos à faux nerfs orné et titré à l'or, frise dorée encadrant les plats, dentelle intérieure, tranches dorées.
Bel exemplaire, joliement relié, de ce roman gothique ancien du à l'auteure anglaise Clara Reeve . Il est publié pour la première fois sous ce titre en 1778, bien que paru anonymement en mai 1777 sous son titre original de « Le Champion de la Vertu » , avant que la fille de Samuel Richardson , Mme Bridgen, ne l'édite pour elle.
250,00 €
Livres
Référence : 5638RÉGIMENT DE SAINTONGE INFANTERIE. GILLOT ( Jean Antoine), BEAUMONT (Commandant du régiment), Comte de LAMBERTYE (Lieutenant pour le Roi.
Congé militaire du nommé Jean Antoine GILLOT, Chasseur au Régiment de SAINTONGE pour un natif de SORCEY en la Province de Lorraine, juridiction de Commercy.Sarlouis, le 18 mars 1784. 1784 1 feuillet in-folio oblong ( 212 x 286 mm) imprimé à l'encre noire et completé à la main à l'encre brune, cachet de cire rouge du régiment et cachet humide rouge estompé; et au dos est rédigé et signé par l'intendant du régiment, le détail reçu par ce soldat. (salissures, traces de plis, défauts d'usage.)
Congé militaire de Jean Antoine GILLOT, Chasseur au Régiment de Saintonge. Cette unité dinfanterie française créé en 1684 fait partie des forces terrestres impliquées dans la guerre dindépendance Américaine qui comprenaient 5 000 hommes au total, appartenant aux régiments de Bourbonnais, Soissonnais, Saintonge, Royal-Deux-Ponts, deux bataillons d'artillerie de Gribeauval, un bataillon du génie et du matériel de siège. Embarqué à Brest en 1780 les hommes du régiment de Saintonge débarquent avec le corps expéditionnaire à Philadelphie et ils participent aux opérations de Rhode Island. Ces hommes sont impliqués dans toutes les grandes batailles du conflit, notamment en 1781 au siège de Yorktown, victoire décisive de la guerre d'Amérique. Lhistoire na retenu que les noms des officiers qui sy sont illustrés : pendant le conflit, le régiment est commandé à partir 8 mars 1780 par Adam Philippe Blackarth, vicomte de Custines, puis à partir du 11 novembre 1782, par Donatien Marie Joseph de Vimeur, vicomte de Rochambeau. Démobilisé un an après la proclamation de la paix (3 novembre 1783), il est très probable que le chasseur Jean-Antoine Gillot fasse partie des troupes de retour dAmérique. A ce jour les historiens ont surtout recherché les noms des Français morts aux États-Unis de 1777 à 1783. En 1936 est publié une liste des combattants morts en Amérique par Warrington Dawson. Cette liste est le fruit de longues et minutieuses recherches, tant en France quen Amérique. La même année, une plaque commémorative est inaugurée par lambassadeur des Etats-Unis à Versailles. Celle-ci compte 2112. Elle est établie daprès des documents authentiques déposés aux archives nationales et aux archives du ministère de la guerre, publiées par les soins du ministère des affaires étrangères. Beau document, contemporain de la fin du conflit. 1 oblong folio (212 x 286 mm) printed with black ink and completed by hand with brown ink, red wax seal of the regiment and faded red wet seal; and on the back is written and signed by the quartermaster of the regiment, the detail received by this soldier. (soiling, traces of folds, defects of use.) Military leave of Jean Antoine GILLOT, Chasseur in the Regiment of Saintonge. This French infantry unit, created in 1684, was part of the land forces involved in the American War of Independence, which included 5,000 men in total, belonging to the Bourbonnais, Soissonnais, Saintonge, Royal-Deux-Ponts regiments, two Gribeauval artillery battalions, an engineer battalion and siege equipment. Embarked in Brest in 1780, the men of the Saintonge regiment disembarked with the expeditionary force in Philadelphia and took part in the Rhode Island operations. These men were involved in all the great battles of the conflict, notably in 1781 at the siege of Yorktown, a decisive victory of the American war. History has retained only the names of the officers who distinguished themselves in the regiment: during the conflict, the regiment was commanded from March 8, 1780 by Adam Philippe Blackarth, viscount of Custines, then from November 11, 1782, by Donatien Marie Joseph de Vimeur, viscount of Rochambeau. Demobilized one year after the proclamation of peace (November 3, 1783), it is very likely that the hunter Jean-Antoine Gillot was part of the troops returning from America. To this day, historians have mostly researched the names of Frenchmen who died in the United States from 1777 to 1783. In 1936, a list of combatants who died in America was published by Warrington Dawson. This list is the result of long and meticulous research, both in France and in America. The same year, a commemorative plaque was inaugurated by the American ambassador in Versailles. This one counts 2112. It is established according to authentic documents deposited in the national archives and in the archives of the ministry of the war, published by the care of the ministry of foreign affairs. Beautiful document, contemporary of the end of the conflict.
750,00 €
Livres
Référence : 4483RENOUARD DE SAINTE-CROIX (Félix).
Voyage Commercial et Politique aux Indes Orientales, aux Îles Philippines, à la Chine, avec des Notions sur la Cochinchine et le Tonquin, Pendant les Annees 1803, 1804, 1805, 1806 Et 1807, Contenant des Observations et des Renseignemens, Tant sur les Productions Territoriales et Industrielles que sur le Commerce de ces Pays; des Tableaux dImportations et dExportations du Commerce DEurope en Chine, Depuis 1804 Jusquen 1807; des Remarques sur les Murs, les Coutumes, le Gouvernement, les Lois, les Idiomes, Les Religions Etc. ; un Aperçu des Moyens à Employer pour Affranchir ces Contrees de la Puissance Anglaise.Paris, Clament, 1810. 1810 3 vol. in-8° (202 x 126 mm) de : x ; 301 pp. ; [2], 390 pp. ; 291 pp. ; 4 tableaux ; 2 cartes dépliantes. Demi-basane d'époque, dos lisse ornés, plats recouverts de papier marbré. (Quelques traces de mouillures dans les marges de quelques ff. du T. 1, sinon frais).
Édition originale de cette relation retraçant le périple effectué en Inde, en Indonésie, en Chine et aux Philippines par Félix Rénouard de Sainte-Croix (1767-1840). Cet officier français, missionné par lEmpire pour la défense des Philippines, est emprisonné par les anglais dès son arrivée à Pondichéry en 1802. Libéré, il reste deux années supplémentaires en Inde où il visite les côtes de Coromandel et de Malabar, le Bengale, Madras, Tranquebar et Chalambron. Puis il se rend aux Philippines où il visite Manille, les mines dor de Mabulao, les provinces de Tondo, Cavite, Valangas, Bulacan, Batangas, Tayabas, Pampangue, Zambales, Pangasinan, Ylocos et Cagayan. Il poursuit son périple en passant par les îles de Babuyannes, lîle de Camarines, larchipel de Bissayes, lîle de Mindanao, les Moluques puis Macao. Dans cette colonie portugaise de Chine, il rencontre en 1807 Pierre-Jacques de La Bissachére, missionnaire français ayant séjourné plus de dix ans au Tonkin Occidental, avant de fuir les persécutions en 1798. Ce dernier lui confie ses notes sur la Chine. Après un séjour aux Etats-Unis, Rénouard regagne la France en 1809 et publie le présent ouvrage qui offre une brillante analyse du commerce local, des coutumes, lois et statistiques économiques concernant ces contrées, ainsi que des suggestions pour limiter linfluence britannique dans la région. Le volume I est essentiellement consacré à lInde alors que le volume II traite des Philippines. Quant au troisième volume, composé en partie à partir des précieuses notes de la Bissachère, il est dévolu à la Chine. 2 cartes dépliantes et 4 tableaux illustrent le propos de lauteur. Bel exemplaire, frais. 3 vol. 8vo of : x ; 301 pp. ; [2], 390 pp. ; 291 pp. ; 4 tables ; 2 folding maps. Contemp. half sheep. (Some traces of wetness in the margins of a few pages of T. 1, otherwise fresh). Scarce original edition of this work retracing the journey made in India, Indonesia, China and the Philippines by Felix Rénouard of Sainte-Croix (1767-1840). This French officer, commissioned by the Empire for the defense of the Philippines, was imprisoned by the English upon his arrival in Pondicherry in 1802. Ater being released, he spent two years in India where he visited the coasts of Coromandel and Malabar, Bengal , Madras, Tranquebar and Chalambron. Then, he went to the Philippines where he visited Manila, the gold mines of Mabulao, the provinces of Tondo, Cavite, Valangas, Bulacan, Batangas, Tayabas, Pampangue, Zambales, Pangasinan, Ylocos and Cagayan. He continued his journey through the islands of Babuyannes, the island of Camarines, the archipelago of Bissayes, the island of Mindanao, the Moluccas and Macao. In this Portuguese colony in China, he met in 1807 Pierre-Jacques La Bissachere, a French missionary who spent more than ten years in Tonkin Occidental, before fleeing persecution in 1798. The religious entrusted him with his notes on China. After a stay in the United States, Renouard returned to France in 1809 and published this book which offers a brilliant analysis of local trade, customs, laws and economic statistics concerning these countries, as well as suggestions to limit the British influence in the region. Volume I is mainly devoted to India while Volume II deals with the Philippines. As for the third volume, composed partly from the precious notes of Bissachère, it is devolved to China. 2 folding maps and 4 tables illustrate the author's intention. Fine copy.
4 500,00 €
Livres
Référence : 4194RICCI (R.P. Mathieu) /TRIGAULT (Nicolas).
Histoire de lexpedition chrestienne en la Chine, entreprise par les peres de la Compagnie de Jesus. Traduite en français par T.C.D.A.Paris, Pierre Le-Mur, 1618. 1617 1 vol. in-8° (175 x 118 mm) de : [12] ff. (titre, epistre, au lecteur, table) ; 994 pp. + 1 planche en fac-simile sur papier ancien représentant le Plan du palais des faux-bourgs donné à la Compagnie de Iesus à Pequin par le Roy de la Chine lan 1610 . (annotations manuscrites à l'encre au titre et à quelques ff.). Plein vélin à recouvrements, dos lisse, titre de maroquin rouge, tranches jaspées rouge (reliure postérieure).
Rare première édition parisienne de la traduction française donnée par le neveu de lauteur, D. F. de Riquebourg-Trigault (EO, latine: Augsbourg, 1615, 1ère française: Lyon, 1616) de cet ouvrage fondateur pour la découverte par les Européens de la civilisation chinoise. Son auteur, le jésuite Nicolas Trigault (1577-1628), obtint de ses supérieurs la permission daller en qualité de missionnaire en Chine où il arriva en 1610, date de la mort de son prédécesseur Matteo Ricci, auteur de la majeure partie du texte. A son arrivée en 1582, le Père Ricci avait compris que la seule façon dévangéliser les Chinois était dadopter au maximum leur mode de vie. Il avait donc appris le mandarin, pris un nom chinois, sétait rapproché de lécole confucianiste et avait étudié les sciences et la littérature chinoise. Ainsi avait-il obtenu lautorisation de sinstaller près de Canton, puis à Nanchang en 1595, à Nanjing en 1599 pour enfin obtenir la permission impériale de sétablir à Pékin en 1601 où il résida jusqu'à sa mort. Pendant cette décennie, il gagna la confiance de lempereur Ming qui apprécia autant les efforts que le jésuite avait fait pour simprégner de la culture chinoise, que sa patience pour lui enseigner les sciences occidentales et le christianisme. Cest pendant cette période quil rédigea en italien son histoire de lintroduction du christianisme en Chine, manuscrit que le Père Trigault traduisit en latin, ainsi quune partie de son journal à partir desquels il établit le présent ouvrage, qui parut pour la première fois en 1515 à Rome et à Augsbourg sous le titre « De Christiana expeditione ». Trigault a enrichi le travail de Ricci de divers écrits dont le rapport du séjour en Chine des jésuites portugais Longobardo, Vagnone et Cattaneo ainsi que dextraits des « lettres annuelles » de 1610 et 1611 du père Sabatino de Ursis mais aussi de ses propres commentaires et observations. Sa publication fut un véritable choc en Europe: aucun ouvrage aussi pertinent et documenté sur la Chine navait été édité auparavant et il fut rapidement traduit en français, en allemand, en espagnol et en italien. Il ouvrait une porte sur cet empire qui était resté fermé depuis Marco Polo et alors que le Père Ricci avait introduit Euclide en Chine, son journal apportait la philosophie de Confucius à lEurope. Ainsi, le travail de ces deux pères jésuites eut une influence incontestable sur la vie culturelle et la philosophie occidentale, louvrant sur un monde encore inconnu: les Européens réalisèrent alors quil existait une autre grande civilisation sur la planète. Dans cet exemplaire, la planche gravée sur bois représentant le Plan du palais des faux-bourgs donné à la Compagnie de Iesus à Pequin par le Roy de la Chine lan 1610 est en fac-simile sur papier ancien et reliée à la fin de louvrage. 1 vol. in-8vo (175 x 118 mm) of: [12] ff. (title, epistle, to the reader, table); 994 pp. + 1 facsimile plate on old paper representing the Plan of the palace of the faux-bourgs given to the Company of Iesus in Pequin by the King of China in the year 1610. (handwritten annotations in ink to the title and on some ff.). Full covered vellum, smooth spine, red morocco title, red mottled edges (later binding). Rare first Parisian edition of the French translation given by the author's nephew, D. F. de Riquebourg-Trigault (EO, Latin: Augsbourg, 1615, 1st French: Lyon, 1616) of this founding work for the discovery by Europeans of the Chinese civilization. Its author, the Jesuit Nicolas Trigault (1577-1628), obtained permission from his superiors to go as a missionary to China where he arrived in 1610, the date of the death of his predecessor Matteo Ricci, author of most of the text. When he arrived in 1582, Father Ricci understood that the only way to evangelize the Chinese was to adopt their way of life as much as possible. He therefore learned Mandarin, took a Chinese name, approached the Confucian school and studied science and Chinese literature. Thus he obtained authorization to settle near Canton, then in Nanchang in 1595, in Nanjing in 1599 and finally obtain imperial permission to settle in Beijing in 1601 where he resided until his death. During this decade, he gained the trust of the Ming emperor, who appreciated the efforts the Jesuit had made to immerse himself in Chinese culture as much as his patience in teaching him Western sciences and Christianity. It was during this period that he wrote in Italian his history of the introduction of Christianity in China, a manuscript that Father Trigault translated into Latin, as well as part of his journal from which he established the present work, which appeared for the first time in 1515 in Rome and Augsburg under the title De Christiana expeditione. Trigault enriched Ricci's work with various writings including the report of the stay in China of the Portuguese Jesuits Longobardo, Vagnone and Cattaneo as well as extracts from the "annual letters" of 1610 and 1611 of Father Sabatino de Ursis... but also from his own comments and observations. Its publication was a real shock in Europe: no such relevant and documented work on China had been published before and it was quickly translated into French, German, Spanish and Italian. He opened a door to this empire which had remained closed since Marco Polo and while Father Ricci had introduced Euclid to China, his journal brought the philosophy of Confucius to Europe. Thus, the work of these two Jesuit fathers had an undeniable influence on Western cultural life and philosophy, opening it to a still unknown world: Europeans then realized that there was another great civilization on the planet. In this copy, the wood-engraved plate representing the Plan of the palace of the faux-bourgs given to the Company of Iesus in Pequin by the King of China in the year 1610 is in facsimile on old paper and bound at the end.
1 500,00 €
Livres
Référence : 4367RICHARSON (M.).
Aesop's Fables with Instructive Morals and Reflections Abstacted from All Party Considerations Adapted to All Capacities and Designed to Promote Religion, Morality and Universal BenevolenceLondon, J. Rivington et Longman, [1760]. 1760 1 vol. in-12° (180 x 106 mm.) de: [1] f. (t. gr.), xxxiv, [1] f. (index), 192 et 25 pl. gravées à pleine page Pleine basanne d'époque, dos lisse muet. (Travaux de vers reliure et texte, coiffes et dos abîmés, coins émoussés).
Recueil des fables dEsope, publié en 1760. Ecrivain grec, Esope est crédité d'un certain nombre de fables populaires. Les orthographes plus anciennes de son nom ont inclus Esop (e) et Isope. Bien que son existence demeure incertaine et qu'aucun de ses écrits ne subsiste, de nombreux récits lui ont été attribués à travers les siècles et dans de nombreuses langues dans une tradition narrative qui perdure jusqu'à nos jours. Dans beaucoup de contes, les animaux parlent et ont des caractéristiques humaines. Une uvre littéraire ancienne appelée « The Aesop Romance » raconte une version épisodique et probablement hautement fictive de sa vie, où il est décrit comme étant un esclave étonnamment laid qui par son habileté acquiert la liberté et devient un conseiller aux rois et aux cités-États. Une tradition postérieure (datant du Moyen Age) dépeint Aesop comme éthiopien noir. Cet ouvrage recueil les fables qui lui sont attribuées et a pour vocation de « promouvoir la morale religieuse et la bienveillance universelle », lensemble étant illustré de 25 planches. Exemplaire usagé. 1 vol. in-12°. 25 engr. pl. at full p. Collection of Aesop's Fables, published in 1760. A Greek writer, Aesop is credited with a number of popular fables. His existence remains uncertain and none of his writings remains, many stories have been attributed to him throughout the centuries and in many languages in a narrative tradition that continues to this day. In many fairy tales, animals speak and have human characteristics. An ancient literary work called "The Aesop Romance" tells an episodic and probably highly fictional version of his life, where he is described as a surprisingly ugly slave who by his skill acquires freedom and becomes an advisor to kings and city-states . A later tradition (dating from the Middle Ages) portrays Aesop as black Ethiopian. This book collects the fables attributed to him and aims to "promote religious morality and universal benevolence", all illustrated by 25 plates.
500,00 €
Livres
Référence : 5708RICHER (Adrien).
Vies des plus celebres marins.Paris, Belin, 1789. 1789 13 vol. in-16 (140 x 85 mm) de : I. 1 frontispice portrait ; 263 pp. ; II. 1 frontispice portrait ; 209 pp. ; III. 1 frontispice portrait ; 252 pp. ; IV. 1 frontispice portrait ; 295 pp. ; V. 1 frontispice portrait ; 304 pp. ; VI. 1 frontispice portrait ; 232 pp. (paginées 220 par erreur) ; VII. 1 frontispice portrait ; 260 pp. ;VIII. 1 frontispice portrait ; 251 pp. ; IX. 1 frontispice portrait ; 300 pp. ; X. 1 frontispice portrait ; 259 pp ;XI. 293 pp. ; XII. 1 frontispice portrait ; 221 ; XIII. 220 pp. ; un total de 11 frontispices portraits correspondant aux 11 biographies (dont 2 en deux volumes correspondant aux vol. X et XI ainsi que XII et XIII). Ex-libris : D. De Auria Montis Aldei Comitis. Ex-libris : Eugenii, sab a Cariniano. (légèrement brunissures). Demi-basane dépoque, plats recouverts de papier marbré fauve, dos lisse orné et titré avec tomaison, tranches jaunes. (reliures frottées avec manque au dos du septième tome et à la coiffe supérieure du neuvième).
Edition originale rarement complète de ces biographies des plus célèbres marins dues à Adrien Richer (1720-1798), historien et biographe français. Ces petites biographies ont été tout dabord publiées séparément entre 1780 et 1786, rendant ainsi la collection complète rare. Dans ces ouvrages, Richer relate les faits marquants de la vie des plus célèbres corsaires et amiraux : I. Vie de Barberousse, général des armées navales de Soliman II, empereur des Turcs ; II. Vie de Corneille Tromp ; III. Vies du capitaine Cassard, et du capitaine Paulin, connus sous le nom de Baron de la Garde ; IV. Vie d'André Doria, prince de Melfi, général des armées navales de François I, ensuite de l'empereur Charles-Quint ; V. Vie du comte de Forbin, chef d'escadre des armées navales de France ; VI. Vie du marquis du Quesne, dit la Grand du Quesne, lieutenant-général des armées navales de France, sous Louis XIV ; VII. Vies de Jean d'Estrées, duc et pair, maréchal de France, vice-amiral, et vice-roi de l'Amérique ; et de Victor-Marie d'Estrées, son fils, duc et pair, maréchal de France, vice-amiral et vice-roi de l'Amérique ; VIII. Vie de Jean-Bart, chef d'escadre sous Louis XIV ; IX. Vie de René du Guay-Trouin, lieutenant-general des armées navales de France, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; X. et XI. Vie de Ruiter, lieutenant-amiral-général de Hollande et de West-Frise ; X. et XIII. Vie du maréchal de Tourville, lieutenant-general des armees navales de France sous Louis XIV. L'ensemble est orné de 11 frontispices portraits gravés sur cuivre correspondant aux 11 marins. 13 vol. 16to (140 x 85 mm) of : I. 1 frontispiece portrait ; 263 pp. ; II. 1 frontispiece portrait ; 209 pp. ; III. 1 frontispiece portrait ; 252 pp. ; IV. 1 frontispiece portrait ; 295 pp. ; V. 1 frontispiece portrait ; 304 pp. ; VI. 1 frontispiece portrait ; 232 pp. (erroneously paginated 220); VII. 1 portrait frontispiece; 260 pp. ; VIII. 1 portrait frontispiece; 251 pp. ; IX. 1 portrait frontispiece; 300 pp. ; X. 1 portrait frontispiece; 259 pp ; XI. 293 pp. ; XII. 1 portrait frontispiece ; 221 ; XIII. 220 pp. ; a total of 11 portrait frontispieces corresponding to the 11 biographies (including 2 in two volumes corresponding to vols. X and XI as well as XII and XIII). Bookplate: D. De Auria Montis Aldei Comitis. Bookplate: Eugenii, sab a Cariniano (slight browning). Contemporary half basane, boards covered with fawn marbled paper, smooth spine decorated and titled with tomation, yellow edges. (Bindings rubbed and missing from the spine of the seventh volume and from the top cap of the ninth). Rarely complete first edition of these biographies of the most famous sailors by French historian and biographer Adrien Richer (1720-1798). These short biographies were first published separately between 1780 and 1786, making the complete collection rare. In these works, Richer recounts key events in the lives of the most famous privateers and admirals: I. Vie de Barberousse, general of the naval armies of Soliman II, Emperor of the Turks; II. Life of Corneille Tromp; III. Lives of Captain Cassard, and Captain Paulin, known as the Baron de la Garde; IV. Life of André Doria, prince of Melfi, general of the naval armies of Francis I, then of Emperor Charles V; V. Life of Comte de Forbin, squadron leader in the French naval armies; VI. Life of the Marquis du Quesne, dit la Grand du Quesne, lieutenant-general of the French naval armies under Louis XIV; VII. Lives of Jean d'Estrées, duc et pair, maréchal de France, vice-amiral, and viceroy of America; and of Victor-Marie d'Estrées, his son, duc et pair, maréchal de France, vice-amiral and viceroy of America; VIII. Life of Jean-Bart, squadron leader under Louis XIV; IX. Life of René du Guay-Trouin, lieutenant-general of the French naval armies, commander of the royal and military order of Saint-Louis; X. and XI. Life of Ruiter, lieutenant-admiral-general of Holland and West-Frisia; X. and XIII. Vie du maréchal de Tourville, lieutenant-general des armees navales de France sous Louis XIV. The set is adorned with 11 copper-engraved portrait frontispieces corresponding to the 11 sailors.
1 400,00 €
Livres
Référence : 6490ROBERT JACOBSEN (1912-1993)
[Carnet de dessins, 1966 / Sketchbook, 1966]SL, 18 aout 1966 [dédicace]. 1966 1 vol grand in-4° (290 x 260 mm) de: 37 ff. comportant 37 uvres originales à pleine page sur papier bristol épais et 1 uvre supplémentaire exécutée sur une serpente. Joint 4 photographies en noir et blanc de lartiste et un exemplaire de "I Meyerson, Jacobsen, figures", Edité à 200 exemplaires par la Galerie de France, Paris, 1957. Pleine toile bleue chinée, dos muet.
Rare album de 37 dessins originaux (encre, gouache, crayon de couleur) dus à lartiste danois Robert Jacobsen dédicacé à sa femme, Hélène Jacobsen et daté 18 aout 1966. Robert Jacobsen (1912-1993) est un sculpteur et peintre danois originaire de Copenhague. Cet autodidacte issu dun milieu modeste réalise ses premières sculptures en bois à18 ans. Après avoir découvert la peinture de Klee, Kandinsky ou encore Mondrian, il suit l'enseignement d'un sculpteur et d'un tailleur de pierre. En 1941, il expose au Salon d'automne de Copenhague. En 1947, il bénéficie d'une bourse de lÉtat français et vient à Paris. Il partage un logement avec Richard Mortensen puis Asger Jorn, installé à Suresnes, au sein d'une communauté d'artistes danois. Il réalise des sculptures en fer soudé dont il dit : « La soudure fut ma chance. Ainsi je suis devenu un sculpteur de ferraille. C'est tout, il n'y a pas à broder, ni de belles histoires à inventer. Avec la pierre, tu vogues entre les formes. Avec du fer, tu sais la forme, tu choisis l'espace ». Il organise sa première exposition en 1950 et reçoit le grand prix de la Biennale de Venise en 1966. Dans les années 1970, il revient au Danemark pour honorer des commandes publiques. Une grande statue de lui est exposée en permanence devant la gare de Copenhague. En 1962, il devient professeur à lAcadémie des beaux-arts de Munich et à lAcadémie royale des beaux-arts du Danemark de 1976 à 1985. Robert Jacobsen a eu le génie de réaliser de magnifiques statues abstraites avec des plaques de tôle, genre qui donne généralement des objets encombrants et prétentieux. Chez lui, au contraire le métal délimite des volumes d'ombre et de vide d'une rare harmonie, et qui portent à penser. Dans louvrage « Figures » que lui a consacré son compatriote I. Meyerson (Paris, 1957), il est écrit (P 4) : « L'atelier de Jacobsen. Une courette. Une petite porte. On descend deux marches. On est dans un grand hangar : 12 mètres de long sur 6 de large et 6 de haut. A droite, un mur blanchi à la chaux ; à gauche, deux fenêtres hautes ; dans le fond, une grande porte vitrée à petits carreaux ; un plafond à poutres apparentes. Sur le mur, sur des étagères, sur des sellettes, par terre, des sculptures abstraites en fer, ces constructions de volumes d'air qui ont créé le nouvel espace de la sculpture. Au milieu : deux établis, un poste de soudure à l'arc, une grosse enclume, une bille de bois portant la grande cisaille, des chalumeaux et des bouteilles d'acétylène et d'oxygène. Contre les fenêtres : un tour électrique, deux établis encore et un tableau noir, où sont posés, rangés, accrochés étaux, perceuses, polisseuses, ponceuses, marteaux, pinces, tenailles, cisailles, pinces à crocodile, forets, limes. Dans le coin à gauche au fond, deux grandes caisses : les caisses aux trésors. Les créations de Jacobsen peuvent se diviser en deux catégories : dun côté, les figures et silhouettes réalisées lors de son « temps libres », poétiques et légères, parfois inspirées de lart primitif quil collectionnait et, de lautre, la facette la plus connue de son travail consistant en des constructions géométriques que lartiste peint en noir afin de leur donner lapparence de dessins dans lespace. Quelques-unes parmi ses nombreuses expositions personnelles : 1948, Galerie Denise René, Paris.1951 - Galerie Birch, Copenhague. 1953, Galerie Denise René, Paris.1954, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles 1955, Stedelijk Museum, Amsterdam. 1962, Kootz Gallery, New-York.1969 - Galleri Haaken, Oslo. 1970 - Galerie Birch, Copenhague - 1973 - Nordjyllands Kunstmuseum, Aalborg - 1975 - Kunstmusem, Helsinki. 1978 - Kunstmuseum, Aarhus -1984, Galerie Denise René, Paris. 1987 - Kunsthalle de Mannheim. 1990, Galerie Denise René, Paris. Ses uvres sont exposées dans les musées du monde entier, parmi lesquels : Musée dArt Wallon, Liège ; Museo de Arte Moderna, São Paulo ; Von der Heydt Museum, Wuppertal ; Wilhelm Hack Museum, Ludwigshafen ; Lembruck Museum, Duisburg ; Sculptors Museum, Glaskasten ; Neue Pinakothek, Munich ; Didrichsenin taidemuseo, Helsinki ; Musée National dArt Moderne, Paris ; Musée de Grenoble ; Musée des Beaux-Arts de Rennes ; Fond National dArt Contemporain ; Musée Rodin, Paris ; Stedelijk Museum, Amsterdam ; Kröller-Müller Museum, Otterlo ; Nationalgalerie, Oslo ; Moderna Museet, Stockholm ; Musée des Beaux-Arts, La Chaux-de-Fonds ; Magyar Nemzeti Muzeum, Budapest ; Carnegie Institute, Pittsburgh ; Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington ; Fondation Herzog, New York ; Carnegie Institute, Philadelphie Le présent album, dédicacé à sa femme en aout 1966, comporte 37 uvres originales réalisées à pleine page sur papier bristol épais et 1 uvre supplémentaire exécutée sur une serpente. Ces dessins sont à rapprocher de ses uvres de lépoque, parmi lesquelles sa série des Cosmonautes (1962). Provenance: Ancienne collection Robert Jacobsen. Joint à lalbum : 4 photographies en noir et blanc de Jacobsen et un exemplaire de I Meyerson, Jacobsen, figures, Edité à 200 exemplaires par la Galerie de France, Paris, 1957. Ensemble en parfait état. 1 large 4to volume (290 x 260 mm) comprising 37 folios, featuring 37 original full-page works on thick Bristol board and 1 additional work executed on a sheet of paper. Includes 4 black-and-white photographs of the artist and a copy of I Meyerson, Jacobsen, figures, published in an edition of 200 copies by the Galerie de France, Paris, 1957. Full blue marbled cloth, blank spine. Rare album of 37 original drawings (ink, gouache, colored pencil) by the Danish artist Robert Jacobsen, inscribed to his wife, Hélène Jacobsen, and dated August 18, 1966. Robert Jacobsen (19121993) was a Danish sculptor and painter from Copenhagen. This self-taught artist from a modest background created his first wooden sculptures at the age of 18. After discovering the paintings of Klee, Kandinsky, and Mondrian, he studied under a sculptor and a stonemason. In 1941, he exhibited at the Copenhagen Autumn Salon. In 1947, he received a grant from the French government and moved to Paris. He shared a home with Richard Mortensen and later Asger Jorn, living in Suresnes as part of a community of Danish artists. He created sculptures from welded iron, about which he said: Welding was my lucky break. Thats how I became a scrap-metal sculptor. Thats all there is to it; theres no need to embellish or invent fancy stories. With stone, you navigate between forms. With iron, you know the form; you choose the space.. He held his first exhibition in 1950 and received the Grand Prize at the Venice Biennale in 1966. In the 1970s, he returned to Denmark to fulfill public commissions. A large statue of him is on permanent display in front of the Copenhagen train station. In 1962, he became a professor at the Academy of Fine Arts in Munich and at the Royal Danish Academy of Fine Arts from 1976 to 1985. Robert Jacobsen had the genius to create magnificent abstract sculptures using sheet metal, a medium that typically results in bulky and pretentious objects. In his work, however, the metal defines volumes of shadow and void with a rare harmony, inviting contemplation. In the book *Figures* dedicated to him by his compatriot I. Meyerson (Paris, 1957), it is written (p. 4): Jacobsens studio. A small courtyard. A small door. You descend two steps. You find yourself in a large shed: 12 meters long, 6 meters wide, and 6 meters high. To the right, a whitewashed wall; to the left, two tall windows; at the back, a large glass door with small panes; a ceiling with exposed beams. On the wall, on shelves, on trestles, on the floor, abstract iron sculpturesthose constructions of air volumes that have created the new space of sculpture. In the middle: two workbenches, an arc welding station, a large anvil, a wooden block holding the large shears, torches, and acetylene and oxygen cylinders. Against the windows: an electric lathe, two more workbenches, and a blackboard, where vices, drills, polishers, sanders, hammers, pliers, tongs, shears, alligator clips, drill bits, and files are placed, arranged, and hung. In the far left corner, two large crates: the treasure crates. Jacobsens creations can be divided into two categories: on the one hand, the figures and silhouettes created during his free timepoetic and light, sometimes inspired by the primitive art he collectedand, on the other, the best-known facet of his work, consisting of geometric constructions that the artist paints black to give them the appearance of drawings in space. A few of his many solo exhibitions: 1948, Galerie Denise René, Paris. 1951 Galerie Birch, Copenhagen. 1953, Galerie Denise René, Paris. 1954, Palais des Beaux-Arts, Brussels 1955, Stedelijk Museum, Amsterdam. 1962, Kootz Gallery, New York. 1969 - Galleri Haaken, Oslo. 1970 - Birch Gallery, Copenhagen - 1973 - Nordjyllands Kunstmuseum, Aalborg - 1975 - Kunstmuseum, Helsinki. 1978 - Kunstmuseum, Aarhus - 1984, Galerie Denise René, Paris. 1987 - Kunsthalle Mannheim. 1990, Galerie Denise René, Paris. His works are exhibited in museums around the world, including: Walloon Art Museum, Liège; Museo de Arte Moderna, São Paulo; Von der Heydt Museum, Wuppertal; Wilhelm Hack Museum, Ludwigshafen; Lembruck Museum, Duisburg; Sculptors Museum, Glaskasten; Neue Pinakothek, Munich; Didrichsenin taidemuseo, Helsinki; National Museum of Modern Art, Paris; Grenoble Museum; Museum of Fine Arts of Rennes; National Contemporary Art Fund; Rodin Museum, Paris; Stedelijk Museum, Amsterdam; Kröller-Müller Museum, Otterlo; Nationalgalerie, Oslo; Moderna Museet, Stockholm; Museum of Fine Arts, La Chaux-de-Fonds; Magyar Nemzeti Muzeum, Budapest; Carnegie Institute, Pittsburgh; Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington; Herzog Foundation, New York; Carnegie Institute, Philadelphia This album, dedicated to his wife in August 1966, contains 37 original full-page works on heavy Bristol paper and one additional work executed on tissue paper. These drawings are similar to his works from this period, including his Cosmonauts series (1962). Provenance: Formerly in the Robert Jacobsen collection. Also included with the album are four black and white photographs of Jacobsen and a copy of I. Meyerson's *Jacobsen, Figures*, published in an edition of 200 by Galerie de France, Paris, 1957. The entire set is in excellent condition.
11 000,00 €
Livres
Référence : 4359ROBERTSON (WILLIAM).
LHistoire de lAmérique.Paris, Panckoucke, 1778. 1778 2 vol. in-4° (264 x 200 mm) de: [2] ff., XX, 540 pp. ; [2] ff. ; 553 pp. ; [2] pp. ; 4 cartes et 1 planche dépliantes. Plein veau marbé d'époque, dos à nerfs orné, titres et tomaison rouges, tranches marbrées. (mors, coiffes, coins discrétement restaurés.)
Édition originale en 2 volumes de la traduction de Suard et Jansen de cette brillante histoire de l'Amérique. Cette édition est parue un an après lédition anglaise originale de Robertson de 1777. Lensemble est illustré de 5 planches gravées repliées au début de chaque volume, dont 4 grandes cartes du Mexique et de lAmérique Méridionale ainsi quune figure de la Table chronologique des Mexicains. Cette traduction connut une autre édition assez courante en 1778 au format in-12. 2 vol. 4to. 1 fold. Plate + 4 maps. Contemp. mottled calf, spines in 6 compartments with 5 raised bands gilt, brown morocco lettering-pieces (rebacked preserving original spines). Original 2-volume edition of Suard and Jansen's translation of this brilliant history of America. This edition was published one year after Robertson's original English edition of 1777. The set is illustrated with 5 engraved plates folded at the beginning of each volume, including 4 large maps of Mexico and South America and a figure of the Chronological Table of Mexicans. This translation was published in another fairly common edition in 1778 in in-12 format.
1 300,00 €
Livres
Référence : 4944[ROCHAMBEAU, Jean-Baptiste Donatien, de Vimeur comte de].
I. « Plan des ville, citadelle, forts et port de Calais »; II. Cassini. Carte particulière des environs de Lille, Tournay, Valenciennes, Bouchain, Douay, Arras, Béthune. 1745.[I. France, circa 1780]. II. Bruxelles, chez George Fricx, rue de la Madeleine, imprimeur. 1745. 1780 I: 1 feuille de 1 102 mm par 511 mm, tracée à l'encre et aquarellée ; II: 1 feuille de 420 mm par 456 mm, imprimée en noir. Les deux sont contrecollées sur toile. Cartonnage-étuis d'époque à rabats.
Exceptionnel ensemble de deux plans provenant de la collection personnelle du comte de Rochambeau ( 1755 -1813 ), célèbre héros de la guerre d'indépendance américaine. A son retour victorieux dAmérique, le comte de Rochambeau est reçu par Louis XVI pour le remercier personnellement de son intervention décisive dans la guerre dIndépendance des États-Unis dAmérique. Le roi le récompense en l'honorant du cordon bleu du Saint Esprit que Rochambeau reçoit lors de la cérémonie de réception du 1er janvier 1784. Le 3 avril suivant, le roi lui confie l'un des plus beaux commandements militaires du royaume : la région de Picardie, de Calais et du Boulonnais, poste vacant suite à la mort du maréchal de Croy. Ces deux cartes représentent donc la région de son commandement. La ville de Calais a été de tout temps une place stratégique située en première ligne face à lAngleterre, contre laquelle Rochambeau et ses troupes viennent tout juste de combattre sur le terrain Américain. 1779, juste avant son expédition, Rochambeau avait en outre préparé un projet dinvasion de lAngleterre finalement avorté. La paix tout juste signée, Louis XVI lui confie donc un poste stratégique pour lequel il est particulièrement compétant. Les archives du comte de Rochambeau, dont la collection de plans et cartes, fut conservée pendant 200 ans dans par sa famille. La plus grande partie a été récemment soustraite par les archives Nationales de France. Seule une petite partie a été vendue, dont quelques cartes des champs de bataille américains cédées à des prix record. Le présent plan manuscrit de la ville de Calais est remarquable par ses dimensions et la précision des détails représentés. Il est exécuté à lÉchelle dun pouce pour 100 toises et comporte une Rose des vents et fleurs de lys. Inscription à la plume au dos « IK 84 » [cote de classement de la bibliothèque de la famille de Vimeur de Rochambeau] et titre « Calais ». Figurant la ville fortifiée de Calais, sa citadelle, son port et le fort Nieulay. Il existe dautres versions de ce plan, toutes conservées dans des collections publiques (Au musée des Beaux Arts de Calais, à la Bibliothèque nationale et dans le fonds Marine des Archives nationales). Le second plan est de Cassini : Carte particulière des environs de Lille, Tournay, Valenciennes, Bouchain, Douay, Arras, Béthune. Imprimée en 1745 à Bruxelles. Provenance: Vente Rouillac du 13 06 2016, lot n°362. ( NB: Lot 163 de la vente Rouillac "Rochambeau" du 9 juin 2008 annulée car la quasi totalité des lots, considérés comme archives publiques, ont été revendiqués par les archives de France, à l'exception de quelques documents, dont celuici, considérés comme des "archives privées" du comte). I: 1 sheet of 1,102 mm by 511 mm, drawn in ink and watercolored; II: 1 sheet of 420 mm by 456 mm, printed in black. Both are laminated on canvas. Vintage cardboard with flaps. Exceptional set of two plans from the personal collection of the Count of Rochambeau (1755 -1813), famous hero of the American War of Independence. Upon his victorious return from America, the Count of Rochambeau was received by Louis XVI to personally thank him for his decisive intervention in the American War of Independence. The king rewarded him with the blue cordon of the Holy Spirit, which Rochambeau received during the reception ceremony on January 1, 1784. On April 3, the following year, the king entrusted him with one of the finest military commands in the kingdom: the region of Picardy, Calais and Boulonnais, a vacant position following the death of Marshal de Croy. These two maps therefore represent the region of his command. The city of Calais has always been a strategic place located in the front line against England, against which Rochambeau and his troops have just fought on American soil. In 1779, just before his expedition, Rochambeau had also prepared a project of invasion of England, which was finally aborted. With peace just signed, Louis XVI entrusted him with a strategic position for which he was particularly competent. The archives of the Count of Rochambeau, including the collection of plans and maps, were kept for 200 years in his family. Most of it was recently removed by the National Archives of France. Only a small part has been sold, including some maps of American battlefields sold at record prices. The present manuscript map of the city of Calais is remarkable for its size and the precision of the details depicted. It is executed at a scale of one inch to 100 toises and features a compass rose and fleur-de-lis. Inscribed in pen on the back "IK 84" [classification number of the Vimeur de Rochambeau family library] and titled "Calais". Depicting the fortified city of Calais, its citadel, its harbor and Fort Nieulay. There are other versions of this plan, all preserved in public collections (at the Musée des Beaux Arts in Calais, at the Bibliothèque nationale and in the Marine collection of the Archives nationales). The second map is by Cassini: Carte particulière des environs de Lille, Tournay, Valenciennes, Bouchain, Douay, Arras, Béthune. Printed in 1745 in Brussels.
5 800,00 €
Livres
Référence : 4427ROUGEMAITRE (C.J. de Dieuze).
La lune, ou le pays des coqs, histoire merveilleuse, incroyable et véridique, contenant les principaux traits de la vie de Pélican XXXI, papa des Coqs, et du Casoar, son mignon. Par un homme qui a voyagé dans la lune.Paris, G. Mathiot, 1819. 1 vol. In-12° (183 x 114 mm) de : 238 pp. (numértees I à ix au début); [1] ff. Pour l'étiquette de titrage imprimée par l'éditeur. (Rousseurs éparses, tranches non rognées). Demi-basane d'époque, papier créme sur les plats et le dos, étiquette de titrage imprimée. (Reliure usée).
Rare exemplaire de ce voyage imaginaire vers la Lune parut au début du XIXe siècle. Dans les récits lunaires du XVIIe, du XVIIIe et du XIXe siècle, la Lune est linstrument dun décentrement, dun déplacement dans limaginaire qui a plusieurs motivations, permettant la critique et la caricature. Le voyage sur la Lune est souvent le moyen de décrire une société idéale. « La Lune ou le Pays des coqs » de Rougemaître de Dieuze, relève dun tout autre registre. Sous couvert de récit cocasse, cest un pamphlet ultra. Lauteur est surtout connu comme pamphlétaire anti-bonapartiste, mais louvrage porte en exergue sur le titre « Honni soit qui mal y pense », est évidemment dirigé contre Louis XVIII (Pélican XXXI) et surtout contre le duc Élie Decazes, président du Conseil et favori du Roi (le « Balayeur général Casoar »). Extrait : « Le pélican est ici le premier, je ne dirai pas des oiseaux, mais le premier des êtres lunaires Depuis un grand nombre de siècles, le bonheur des coqs est confié à la famille des pélicans, et ce bonheur a été compromis, troublé, détruit, toutes les fois que de mauvais génies ont essayé de le confier à dautres. » (pp. 80-81). 1 vol 12mo. Contemp. half sheep. Rare copy of this imaginary voyage to the moon published in early 19th century. In the lunar narratives of the seventeenth, eighteenth and nineteenth centuries, the Moon is the instrument of a decentering, a displacement in the imagination that has several motivations, allowing criticism and caricature. The trip to the moon is often the way to describe an ideal society. "The moon or the country of the roosters" of Rougemaître de Dieuze, belongs to a quite different register. Under cover of comical story, it is an ultra pamphlet. The author is best known as an anti-Bonapartist pamphleteer, but the book bears on the title page "Honni soit qui mal y pense", is obviously directed against Louis XVIII (Pelican XXXI) and especially against the Duc Élie Decazes, president of the Council and favorite of the King (the "General Sweeper Casoar"): "The pelican is here first, I will not say birds, but the first of the lunar beings ... For many centuries, the happiness of the roosters is entrusted to the family of pelicans, and this happiness has been compromised, troubled, destroyed, whenever evil spirits have tried to entrust it to others. "(P. 80-81).
450,00 €
Livres
Référence : 4164ROUX (Joseph).
Carte de la mer Méditerranée en douze feuilles. Dédiée à Mr le duc de Choiseul.Marseille, Roux, 1764. 1764 1 vol. in-plano (610 x 340 mm) de : 12 cartes gravées dépliantes (approximativement 605 x 820 mm). (quelques tâches dans les marges, mouillure en marge inférieure de quelques cartes). Pleine basane fauve dépoque, motifs floraux et frise encadrant les plats estampés à froid, traces de lacets, dos à nerfs muet. (Défauts d'usage, taches).
Edition originale de cet atlas dû à Joseph Roux (1725-1789), hydrographe et peintre de marine français. Un exemplaire de cet atlas a été utilisé à bord du navire amiral de Nelson, le HMS Victory, en 1802 et 1803, montrant ainsi que la Royal Navy s'appuyait sur des cartes britanniques et étrangères imprimées à titre privé, même après la création du Bureau hydrographique de l'Amirauté par Alexander Dalrymple en 1795. Les cartes très détaillées de cet atlas font apparaître la profondeur, les ports, les fortifications et les villes de toute la côte méditerranéenne : de Cadix et du détroit de Gibraltar à Oran et Tunis ; de l'Algérie et des Baléares ; du Languedoc à la Corse et à l'île d'Elbe ; de la mer Tyrrhénienne ; de Minorque, de la Sardaigne et de la Tunisie ; de la Sicile, de Malte et de la Libye ; de la mer Adriatique ; de la Libye ; de la Crête, de la Libye et de l'Égypte ; au sud de la Turquie, de Chypre, de la Palestine et de l'Égypte ; au sud des îles Egadi et de la Crète ; et au nord des îles Egadi et des Dardanelles. Bel exemplaire. 1 vol. in-plano (610 x 340 mm) with : 12 folding engraved maps (approx. 605 x 820 mm). (some stains in the margins, wetness in the lower margin of some maps). Contemporary full tan basane, floral motifs and frieze framing the cold-stamped boards, traces of laces, spine ribbed and muted (binding rubbed and scuffed, stain at bottom of first board). First edition of this atlas by Joseph Roux (1725-1789), a French hydrographer and marine painter. A copy of this atlas was used aboard Nelson's flagship, HMS Victory, in 1802 and 1803, showing that the Royal Navy relied on privately printed British and foreign charts, even after the creation of the Admiralty Hydrographic Office by Alexander Dalrymple in 1795. The highly detailed charts in this atlas show the depths, ports, fortifications and towns of the entire Mediterranean coast: of Cadiz and the Straits of Gibraltar to Oran and Tunis; of Algeria and the Balearic Islands; of Languedoc to Corsica and Elba; of the Tyrrhenian Sea; of Menorca, Sardinia and Tunisia; of Sicily, Malta and Libya ; Adriatic Sea; Libya; Crete, Libya and Egypt; southern Turkey, Cyprus, Palestine and Egypt; southern Egadi Islands and Crete; and northern Egadi Islands and Dardanelles. A fine copy.
7 500,00 €
Livres
Référence : 6542ROUX (Matthieu-Antoine).
[RECUEIL DE 25 AQUARELLES ORIGINALES / COLLECTION OF 25 ORIGINAL WATERCOLORS][Marseille, ca. 1830]. 1830 1 vol. in-4° oblong (383 x 274 mm.) de : 25 aquarelles originales contrecollées (ca. 210 x 295 mm.), légendées au crayon gris. (Légéres taches angulaires dues au collage, coloris trés vifs.) Plein maroquin lie-de-vin 19ème, dos lisse orné dun décor estampé à froid, plats ornés de décor végétal estampé à froid avec une divinité grecque sur un radeau au centre. (Dobson, London). (Quelques unes des aquarelles sont légèrement jaunies, quelques bavures et traces de colle).
Somptueux recueil de 25 aquarelles originales de Mathieu Antoine Roux (1799-1872), reconnu comme le grand peintre de la dynastie Roux, dont les uvres figurent dans les collections des plus grands musées internationaux (Peabody Essex Museum aux Etats-Unis, musée de la Marine à Paris par exemple). Cette célèbre dynastie de peintres de marine français donna ses lettres de noblesse au portrait de navire. Cest au début du 18ème siècle que Joseph Roux lAncien sinstalla à Marseille pour fonder une boutique dhydrographie, à lenseigne « A la boussole couronnée », mais cest son fils, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), qui savisa le premier quon pouvait, avec la même technique et la même imagination, dessiner autre chose que des cartes marines. Des bateaux par exemple. Travaillant jour et nuit à peindre et à dessiner pour le Duc de Choiseul, ministre de la Marine, les plans et les ports de Méditerranée, il nen négligea pas pour autant la vie de famille et fit à sa femme huit enfants, qui naquirent, pour ainsi dire avec une carte marine et un pinceau à la main. Laventure individuelle se transformait en entreprise. Son fils, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835) est connu pour être le créateur du genre du « portrait de navire » français, car auparavant, la peinture de marine consistait essentiellement dans des représentations de grandes scènes de bataille ou de tempêtes, sans que les peintres aient de réelles connaissances en architecture navale, ni le désir de laisser une image dun navire en particulier. Antoine Roux, imprégné dès son enfance de lambiance du port de Marseille et familier des marins, sait parfaitement différencier les différents types de navires. Il reçoit parallèlement une formation poussée en dessin et peinture, formation quil parachèvera en Italie où la famille sexile pendant la Révolution, et où le peintre bénéficie davis précieux sur la technique de laquarelle : « qui lui permirent de conférer à ses tableaux un caractère nettement plus artistique, sans perdre pour autant toute ses qualités de précision. A son retour en France sous le Directoire, il acquiert une renommée importante dans ce genre nouveau quest le « portrait de navire », les commandes affluent venant darmateurs, capitaines français et étrangers et matelots qui souhaitent une représentation de leur navire, le plus souvent dans la rade de Marseille. Lors du blocus de 1806, les corsaires marseillais lui commandent les représentations de leurs exploits, de même que les capitaines américains à loccasion de la guerre anglo-américaine de 1812 (ce qui explique la renommée et la présence de luvre de Roux dans les musées américains, comme ceux de Salem ou de Seaport). Son fils aîné, Mathieu Antoine (1799-1872), à qui lon doit le présent carnet, apprend tout de son père, et leurs styles sont très proches : même qualité de dessin et de colorisation, même soin apporté à la précision de la représentation du navire. On retrouve également dans le luvre du fils, une caractéristique de composition présente dans celle du père : dans un portrait, le navire est représenté sous deux allures, au premier plan par le travers bâbord ou tribord, et au second, navigant au près, selon un cap différent. Cest lui qui reprend la boutique à la mort de son père en 1835, avec son plus jeune frère François Geoffroy, alors que le second des enfants (Frédéric) est parti pour sinstaller plus au Nord. Il jouit dune réputation aussi grande que celle de son père auprès des armateurs et des marins, et ceci se trouve pleinement justifié par le présent carnet qui se compose portraits de différents types de navires, des vaisseaux de 74 canons, un trois ponts, des frégates, brigs ou autres felouques, polacres et pinques de différentes nationalités. On trouve également des représentations de Marseille, sa rade, son port et la canebière. Dautres dessins mettent en scène des pêcheurs et marins de la méditerranée (Grecs, Catalans, Algériens, Majorquin, etc.) ou des paysans de Provence plus à lintérieur des terres. Provenance : Mention dans une ancienne fiche dune lettre manuscrite jointe (aujourdhui absente de lalbum) portant l'en-tête du Musée de la Marine, signée V. Chot, alors directeur dudit musée, et datée du 2 juin 1971, attestant de l'attribution à Antoine Roux : "L'examen de ces originaux m'a convaincu de l'exactitude de l'attribution à Antoine Roux et j'ai eu grand plaisir à étudier ces sujets si variés et si curieux ». Les aquarelles dAntoine Roux de ce format passent régulièrement sur le marché, avec des résultats individuels se situant entre 1 000 et 5 000 . Cependant, un tel album réunissant 25 uvres, avec des sujets aussi variés, est très rare sur le marché. Ensemble dune qualité exceptionnelle et en parfaite condition. Liste des uvres : 1. Vue des trois Isles de la rade. Marseille. 2. Vue de lentrée du port de Marseille prise de dehors. 3. Vaisseau de 74 canons. Au plus prêt. 4. Vue de la rue de la Canebière prise de dessus leau. 5. Frégate au plus prêt. Révolutionnaire. Brig en pane. Satellite. 6. Vaisseau de canons. Visitant ses agrès. [Pavillon anglais]. 7. Vue de la rue de la Canebière. Marseille. 8. Frégates courant vent largue. 9. Pêcheurs catalans parant leur palangres. 10. Canare. Bâtiment de lIsle Mayorque en quarantaine à lentrée du Port de Marseille. 11. Les voiles au sec. Frégate idem. En armement. 12. Algériens et Grecs marins. 13. Bateau de commerce catalan. 14. Bergère et berger de Provence en vue du Fort Notre Dame de la Garde. 15. Pinque savoyard. Bateau pêcheur catalan. Bombarde espagnole. 16. Polacre autrichienne. Pinque savoyard. 17. Pêcheur palangrier provençal. Catane et catalan pêcheur. 18. Felouque courant largue. Goélette américaine. Largue. 19. Paysan de Provence. Pêcheur catalan. 20. Marins de Mayorque et Catalogne. Marin de lisle de Corte. 21. Restaurant dit le Château Vert aux environs de Marseille. 22. Paysans de Provence. 23. Femmes du Dept des Hautes Alpes. Paysan de Provence. 24. [Poste-Service Delyon à Marseille]. 25. Femmes dArles en Provence. Sur le Rhône. 1 vol. 4to oblong (383 x 274 mm.) with : 25 original watercolors (ca. 210 x 295 mm.) pasted down, captioned in gray pencil (slight angular stains due to pasting, very vivid colors). 19th century full wine-leather morocco, smooth spine decorated with cold-stamped decoration, boards decorated with cold-stamped vegetal decoration with a Greek divinity on a raft in the center. (Dobson, London). (Some of the watercolors are slightly yellowed, a few smudges and traces of glue). A sumptuous collection of 25 original watercolors by Mathieu Antoine Roux (1799-1872), recognized as the great painter of the Roux dynasty, whose works can be found in the collections of the greatest international museums (Peabody Essex Museum in the USA, Musée de la Marine in Paris, for example). This famous dynasty of French marine painters gave ship portraits their letters of nobility. It was in the early 18th century that Joseph Roux l'Ancien settled in Marseille to set up a hydrography store, under the sign A la boussole couronnée, but it was his son, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), who first realized that, with the same technique and imagination, it was possible to draw something other than nautical charts. Boats, for example. Working day and night to paint and draw the plans and harbors of the Mediterranean for the Duc de Choiseul, Minister of the Navy, he did not neglect family life, however, and bore his wife eight children, all of whom were born, so to speak, with a nautical chart and a paintbrush in their hands. Individual adventure turned into enterprise. His son, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835), is known as the creator of the French ship portrait genre, as marine painting had previously consisted mainly of depictions of large battle scenes or storms, without any real knowledge of naval architecture or desire to leave an image of a particular ship. Antoine Roux, immersed from childhood in the atmosphere of the port of Marseille and familiar with sailors, knew perfectly well how to differentiate between the different types of ships. At the same time, he received advanced training in drawing and painting, which he completed in Italy, where the family went into exile during the Revolution, and where the painter benefited from invaluable advice on watercolor technique: which enabled him to give his paintings a distinctly more artistic character, without losing any of his precision. On his return to France under the Directoire, he gained considerable renown in this new genre of ship's portrait, with orders pouring in from shipowners, French and foreign captains and sailors who wanted a representation of their ship, usually in the harbor of Marseille. During the blockade of 1806, Marseille privateers commissioned him to depict their exploits, as did American captains during the Anglo-American War of 1812 (which explains the fame and presence of Roux's work in American museums, such as those in Salem and Seaport). His eldest son, Mathieu Antoine (1799-1872), to whom we owe this notebook, learned everything from his father, and their styles are very similar: the same quality of drawing and colorization, the same attention to detail in the depiction of the ship. We also find in the son's work a compositional characteristic present in the father's: in a portrait, the ship is represented in two gaits, in the foreground on the port or starboard beam, and in the background, sailing close-hauled on a different course. After his father's death in 1835, he took over the store with his younger brother François Geoffroy, while the second of the children (Frédéric) moved further north. His reputation among shipowners and sailors was as high as that of his father's, and this is fully justified by the present notebook, which consists of portraits of different types of ships, 74-gun vessels, a three-decker, frigates, brigs and other feluccas, polacres and pinques of various nationalities. There are also depictions of Marseille, its harbor, port and canebière. Other drawings depict fishermen and sailors from the Mediterranean (Greeks, Catalans, Algerians, Majorcan, etc.) or farmers from Provence further inland. Provenance: Mention in an old card of an attached handwritten letter (now missing from the album) on the letterhead of the Musée de la Marine, signed V. Chot, then director of the said museum, dated June 2, 1971, attesting to the attribution to Antoine Roux: Examination of these originals has convinced me of the accuracy of the attribution to Antoine Roux, and I have taken great pleasure in studying these varied and curious subjects. Watercolors by Antoine Roux in this format regularly come to market, with individual results ranging from 1,000 to 5,000. However, such an album of 25 works, with such varied subjects, is very rare on the market. Set of exceptional quality and in perfect condition. List of works : 1. View of the three islands in the harbor. Marseille. 2. View of the entrance to the port of Marseille taken from outside. 3. 74-gun vessel. As close as possible. 4. View of rue de la Canebière from above the water. 5. Frigate in close-up. Revolutionary. Brig en pane. Satellite. 6. Gun ship. Visiting its rigging. [English flag]. 7. View of the rue de la Canebière. Marseille. 8. Frigates running downwind. 9. Catalan fishermen setting their longlines. 10. Canare. Isle Mayorque ship in quarantine at the entrance to the Port of Marseille. 11. Sails dry. Frigate idem. Fitting out. 12. Algerian and Greek sailors. 13. Catalan merchant ship. 14. Shepherdess and shepherd from Provence in view of Fort Notre Dame de la Garde. 15. Savoyard pinque. Catalan fishing boat. Spanish bombard. 16. Austrian polacre. Savoyard pinque. 17. Provençal longline fisherman. Catania and Catalan fisherman. 18. Felucca with wide current. American schooner. Largue. 19. Provence peasant. Catalan fisherman. 20. Sailors from Mayorque and Catalonia. Sailor from the isle of Corte. 21. Restaurant known as the Château Vert near Marseille. 22. Peasants of Provence. 23. Women of the Hautes Alpes Dept. Peasant of Provence. 24. [Poste-Service Delyon in Marseille]. 25. Women of Arles en Provence. On the Rhône.
35 000,00 €
Livres
Référence : 5884ROUX (Matthieu-Antoine).
[RECUEIL DE 25 AQUARELLES ORIGINALES / COLLECTION OF 25 ORIGINAL WATERCOLORS][Marseille, ca. 1830]. 1830 1 vol. in-4° oblong (383 x 274 mm.) de : 25 aquarelles originales contrecollées (ca. 210 x 295 mm.), légendées au crayon gris. (Légéres taches angulaires dues au collage, coloris trés vifs.) Plein maroquin lie-de-vin 19ème, dos lisse orné dun décor estampé à froid, plats ornés de décor végétal estampé à froid avec une divinité grecque sur un radeau au centre. (Dobson, London). (Quelques unes des aquarelles sont légèrement jaunies, quelques bavures et traces de colle).
Somptueux recueil de 25 aquarelles originales de Mathieu Antoine Roux (1799-1872), reconnu comme le grand peintre de la dynastie Roux, dont les uvres figurent dans les collections des plus grands musées internationaux (Peabody Essex Museum aux Etats-Unis, musée de la Marine à Paris par exemple). Cette célèbre dynastie de peintres de marine français donna ses lettres de noblesse au portrait de navire. Cest au début du 18ème siècle que Joseph Roux lAncien sinstalla à Marseille pour fonder une boutique dhydrographie, à lenseigne « A la boussole couronnée », mais cest son fils, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), qui savisa le premier quon pouvait, avec la même technique et la même imagination, dessiner autre chose que des cartes marines. Des bateaux par exemple. Travaillant jour et nuit à peindre et à dessiner pour le Duc de Choiseul, ministre de la Marine, les plans et les ports de Méditerranée, il nen négligea pas pour autant la vie de famille et fit à sa femme huit enfants, qui naquirent, pour ainsi dire avec une carte marine et un pinceau à la main. Laventure individuelle se transformait en entreprise. Son fils, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835) est connu pour être le créateur du genre du « portrait de navire » français, car auparavant, la peinture de marine consistait essentiellement dans des représentations de grandes scènes de bataille ou de tempêtes, sans que les peintres aient de réelles connaissances en architecture navale, ni le désir de laisser une image dun navire en particulier. Antoine Roux, imprégné dès son enfance de lambiance du port de Marseille et familier des marins, sait parfaitement différencier les différents types de navires. Il reçoit parallèlement une formation poussée en dessin et peinture, formation quil parachèvera en Italie où la famille sexile pendant la Révolution, et où le peintre bénéficie davis précieux sur la technique de laquarelle : « qui lui permirent de conférer à ses tableaux un caractère nettement plus artistique, sans perdre pour autant toute ses qualités de précision. A son retour en France sous le Directoire, il acquiert une renommée importante dans ce genre nouveau quest le « portrait de navire », les commandes affluent venant darmateurs, capitaines français et étrangers et matelots qui souhaitent une représentation de leur navire, le plus souvent dans la rade de Marseille. Lors du blocus de 1806, les corsaires marseillais lui commandent les représentations de leurs exploits, de même que les capitaines américains à loccasion de la guerre anglo-américaine de 1812 (ce qui explique la renommée et la présence de luvre de Roux dans les musées américains, comme ceux de Salem ou de Seaport). Son fils aîné, Mathieu Antoine (1799-1872), à qui lon doit le présent carnet, apprend tout de son père, et leurs styles sont très proches : même qualité de dessin et de colorisation, même soin apporté à la précision de la représentation du navire. On retrouve également dans le luvre du fils, une caractéristique de composition présente dans celle du père : dans un portrait, le navire est représenté sous deux allures, au premier plan par le travers bâbord ou tribord, et au second, navigant au près, selon un cap différent. Cest lui qui reprend la boutique à la mort de son père en 1835, avec son plus jeune frère François Geoffroy, alors que le second des enfants (Frédéric) est parti pour sinstaller plus au Nord. Il jouit dune réputation aussi grande que celle de son père auprès des armateurs et des marins, et ceci se trouve pleinement justifié par le présent carnet qui se compose portraits de différents types de navires, des vaisseaux de 74 canons, un trois ponts, des frégates, brigs ou autres felouques, polacres et pinques de différentes nationalités. On trouve également des représentations de Marseille, sa rade, son port et la canebière. Dautres dessins mettent en scène des pêcheurs et marins de la méditerranée (Grecs, Catalans, Algériens, Majorquin, etc.) ou des paysans de Provence plus à lintérieur des terres. Provenance : Mention dans une ancienne fiche dune lettre manuscrite jointe (aujourdhui absente de lalbum) portant l'en-tête du Musée de la Marine, signée V. Chot, alors directeur dudit musée, et datée du 2 juin 1971, attestant de l'attribution à Antoine Roux : "L'examen de ces originaux m'a convaincu de l'exactitude de l'attribution à Antoine Roux et j'ai eu grand plaisir à étudier ces sujets si variés et si curieux ». Les aquarelles dAntoine Roux de ce format passent régulièrement sur le marché, avec des résultats individuels se situant entre 1 000 et 5 000 . Cependant, un tel album réunissant 25 uvres, avec des sujets aussi variés, est très rare sur le marché. Ensemble dune qualité exceptionnelle et en parfaite condition. Liste des uvres : 1. Vue des trois Isles de la rade. Marseille. 2. Vue de lentrée du port de Marseille prise de dehors. 3. Vaisseau de 74 canons. Au plus prêt. 4. Vue de la rue de la Canebière prise de dessus leau. 5. Frégate au plus prêt. Révolutionnaire. Brig en pane. Satellite. 6. Vaisseau de canons. Visitant ses agrès. [Pavillon anglais]. 7. Vue de la rue de la Canebière. Marseille. 8. Frégates courant vent largue. 9. Pêcheurs catalans parant leur palangres. 10. Canare. Bâtiment de lIsle Mayorque en quarantaine à lentrée du Port de Marseille. 11. Les voiles au sec. Frégate idem. En armement. 12. Algériens et Grecs marins. 13. Bateau de commerce catalan. 14. Bergère et berger de Provence en vue du Fort Notre Dame de la Garde. 15. Pinque savoyard. Bateau pêcheur catalan. Bombarde espagnole. 16. Polacre autrichienne. Pinque savoyard. 17. Pêcheur palangrier provençal. Catane et catalan pêcheur. 18. Felouque courant largue. Goélette américaine. Largue. 19. Paysan de Provence. Pêcheur catalan. 20. Marins de Mayorque et Catalogne. Marin de lisle de Corte. 21. Restaurant dit le Château Vert aux environs de Marseille. 22. Paysans de Provence. 23. Femmes du Dept des Hautes Alpes. Paysan de Provence. 24. [Poste-Service Delyon à Marseille]. 25. Femmes dArles en Provence. Sur le Rhône. 1 vol. 4to oblong (383 x 274 mm.) with : 25 original watercolors (ca. 210 x 295 mm.) pasted down, captioned in gray pencil (slight angular stains due to pasting, very vivid colors). 19th century full wine-leather morocco, smooth spine decorated with cold-stamped decoration, boards decorated with cold-stamped vegetal decoration with a Greek divinity on a raft in the center. (Dobson, London). (Some of the watercolors are slightly yellowed, a few smudges and traces of glue). A sumptuous collection of 25 original watercolors by Mathieu Antoine Roux (1799-1872), recognized as the great painter of the Roux dynasty, whose works can be found in the collections of the greatest international museums (Peabody Essex Museum in the USA, Musée de la Marine in Paris, for example). This famous dynasty of French marine painters gave ship portraits their letters of nobility. It was in the early 18th century that Joseph Roux l'Ancien settled in Marseille to set up a hydrography store, under the sign A la boussole couronnée, but it was his son, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), who first realized that, with the same technique and imagination, it was possible to draw something other than nautical charts. Boats, for example. Working day and night to paint and draw the plans and harbors of the Mediterranean for the Duc de Choiseul, Minister of the Navy, he did not neglect family life, however, and bore his wife eight children, all of whom were born, so to speak, with a nautical chart and a paintbrush in their hands. Individual adventure turned into enterprise. His son, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835), is known as the creator of the French ship portrait genre, as marine painting had previously consisted mainly of depictions of large battle scenes or storms, without any real knowledge of naval architecture or desire to leave an image of a particular ship. Antoine Roux, immersed from childhood in the atmosphere of the port of Marseille and familiar with sailors, knew perfectly well how to differentiate between the different types of ships. At the same time, he received advanced training in drawing and painting, which he completed in Italy, where the family went into exile during the Revolution, and where the painter benefited from invaluable advice on watercolor technique: which enabled him to give his paintings a distinctly more artistic character, without losing any of his precision. On his return to France under the Directoire, he gained considerable renown in this new genre of ship's portrait, with orders pouring in from shipowners, French and foreign captains and sailors who wanted a representation of their ship, usually in the harbor of Marseille. During the blockade of 1806, Marseille privateers commissioned him to depict their exploits, as did American captains during the Anglo-American War of 1812 (which explains the fame and presence of Roux's work in American museums, such as those in Salem and Seaport). His eldest son, Mathieu Antoine (1799-1872), to whom we owe this notebook, learned everything from his father, and their styles are very similar: the same quality of drawing and colorization, the same attention to detail in the depiction of the ship. We also find in the son's work a compositional characteristic present in the father's: in a portrait, the ship is represented in two gaits, in the foreground on the port or starboard beam, and in the background, sailing close-hauled on a different course. After his father's death in 1835, he took over the store with his younger brother François Geoffroy, while the second of the children (Frédéric) moved further north. His reputation among shipowners and sailors was as high as that of his father's, and this is fully justified by the present notebook, which consists of portraits of different types of ships, 74-gun vessels, a three-decker, frigates, brigs and other feluccas, polacres and pinques of various nationalities. There are also depictions of Marseille, its harbor, port and canebière. Other drawings depict fishermen and sailors from the Mediterranean (Greeks, Catalans, Algerians, Majorcan, etc.) or farmers from Provence further inland. Provenance: Mention in an old card of an attached handwritten letter (now missing from the album) on the letterhead of the Musée de la Marine, signed V. Chot, then director of the said museum, dated June 2, 1971, attesting to the attribution to Antoine Roux: Examination of these originals has convinced me of the accuracy of the attribution to Antoine Roux, and I have taken great pleasure in studying these varied and curious subjects. Watercolors by Antoine Roux in this format regularly come to market, with individual results ranging from 1,000 to 5,000. However, such an album of 25 works, with such varied subjects, is very rare on the market. Set of exceptional quality and in perfect condition. List of works : 1. View of the three islands in the harbor. Marseille. 2. View of the entrance to the port of Marseille taken from outside. 3. 74-gun vessel. As close as possible. 4. View of rue de la Canebière from above the water. 5. Frigate in close-up. Revolutionary. Brig en pane. Satellite. 6. Gun ship. Visiting its rigging. [English flag]. 7. View of the rue de la Canebière. Marseille. 8. Frigates running downwind. 9. Catalan fishermen setting their longlines. 10. Canare. Isle Mayorque ship in quarantine at the entrance to the Port of Marseille. 11. Sails dry. Frigate idem. Fitting out. 12. Algerian and Greek sailors. 13. Catalan merchant ship. 14. Shepherdess and shepherd from Provence in view of Fort Notre Dame de la Garde. 15. Savoyard pinque. Catalan fishing boat. Spanish bombard. 16. Austrian polacre. Savoyard pinque. 17. Provençal longline fisherman. Catania and Catalan fisherman. 18. Felucca with wide current. American schooner. Largue. 19. Provence peasant. Catalan fisherman. 20. Sailors from Mayorque and Catalonia. Sailor from the isle of Corte. 21. Restaurant known as the Château Vert near Marseille. 22. Peasants of Provence. 23. Women of the Hautes Alpes Dept. Peasant of Provence. 24. [Poste-Service Delyon in Marseille]. 25. Women of Arles en Provence. On the Rhône.
35 000,00 €